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Adieu Monique Leyrac : son parcours en 10 vidéos

Née Monique Tremblay, elle ne se destinait pas à la chanson. Pourtant sa carrière s’est échelonnée sur 4 décennies. Monique Leyrac vient de nous quitter dimanche, le 15 décembre 2019, à l’âge de 91 ans. Elle a beau avoir été absente de la scène pendant un quart de siècle, elle reste inoubliable.

Dernier retour sous les projecteurs pour la diva des années 60.

Les nouveaux mariés sont nombreux à avoir dansé sur cette chanson; c’en est d’ailleurs devenu un cliché. Impossible de penser à Monique Leyrac sans se mettre à fredonner Pour cet amour.

Monique Leyrac grandit dans une famille pauvre à l’ère du krach de 1929. « Je n’ai jamais voulu être chanteuse; je voulais être comédienne. C’est un accident. J’ai chanté, on m’a engagée. Le public a applaudi et j’ai continué ! ». À 15 ans, elle obtient un rôle dans un radio-théâtre, puis sa vie bascule. Sous peu, c’est le cinéma. On la voit dans Les lumières de ma ville en 1950. Elle y chante notamment Bon pied, bon œil aux côtés de Paul Berval.

Elle fait ses classes Au Faisan Doré à Montréal et auprès d’Aznavour, puis part à la conquête du monde. En 1965, elle participe au Festival International de la chanson de Sopot en Pologne. Elle y rafle les honneurs avec Mon pays, de Gilles Vigneault.

Son étroite collaboration avec Vigneault n’est pas née à Sopot. Il avait contribué, avec Claude Léveillé, à tous les titres du premier album de la chanteuse. Plus tard, elle reprendra aussi sa célèbre Manikoutai.

Dans les années 1960, Monique Leyrac est invitée aux grands rendez-vous de la télé : Ed Sullivan, Perry Como et Rolf Harris (BBC). Elle passe aussi sur de nombreux plateaux en France. On la voit ici en 1968, badiner avec l’animatrice, puis interpréter Plus jamais, de Claude Trenet (le frère de Charles) et Roger Dumas.

Monique Leyrac dit qu’elle a toujours chanté comme une comédienne. Chaque chanson est un petit sketch pour elle. En fait foi cette prestation incarnée de C’est toute une musique à la télévision française en 1969.

L’interprète se forge une réputation de chanteuse à textes. Elle met son talent au service des poètes. Au milieu des années 1970, elle collabore avec André Gagnon pour un spectacle dédié à Émile Nelligan. Un album suivra; on y trouve entre autres le célèbre Soir d’hiver.

Dans les années 80, les spectacles thématiques se succèdent. Parmi ceux-ci : Félix Leclerc, dont elle a toujours chanté au moins une chanson ou deux par spectacle, dit-elle. Elle sera une des premières voix québécoises à reprendre un de ses plus célèbres titres, Le petit bonheur.

Monique Leyrac se targue aussi d’avoir incité Luc Plamondon à faire carrière en tant que parolier. Au début des années 1990, elle lui fait verser quelques larmes lors d’un hommage télévisé où elle interprète a cappella C’est ici que je veux vivre.

La soixantaine venue, la passion du métier s’étiole. Elle arrête de chanter et se retire en Estrie, où elle se concentre sur son jardin. On lui décerne, malgré sa retraite, le prix Lucille-Dumont pour l’ensemble de son œuvre en 2012 et le prix Denise-Pelletier des arts de la scène en 2013. Voici l’hommage qu’on lui a rendu et sa réaction.