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Palmarès 2019 : les 50 meilleurs albums de l’année

Ils nous ont bercés, fait danser ou émus, peu importe, ils sont de grands disques, à la production impeccable, et ils traverseront le temps pour revenir souvent dans nos oreilles. Voici la liste de nos 50 meilleurs albums de l’année.

Palmarès de l'année : bandeau chanson pop.

Pierre Lapointe – Pour déjouer l’ennui
Pour déjouer l’ennui, c’est de la douceur musicale comme jamais Pierre Lapointe ne nous en a offert dans ses sept albums précédents. Il y a bien, ici et là, des éclats de soleil, mais les mots et les musiques se veulent surtout mélancoliques. Et la voix de Lapointe : jamais elle n’a été aussi belle et maîtrisée. Peu d’artistes arrivent à signer autant d’albums d’une qualité aussi irréprochable dans une même carrière. Pierre Lapointe est dans une classe à part.

Bleu Jeans Bleu – Perfecto
Perfecto, troisième opus de Bleu Jeans Bleu, c’est beaucoup plus que le succès Coton ouaté. Tout l’album est non seulement rythmé et joyeux, mais Mathieu Lafontaine, alias Claude Cobra, prouve encore une fois son immense talent d’auteur-compositeur-interprète. Savant mélange de folk, de pop, de samba, de disco, de funk et de rock, Perfecto est un disque sérieusement comique qui nous rappelle que nous sommes « toujours jaloux lorsque le parfum de grill vient pas de chez nous »

Évelyne Brochu – Objets perdus
Sur Objets perdus, nous ne faisons pas la rencontre d’une comédienne qui s’improvise chanteuse, mais bien d’une artiste complète qui possède aussi le chant dans sa longue liste de talents. Accompagnée de son ami et complice Félix Dyotte, Évelyne Brochu propose un magnifique premier album de chanson d’une désarmante simplicité. Léger et apaisant comme une brise d’été.

Michel Rivard – L’origine de mes espèces
Il n’y a que des artistes de la trempe et avec le bagage d’un Michel Rivard pour signer une œuvre aussi atypique et splendide que L’origine de mes espèces. Un album intimiste, de loin le plus personnel de Rivard. À travers sa quête identitaire et ses magnifiques pièces à l’instrumentation minimaliste, il parvient à faire resurgir en nous notre propre histoire.

Patrick Watson – Wave
Sur son sixième album, l’atmosphère musicale dans laquelle nous entraîne Watson est feutrée et enveloppante. L’ensemble de l’œuvre est plus homogène que sur les disques précédents. Ses textes sont plus directs qu’à son habitude, et les musiques, encore une fois, d’une saisissante beauté. Patrick Watson à ce don de nous chavirer.

Artistes variées – La Renarde : sur les traces de Pauline Julien
Erika Angell, Émilie Bibeau, Isabelle Blais, Fanny Bloom, Sophie Cadieux, France Castel, Frannie Holder, Louise Latraverse, Amélie Mandeville, Klô Pelgag, Queen Ka et Ines Talbi interprètent, récitent ou chantent avec délicatesse, bienveillance et (de toute évidence) fierté les textes et les chansons qui font partie de l’œuvre de Pauline Julien. C’est tantôt intense, tantôt sobrement livré, mais à tout coup, l’émotion passe dans la beauté et le sens des mots. Un album tout aussi essentiel que le spectacle duquel il découle.

Jesse Mac Cormack – Now
Le premier album complet de Jesse Mac Cormack démontre toute l’étendue de la créativité du musicien montréalais. On écoute Now comme on traverse le désert des Mojaves : fasciné par la puissance, par la singularité et par la beauté de paysages musicaux plus grands que nature. Un disque de haut calibre.

Bon Enfant – Bon Enfant
Daphné Brissette délaisse un instant sa formation Canaille, le banjo et les mélodies bluegrass pour les claviers et une facture résolument rétro-pop. La chanteuse et sa bande (Guillaume Chiasson, Étienne Côté, Mélissa Fortin et Alex Burger) proposent un condensé de chansons qui restent accrochées à nous dès la première écoute. Une première offrande sans faille qui laisse présager de bien belles choses pour la suite. (NDLR La chimie opère aussi sur scène.)

