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Carl Mayotte, Révélation Radio-Canada en jazz 2020-2021

Déjà à 16 ans, Carl Mayotte jouait dans les bars de la région de Québec. Le bassiste et compositeur, qui est la Révélation Radio-Canada en jazz, est maintenant détenteur d’un baccalauréat en interprétation jazz de l’Université Laval ainsi que titulaire d’une maîtrise de la Faculté de jazz de l’Université McGill.

C’est en 2015 que Carl a formé le trio Nouvelle R avec le guitariste Sylvain St-Onge et le batteur Olivier Bussières. Le groupe a rapidement fait paraître un premier album, L’emporte-pièce, où il n’a pas hésité à intégrer des influences musicales traditionnelles d’outre-mer et nord-américaines. En 2018, le trio a récidivé en proposant Sénescence, un album à l’atmosphère contemplative. En plus de s’impliquer au sein de Nouvelle R, Carl a poursuivi son exploration musicale au sein du Carl Mayotte Fusion Quintet, mêlant allègrement jazz, rock, funk et musiques du monde. En 2019, épaulé par son quintette, il a fait paraître l’album Fantosme, coréalisé par Michel Cusson, qui a reçu un accueil favorable de la critique.

Voilà pour le résumé biographique. Faites plus ample connaissance avec la Révélation Radio-Canada en jazz 2020-2021 en consultant le questionnaire ci-dessous.

Qu’est-ce que ça représente, pour vous, être Révélation Radio-Canada?

C’est un des honneurs les plus marquants de ma jeune carrière. Cela fait plusieurs années que je suis les nominations et que j’espère avoir la chance d’être nommé à mon tour. Le fait de recevoir ce titre est pour moi une forme de réussite, voire de respect de la part de mes pairs. De plus, je vois plusieurs occasions artistiques et professionnelles qui pourront plus facilement se réaliser grâce à tout ceci.

Quel est le premier album que vous avez acheté?

L’album Lateralus, du groupe de métal progressif Tool, et Pork Soda, du groupe Primus.

Quel est le premier concert auquel vous avez assisté? Quel souvenir en gardez-vous?

Celui dont je garde le plus de souvenirs réels et qui m’a vraiment marqué est un concert du groupe Dream Theater lorsque j’avais 13-14 ans. J’en garde surtout le souvenir de m’être dit que je voulais faire cela dans la vie.

Parlez-nous de votre ville ou village d'origine. En quoi cet endroit a-t-il influencé (ou pas) votre création?

Je viens de la ville de Québec, et j’y habite encore à temps partiel. En fait, ce qui m’inspire le plus dans la vie est la nostalgie, et cette ville me rend très nostalgique. Que ce soient ses rues, ses forêts ou même ses arénas, elle me rend très inspiré. De plus, son milieu culturel ainsi que ses musiciens font partie de mes gènes musicaux, moi qui ai étudié longtemps à Québec et qui y joue encore très souvent.

Quelle chanson ou quelle œuvre auriez-vous aimé avoir écrite, et pourquoi?

J’aurais aimé avoir écrit l’album L’Heptade, d’Harmonium, surtout la pièce Comme un sage, car ce disque est, à mes yeux, une œuvre phare du 20e siècle en raison de sa richesse musicale, de son énergie symbiotique qu’on entend à travers les musiciens, et surtout parce qu’il marque une grande époque musicale au Québec. J’aurais aussi voulu avoir composé la pièce Have You Heard, de Pat Metheny, parce que pour moi, cette composition est parfaite.

Quelle musique serait-on surpris d’apprendre que vous écoutez?

Je tente d’écouter le plus de styles possible, et je ne veux surtout pas me mettre de barrières. Cependant, j’adore la musique pop, et surtout, la chanteuse néo-zélandaise Kimbra. Elle est pour moi un génie de la pop actuelle.

Si vous pouviez prendre un verre avec une personnalité de la musique, morte ou vivante, qui choisiriez-vous?

J’hésite entre Jaco Pastorius, Wayne Shorter et Stevie Wonder.

Racontez-nous votre premier engagement rémunéré en tant qu’artiste.

J’ai commencé à jouer du blues dans les bars à l’âge de 16-17 ans. Je dois dire que c’était vraiment lors de ces débuts que j’ai le plus appris sur le fait d’être professionnel, et j’y ai vécu de biens drôles d’histoires avec des clients pas toujours à jeun.

Quelle est votre plus grande fierté?

D’avoir mis au monde mon premier album et de l’avoir fait avec des gens de Québec et de Montréal, ce qui est rare aujourd’hui. D’avoir travaillé cet opus avec des légendes comme Michel Cusson, Luc Boivin et Jean-Pierre Zanella, et surtout, d’avoir fait cela avec mes amis.

Qu’est-ce qui vous fait rire invariablement?

Un épisode de Family Guy et un bébé castor.

Qu’est-ce qui vous fait inévitablement pleurer?

Plusieurs pièces de musique classique, comme le Lacrimosa de Mozart, et des films tels que Il était une fois dans l’Ouest et La liste de Schindler.

Qu’aurait-on de la difficulté à croire à votre sujet?

Que je sais danser un cha-cha-cha de manière décente.