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Marc Hervieux rencontre Michel Tremblay, auteur de Nelligan

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Frédéric Cardin

À l’occasion de la présentation de l’opéra Nelligan d’André Gagnon et Michel Tremblay au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal, l’animateur Marc Hervieux, qui y tient le rôle du poète en fin de vie, recevait le célèbre auteur à son émission lyrique La dolce vita, le samedi 25 janvier à 10h (en reprise le lundi 27, 13h30) sur ICI Musique classique.

Une rencontre amicale où l’on parle des choix musicaux de l’auteur, de son rôle de librettiste et de la place de la musique classique dans ses oeuvres littéraires. Et, bien entendu, des confidences uniques sur Nelligan (“J’avais dit à André : je vais choisir le vocabulaire le plus simple possible pour pas qu’on pense que je veux faire du Nelligan, je ne suis pas un poète”)! 

Un moment de radio mémorable.

La dolce vita : Marc Hervieux reçoit Michel Tremblay
La dolce vita : Marc Hervieux reçoit Michel Tremblay

Diffusion :2020-01-25

Audio

Michel Tremblay : passionné musical à sa façon!

Dans une entrevue réalisée il y a quelques années*, Michel Tremblay disait cette chose en apparence surprenante :

je suis ignorant en matière musicale. Je ne connais rien aux notes et aux partitions, et ne veux rien connaître (ce qui choque André Gagnon!). Je préfère que la musique reste un mystère et un émerveillement.

Auteur

C’est cela que l’on ressent de Michel Tremblay quand il est question d’écoute musicale : un lien, très viscéral, qui se nourrit à l’émotion directe créée par les mélodies et les interprétations. Il adore Tino Rossi qui chante Bizet, un choix tout sauf puriste (!), il préfère les méchants dans les opéras, leur trouve plus de richesse de caractère, contrairement aux héros qu’il trouve soit benêts ou insipides.

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Extraits vidéo de Nelligan, présenté au Théâtre du Nouveau Monde (disponible vendredi matin)

Dans son livre Douze coups de théâtre**, un recueil de souvenirs personnels, il y a cette description fabuleuse de l’état d’esprit dans lequel il se sent plongé en écoutant Tristan et Yseult de Wagner : 

Je suis mort comme Yseult autant de fois que j’ai écouté le prélude au premier acte et le fameux Liebestod. Après la mort d’Yseult (la mienne!), la musique s’éteignait doucement, les flots de la mer de Cornouailles submergeaient tout avec une lenteur que je trouvais insupportable mais délicieuse… J’avais nettement l’impression de glisser sur le dos, un peu comme Ophélie (personnage de Hamlet de Shakespeare), mais dans une eau salée et houleuse qui remplissait ma bouche, mon nez, mes oreilles jusqu’à l’étouffement final.<br>

Auteur

Quelle puissance évocatrice! Michel Tremblay et la musique, ça ne peut que donner du grand art.

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* “Portrait d’un passionné : Michel Tremblay”, Revue québécoise d’art lyrique, no 12, Été 2017, p.21

** Tremblay, Michel, “Tristan une Isolde”, dans Douze coups de théâtre, Montréal, Leméac, 1992, p.191