Fredric Gary Comeau – The Glimmer
Encore une fois, Gary Comeau a pris son temps pour fignoler, avec passion, ses textes et nous pondre des mélodies qui ont le potentiel d’être des classiques instantanés. Avec des thèmes comme le deuil et les déceptions de la vie, The Glimmer est un disque remuant, fort et absolument magnifique. Dès la première écoute, on ne peut faire autrement que songer à la prochaine.

Alex Nevsky – Chemin sauvage
Des collaborations nombreuses, avec la gang d’Alaclair Ensemble, entre autres, permettent à Nevsky de se garder dans le coup et de signer un autre très bon disque. De la pop habilement construite, qui se démarque par la signature sonore distinctive d’Alex Nevsky et des musiciens talentueux qui l’entourent. Il y a, sur Chemin sauvage, une certaine lourdeur musicale qui fait du bien à entendre chez le chanteur.

Palmarès de l'année : bandeau musique classique.

Pentaèdre – Mozart : quintettes dédiés à Haydn
L’influence de la rigueur structurelle de Haydn, bonifiée par la douce effervescence de l’esprit mozartien. Transformer des quatuors à cordes en quintettes à vent n’est pas une mince affaire, mais Pentaèdre y parvient pourtant. Comme si Mozart avait écrit lui-même ces partitions pour les cinq instruments, ici superbement joués. Du grand bonheur musical d’une légèreté à la fois bienfaisante et intellectuellement nourrissante.

Cameron Crozman – Cavatine
La Révélation Radio-Canada 2019-2020 en musique classique nous révèle, sur Cavatine, son amour du répertoire français de la première moitié du 20e siècle. Accompagné de l’exceptionnel pianiste Philippe Chiu, et grâce à l’impressionnante vivacité et l’irréprochable précision de ses coups d’archet, Cameron Crozman transmet toute l’essence de la musique moderne française.

Marie-Nicole Lemieux – Mer(s)
Sur Mer(s), la contralto Marie-Nicole Lemieux nous entraîne dans son sillage sur des océans sonores fascinants. Une musique qui ondule, clapote et jaillit toujours avec une puissance voluptueuse, jamais abrupte ou cinglante. Un voyage fabuleux où l’on se laisse guider par les courants dominants des somptueuses lignes mélodiques et la voix, généreuse et magnifique, de Marie-Nicole Lemieux.

Philippe Sly – Winterreise
Le baryton-basse Philippe Sly et l’ensemble Chimera Project n’offrent rien de moins qu’une réécriture du Winterreise de Shubert et des poèmes de Müller. À mi-chemin entre la musique et le théâtre, cette version hypnotique et surprenante insuffle une nouvelle vie à ce chef-d’œuvre.

Charles Richard-Hamelin – Chopin : ballades et impromptus
Chopin : ballades et impromptus réussit le tour de force de nous faire redécouvrir Chopin, pourtant joué des millions de fois. De l’instinct musical, celui de Charles Richard-Hamelin, dans ce qu’il a de plus juste et de plus communicatif. Il réalise une fusion immersive avec l’esprit de Chopin (et sa musique bien sûr), et il nous invite à en faire partie.

Alain Lefèvre – My Paris Years
My Paris Years, c’est la trame sonore des années qu’a passées le pianiste à Paris, une première fois dans sa petite enfance et une deuxième pour parfaire ses études de piano à l’âge de 17 ans. Debussy, Ravel, Satie, la meilleure musique pour piano française du 20e siècle interprétée avec la touche musicale soignée de Lefèvre. Une invitation à un voyage lumineux au bout de la mémoire.

Palmarès de l'année : bandeau jazz blues soul.

