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Isabella d’Éloize Perron, Révélation Radio-Canada en musique classique 2020-2021

Violoniste virtuose et charismatique dont la présence sur scène est époustouflante, Isabella d’Éloize Perron, la Révélation Radio-Canada en musique classique, se distingue par sa grande maturité musicale et sa personnalité unique. Elle a commencé le violon à 2 ans et a donné ses premiers concerts dès l’âge de 5 ans. Plusieurs fois soliste avec orchestre, elle s’est produite avec l’Orchestre métropolitain et l’Orchestre à cordes I Musici avant l’âge de 10 ans.

Isabella d'Éloize Perron interprète Tango étude no 3 d'Astor Piazzolla

De 2010 à 2017, elle a étudié au Conservatoire de musique de l’Université de Mount-Royal, en Alberta. Durant cette période, elle a remporté de nombreux prix et distinctions, dont les premiers prix du National Music Festival, celui du Concours de musique du Canada et celui du Concours OSM en 2016. Isabella d’Éloize Perron collabore également avec le Vancouver Symphony, le Calgary Philharmonic Orchestra, le Lethbrige Symphony et plusieurs orchestres de chambre.

Voilà pour le résumé biographique. Faites plus ample connaissance avec la Révélation Radio-Canada en musique classique 2020-2021 en consultant le questionnaire ci-dessous.

Qu’est-ce que ça représente, pour vous, être Révélation Radio-Canada?

Que la passion et l’amour qui me dirigent dans cette profession de musique ont été remarqués! C’est un encouragement énorme pour moi, j’en suis très touchée! C’est un privilège que d’avoir la chance de partager et de propager cette musique qui nous réunit tous et nous tient à cœur.

Quel est le premier concert auquel vous avez assisté? Quel souvenir en gardez-vous?

À 10 jours, mon père jouait une sonate de Brahms au violon. Je me souviens bien d’être dans les bras de ma mère.

Quelles sont vos passions, en dehors de la musique?

La cuisine, la philosophie, la nature, l’art et les animaux (particulièrement les chats et les chevaux).

Parlez-nous de votre ville ou village d'origine. En quoi cet endroit a-t-il influencé (ou pas) votre création?

Je suis née en Floride (West Palm Beach) et j’ai vécu là-bas jusqu’à l’âge de 5 ans. Ma mère enseignait au conservatoire, alors je l'accompagnais dans ses cours, et je prenais mes siestes dans sa boîte de violoncelle. Elle jouait souvent en concert; j’ai beaucoup de beaux souvenirs de cela. Ma mère pratiquait aussi tard le soir, alors j’avais toujours la musique de son violoncelle à l’oreille, tellement que le lendemain matin, je chantais ce qu’elle jouait dans mon sommeil.

Quelle chanson ou quelle œuvre auriez-vous aimé avoir écrite, et pourquoi?

Il y en a trop… Mais une qui me fascine particulièrement, c’est le Quintette pour cordes en do majeur de Schubert. C’est une œuvre que je redécouvre constamment. On dirait que toutes les émotions humaines imaginables cohabitent dans ce chef-d’œuvre. Les mélodies et les harmonies sont divines.

Quelle chanson ou quelle œuvre ne vous lasserez-vous jamais d’entendre, et pourquoi?

I Wish I Knew How It Feels to Be Free, de Nina Simone. La version en concert. Cette femme est une grande inspiration pour moi, et sa prestation me touche profondément chaque fois que je l’écoute. Elle chante la vérité, et joue l’amour.

Si vous pouviez prendre un verre avec une personnalité de la musique, morte ou vivante, qui choisiriez-vous?

Franz Schubert, et Jacob Collier.

Racontez-nous votre premier engagement rémunéré en tant qu’artiste.

Un concerto pour violon de Vivaldi comme soliste invitée de l’orchestre de chambre I Musici sous la direction de Yuli Turovsky, à la salle Oglivy à Montréal. C’était en 2007, et j’avais 7 ans.

Si votre musique était un mets, que mangerait-on?

Quelque chose qui s’accorde bien avec un vin rouge corsé.

Quelle est votre plus grande fierté?

La fois où je me suis prouvé à moi-même que je peux non seulement jouer du Paganini, mais que je peux apprendre un de ses concertos en deux semaines, juste à temps pour le concert! Bien sûr, je n’avais pas le choix, mais je pense que c’est là que j’ai réalisé le pouvoir de la pratique intelligente, et surtout de la patience!

Quel conseil donneriez-vous à l’enfant que vous étiez?

Aime-toi, ne t’inquiète pas de ce que les gens pensent, applique-toi un peu plus à l’école, essaie de te faire plus d’amies (et non seulement des copains), laisse ta mère tranquille des fois et calme-toi un peu.

Qu’aurait-on de la difficulté à croire à votre sujet?

Que pendant plusieurs années, j’ai voulu rester hors de la portée du soleil le plus possible, comme un vampire!