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Célébrer les 85 ans d’Oliver Jones avec 9 prestations mémorables

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Nathan LeLièvre

Il est né dans le sud-ouest de Montréal, et il est un ambassadeur musical pour le Canada tout entier. Le légendaire pianiste jazz Oliver Jones célèbre ses 85 ans le mercredi 11 septembre. Retour sur son illustre carrière à travers 9 prestations marquantes.

Oliver Jones a fréquemment fait le bonheur des assidus du Festival de jazz de Montréal. Il y était dès la deuxième année de l’événement, en 1981, puis chaque année jusqu’en 1999 en plus de participer à sept reprises au spectacle de clôture. Le voici au Festival en 2004, accueilli par des applaudissements nourris de son public, ouvrant la soirée avec Falling in Love.

Tout a commencé à l’âge de 3 ans. À l’époque, le petit Oliver était déjà capable de reproduire au piano les mélodies qu’il entendait à la radio. Il s’est mis à l’étude du piano classique, notamment avec Daisy Peterson Sweeney, la sœur d’Oscar Peterson qui est devenu avec le temps non seulement un mentor, mais aussi un ami. Les voici qui jouent Just Friends lors d’une première apparition publique commune à vie, trois ans avant le décès de Peterson.

Oscar Peterson aura eu une influence manifeste le style d’Oliver Jones : il fut « sa plus grande source d’inspiration », de son propre aveu. Jones ne décourage d’ailleurs pas les comparaisons. Il reste qu’Oliver s’est aussi inspiré d’autres grands noms, dont Duke Ellington, Nat King Cole et Gershwin, dont il interprète ici un arrangement des plus grands succès.

Entre 1964 et 1980, Oliver Jones s’est installé à Porto Rico, où il a dirigé un orchestre de variété de style calypso. À son retour au Canada, il s’est établi à Montréal, tout en poursuivant des tournées partout dans le monde. Il s’est lié d’amitié avec le contrebassiste Charles Biddle, qui était alors propriétaire du Biddle’s Jazz and Ribs, devenu aujourd’hui le House of Jazz. Le voici justement sur cette scène en 2011, nous interprétant le gospel Hymn to Freedom, saveur Jones.

Dix ans après le retour au bercail, c’est l’essor sur scène : dans les années 1990, il offre plus de 130 prestations chaque année. Le voici au Festival de jazz de Montréal au début de cette décennie prolifique qui interprète Up Jumped Spring.

En tout et partout, Oliver Jones a enregistré 23 albums du début des années 1980 à 2013, en plus de participer à ceux de Ranee Lee, du Montreal Jubilation Gospel Choir et de son collègue de longue date Charles Biddle. Sur ses albums, Oliver Jones ne fait pas que reprendre les standards. Il compose aussi, notamment Tippin’ Home from Sunday School, que voici, tirée de l’album A Class Act, paru en 1991.

Oliver Jones aura annoncé sa retraite deux fois plutôt qu’une. Il l’a fait une première fois au jour de l’An en 2000, alors qu’il était au sommet de son art. Deux ans plus tard, il lui a toutefois pris l’envie de retourner en studio pour compléter un album entamé en 1986, Then and Now, avec le bassiste Skip Bey. Puis au cours des premières années du siècle nouveau, il a cumulé les fonctions de directeur artistique du secteur jazz du Festival de musique de chambre de Montréal et de la House of Jazz, notamment. Il a lancé un nouvel album en 2005, deux en 2006 et un dernier en 2013. La même année, il revient au Festival de jazz de Montréal, en solo, cette fois. Avant le concert, le journal Montreal Gazette a capté une prestation intime de Tenderly.

À l’été 2015, il est victime d’un accident vasculaire cérébral. L’année suivante, il annonce sa deuxième retraite, définitive celle-ci, à l’âge de 81 ans. Le voici en 2016 au Festival de jazz de Port-au-Prince, l’une de ses dernières prestations en carrière, interprétant Green Dolphin Street.

Outre son talent, Oliver Jones est réputé pour son humilité, avec laquelle il a défendu son quartier natal du sud-ouest de Montréal. Il se dit lui-même la preuve qu’on peut connaître le succès malgré des débuts modestes. Pour clore de tour de piste et célébrer tout en douceur, voici donc Oliver Jones qui accompagne une autre Montréalaise : la jazzwoman Coral Egan. Ensemble, ils interprètent le classique de Fain et Kahal, I’ll Be Seeing You.

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