Dominique Fils-Aimé – Stay Tuned!
La Révélation Radio-Canada 2019-2020 en jazz nous a offert avec Stay Tuned!, deuxième disque d’un triptyque, un album important tant dans sa sensibilité que dans l’intelligence de son propos. Un disque portant sur la liberté, la révolte et la place de la femme dans nos sociétés que l’on peut qualifier, sans gêne, de grandiose.

Orchestre national de jazz de Montréal – Mystic Mind
Les musiques du compositeur et tromboniste Jean-Nicolas Trottier s’animent ici magistralement dans un voyage inspiré et inspirant mené par un groupe élite. Une musique savante, à la fois écrite et improvisée, où Trottier s’amuse avec des thèmes et des motifs dont il fait permuter les textures, les reflets et les éclats selon leur passage dans les différentes sections de l’orchestre. À écouter attentivement.

Yannick Rieu – MachiNations
Le saxophoniste Yannick Rieu nous transporte dans un univers sonore franchement dépaysant. Échantillonnages, textures électroniques, échos de musiques traditionnelles de partout dans le monde : MachiNations est avant tout un album d’ambiances. Un disque aussi déroutant que splendide.

L’Oumigmag – Habitant
Le deuxième album de la formation L’Oumigmag offre un savant et audacieux mélange de jazz, de trad et de musique contemporaine. Voilà un disque double aux musiques organiques, vivantes, qui lient l’amour de la collectivité, du peuple et son histoire aux mélomanes autant qu’aux musiciens. Une très grande œuvre.

Matt Andersen – Halfway Home by Morning
Un incontournable de la scène blues canadienne, l’auteur-compositeur-interprète de Perth-Andover, au Nouveau-Brunswick, nous présente un musclé dixième album. De la beauté de la pièce Something to Lose (en duo avec la chanteuse Amy Helm) aux cuivres enveloppants de Give Me Some Light en passant par le mariage réussi de l’orgue et la guitare électrique de The Bed I Made, Halfway Home by Morning est un spectaculaire plongeon dans la chaleur des musiques soul, R’n’B, blues et folk américaines.

Yves Léveillé – Phare
Le huitième album d’Yves Léveillé se veut plus agité qu’à l’habitude, mais toujours aussi empreint de sagesse, de poésie et d’inspiration. Phare est un album impeccable, et surtout très accessible. Léveillé reste un compositeur humain, humble, attaché à la poésie du geste, à la noblesse du son et à l’authenticité des émotions : un phare dans le paysage du jazz canadien.

Rafael Zaldivar – Consecration
Une impression de démarche exploratoire se dégage de Consecration, la plus récente production de Rafael Zaldivar. Loin d’être un album de jazz latin typique, ce disque est un tour de force en matière de créativité et parvient à renouveler le genre. À écouter attentivement.

Pulsart Trio – Élévation
Élévation, du groupe de Québec Pulsart Trio, offre de savoureux paysages sonores bien ramassés et éclatés. Une exploration en plein ciel de neuf compositions très groovy. C’est un jazz où, dans une solide structure rythmique, l’improvisation a vraiment la part belle. Un voyage cosmique à votre portée!

Palmarès de l'année : bandeau instrumental.

Tambour – Constellations (ou comment arrêter le temps)
Arrêter le temps… voilà qui semble impossible. Pourtant, il y a quelque chose qui ralentit, qui change autour de nous à l’écoute de cette œuvre splendide de Tambour (Simon P. Castonguay). Des crescendos doux qui émeuvent. Une bienfaisante lenteur, portée par la sensibilité d’un compositeur d’exception. Constellations est un disque important, dans lequel il faut se plonger aveuglément. On en sort avec un regard neuf, amoureux, sur notre univers et le monde qui nous entoure.

Flore Laurentienne – Flore Laurentienne vol. 1
Le premier album de Flore Laurentienne (Mathieu David Gagnon, frère de Klô Pelgag) est une épopée instrumentale aussi méditative que dramatique, dont le résultat est intrigant et très cinématographique. On entre dans Flore Laurentienne vol. 1 l’air dubitatif, presque sur ses gardes. Quand on en termine l’écoute, on a pourtant qu’une seule envie : celle d’y retourner, au plus vite. Ce mélange de cordes, de claviers et de bruitages est du très grand art.

Gregory Charles – LEN
Sur son treizième album, Gregory Charles nous présente 10 pièces intenses, composées pour piano et orchestre. LEN se veut un émouvant et respectueux hommage au père disparu. Pianiste et compositeur aguerri, Gregory Charles parvient à redonner du courage et à apaiser les âmes. Un baume au cœur dont il ne faut surtout pas se passer.

Palmarès : bandeau pour genres musicaux musique du monde et trad.

Les Fireflies – Les Fireflies
L’association de deux jeunes musiciennes chevronnées (Louise Vautour-Goguen et Samantha Robichaud) et d’une étoile montante (Christine Melanson), toutes du Nouveau-Brunswick, est pour le moins enivrante. L’union de ces trois puissances trad-folk met le feu au plancher de danse avec ses reels ainsi que quatre pièces chantées, dont trois mélancoliques qui procurent des frissons. Ce grand bonheur musical, qui se décline en 10 pièces, prouve que la scène trad-folk acadienne est entre de très bonnes mains.

Djely Tapa – Barokan
Celle que l’on a connue avec le collectif Afrikana Soul Sister et Révélation 2019-2020 Radio-Canada en musique du monde offre sur son premier album un superbe concentré de chansons aussi réjouissantes que brillantes. Rafraîchissant, entraînant et rythmé, Barokan donne une image positive, riche et créative de l’Afrique, comme le souhaitait Djely Tapa. Un disque à écouter en boucle.

Constantinople et Ablaye Cissoko – Traversées
Il aura fallu attendre quatre ans avant de retrouver sur disque le mariage parfait entre l’ensemble irano-canadien Constantinople et le joueur de kora sénégalais Ablaye Cissoko. Il y a ici une finesse et un souci indéniable des racines musicales de chacun. Harmonieusement, on nous fait faire un précieux voyage à travers les splendeurs de notre humanité.

King Abid – Emerikia
Pour le roi Abid, c’est un deuxième opus foisonnant, festif et sensible. Dans une réalisation impeccable, on trouve un métissage des influences reggae, dancehall, des musiques traditionnelles tunisiennes et des rythmes électros avant-gardistes. Emerikia, c’est le Québec et le Canada qui évoluent, qui deviennent musicalement le monde de demain, aujourd’hui.

Salebarbes – Live au Pas Perdus
Le quintette de feu formé des Acadiens George Belliveau, Jean-François Breau, Kevin Mintyre, Éloi Painchaud et Jonathan Painchaud offre une fête explosive autour du répertoire cajun et acadien. Enregistré devant public au mythique bar-spectacle Les Pas Perdus, aux Îles-de-la-Madeleine, le premier album de ce groupe de vétérans est une véritable petite bombe musicale qui s’écoute le son dans le tapis.

Bandeau hip-hop et électro pour palmarès ICI Musique.

Miro – En retard sur ma vie
Le premier album du comédien, youtubeur à succès et auteur-compositeur-interprète constitue une superbe collection de solides chansons pop/hip-hop/soul/R’n’B. En retard sur ma vie se prend d’une traite et invite à la danse. Fin parolier, Miro nous offre des textes personnels, souvent mélancoliques et bien ciselés. On écoute encore et encore.

Sarahmée – Irréversible
Avec Irréversible, Sarahmée nous offre un véritable album coup de poing. C’est dansant et festif, mais il y a ici un puissant message qui insuffle une bonne dose de confiance en soi. Un inoubliable deuxième disque aux sonorités latines, afro pop, caribéennes et légèrement trap. Il n’y a pas de doute, Irréversible est un grand disque.

FouKi – Zayzay
Artiste pour le moins productif, le rappeur issu du « Plateau Hess », à Montréal, nous offre une autre ambitieuse et superbe production. Koriass, KNLO, Eman et Obia le chef se joignent à FouKi et son comparse QuietMike pour créer une inspirante trame où se mélangent le trap, le reggae et le boombap. Déjà un incontournable, non seulement du « rap queb », mais de l’ensemble de la scène musicale québécoise.

Lydia Képinski – Premier juin remix
Huit artistes, dont CRi, Robert-Robert et Ryan Playground, s’amusent à remixer les huit pièces de l’album Premier juin, de Lydia Képinski. Ces relectures accentuent la noirceur du disque tout en y apportant un côté dansant complètement fou. Une autre superbe réussite pour l’audacieuse et talentueuse Outremontaise. Meilleur que l’album original? Probablement, oui.

KNLO – Sainte-Foy
La palette musicale éclatée du coloré rappeur KNLO rend ce nouvel album imprévisible. Avec des collaborations de VLooper, d’Eman et de Steeve Beezy, Sainte-Foy est un album accessible, réfléchi et tout à fait singulier. KNLO prend assurément son envol comme artiste solo.

Loud – Tout ça pour ça
Difficile de passer à côté de la deuxième offrande du rappeur le plus populaire du Québec. Les fans ne s’entendent pas à savoir si Tout ça pour ça est meilleur ou non qu’Une année record (2017). Chose certaine, il prouve encore une fois qu’il est loin devant la compétition. Les mots sont judicieusement choisis, et Loud s’amuse visiblement à faire flirter son rap avec la pop.

Palmarès des meilleurs albums : genres country, folk et rock.

Émile Bilodeau – Grandeur mature
Émile chante pour toutes les générations, pour raconter sa vision de l’amitié, de la fraternité et du monde avec tous ses petits et grands travers. Et il chante, encore, pour dénoncer, le poing dans les airs, et l’on ne peut que saluer cette belle jeunesse aussi allumée que talentueuse. Un disque et un artiste d’une importance nationale.

Saratoga – Ceci est une espèce aimée
Des textes toujours aussi pleins d’une douce tendresse, du violon, de la harpe, de la flûte et du thérémine : le duo Saratoga signe l’une des plus belles et grandes splendeurs musicales de l’année. Alors que beaucoup d’artistes cherchent à jouer haut et fort, Michel-Olivier Gasse et Chantal Archambault créent une bulle qui force la lenteur et la contemplation. Aussi audacieux qu’important.

Jacques Surette – Marche, marche, marche
Coréalisé par Lisa LeBlanc et Benoit Morier, ce premier album country folk de Jacques Surette surprend par la grande maturité de ce musicien de la Nouvelle-Écosse. Dix chansons aussi simples que touchantes à l’écriture fine, pleine d’humour, sensible et efficace. L'auteur-compositeur-interprète de 19 ans à la voix grave et juste possède tout le talent nécessaire pour s’implanter et perdurer sur la scène musicale canadienne.

Philémon Cimon – Pays
Ce quatrième album de Philémon Cimon est une œuvre unique, splendide et émouvante. Enregistré sur ruban, hors des studios, dans différents lieux, dont l’église de Saint-Joseph-de-la-Rive et la chapelle McLaren de Port-au-Persil, Pays revisite à la fois l’histoire personnelle du chanteur et celle d’un pays encore à nommer. Bouleversant de beauté.

Les sœurs Boulay – La mort des étoiles
Sur La mort des étoiles, Stéphanie et Mélanie cherchent, au creux de leurs guitares et de leurs mots, à nous transmettre une part d’espérance. Elles y arrivent admirablement, non sans nous chavirer, encore une fois. Des thèmes d’une fin du monde annoncée, de la peur de la suite de l’aventure humaine ainsi que des liens familiaux, enveloppés de fabuleux arrangements de cordes. Jamais la musique des sœurs Boulay n’a été aussi contemplative, aérienne et, peut-être, magnifique.

Bellflower – Upside Down
Inclassable, obsédant et inventif, le troisième album de Bellflower brouille les frontières des genres (indie-rock-prog-jazz?) et sculpte son propre style. Ces huit musiciens sont en pleine possession de leurs moyens, et leur bouillonnement créatif arrive à éblouir par de radicaux et savants changements de tempo. Ensorcelant et incontournable.

Chocolat – Jazz engagé
Du beau et du grand délire musical, parfois corrosif, où Chocolat explore et repousse ses propres limites : Jazz engagé pourrait même être le meilleur album du groupe. Une bombe musicale de 21 pièces dans laquelle la bande à Jimmy Hunt mélange le rock’n’roll, le funk et le jazz. Le sceau « Disque de qualité supérieure », peut être apposé sur ce nouveau Chocolat.

Les Cowboys Fringants – Les antipodes
Le dixième album des Cowboys s’ouvre avec L’Amérique pleure, probablement l’une des meilleures chansons du groupe. Après 23 ans de carrière, il faut le faire. Sur Les antipodes, on alterne durant les 10 pièces entre chansons festives et légères, et propos plus engagés et sociaux, entre cynisme et tendresse. Un disque sur le constat triste d’une société divisée à l'extrême, où l’on arrive aussi à nous décrocher un sourire et un peu d'espoir. L’art de perdurer, façon Cowboys Fringants.

Fred Fortin – Microdose
Microdose
, c’est Fred Fortin dans ce qu’il fait de mieux depuis plus de 20 ans : créer des bijoux de chansons audacieuses, pleines d’humour et d’humanité, qui aident à mieux apprécier l’existence. Voilà un véritable concentré de savoir-faire chansonnier, qui ressemble quasiment à une classe de maître. Poétique, maîtrisé et magistral.

Nicolas Gémus – Hiboux
Nicolas Gémus a la jeune vingtaine, il est originaire des Îles-de-la-Madeleine, et Hiboux, son premier album, nous démontre son immense potentiel d’auteur-compositeur-interprète. Ses textes sont franchement bien écrits, sa manière de jouer la guitare est délicate et singulière alors qu’ici la richesse des orchestrations impressionne pour une première offrande. Il n’y a pas de doute, Nicolas Gémus vient de s’installer dans le paysage musical québécois pour longtemps. Un formidable disque dont on ne se lasse pas.

Mat Vézio – Garde-fou
Sur son deuxième album, Mat Vezio nous offre des chansons intenses, portées par un deep folk inspiré et lumineux, parfois presque psychédélique. Ce sont des chansons incarnées, éblouissantes, fabriquées avec un soin et une précision d’artisan. Garde-fou est un bijou d'album et l’on ose même le mot : mémorable.

Guillaume Arsenault – La partie de moi qui tremble
Sixième album pour le musicien et poète de Bonaventure, en Gaspésie. Ici, on reste pantois devant la beauté et la précision de ces 11 chansons rendues avec toute l’émotion calme et pénétrante qu’elles exigent. La partie de moi qui tremble se déploie comme un dévoilement, une découverte, un voyage dans une Gaspésie faite de montagnes de sensibilité et d’un fleuve de lumière, portés par la belle voix douce d’Arsenault.

Palmarès des meilleurs albums : genre jeunesse.

Pour les tout-petits, nous ajoutons une catégorie surprise à notre palmarès de l’année! Des albums qui ont fait le bonheur des enfants, comme des parents, durant la dernière année.

Atchoum et Pépé et sa guitare – Ça promet!
La passion musicale et le plaisir sont évidents sur Ça promet!. Des petits bijoux de chansons accrocheuses, faites sur mesure pour petits et grands. La réalisation inventive du rockeur Ariel Coulombe offre un disque de grande qualité.

Artistes variés – Un pique-nique au soleil
Quelques classiques de la chanson pour enfants côtoient plusieurs compositions originales irrésistibles dans ce conte orchestré par une pléiade de musiciens, dont Jérôme Minière et Ariane Moffatt. Le comédien Bruno Marcil livre une narration nuancée, précise et hilarante. Ici, le dévouement des artistes envers les enfants est réjouissant. Une très belle œuvre.