Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

5 musiciennes jazz canadiennes à surveiller

Par
Claudia Beaumont

La saison du jazz bat son plein au pays avec des festivals dans la plupart des grandes villes canadiennes, d’Halifax à Vancouver, en passant par Montréal, Toronto et Edmonton. Nous profitons donc de l’impulsion du moment pour braquer les projecteurs sur la relève d’ici, en particulier les femmes, compositrices et interprètes, qui évoluent dans un milieu encore très masculin. 

Découvrez cinq musiciennes qui marchent dans les pas des Lorraine Desmarais, Christine Jensen, Karen Young ou Marianne Trudel, pour ne nommer qu’elles.

Laura Anglade : le swing juste 

Elle a la voix fraîche, un brin enfantine, mais son interprétation est d’une justesse digne de ses illustres idoles que sont Carmen McRae, Sarah Vaughan et Blossom Dearie. Née à Brousse-le-Château dans le sud de la France, Laura Anglade a grandi aux États-Unis, dans le Connecticut, avant de s’installer à Montréal (la scène jazz y est probablement pour quelque chose). Son premier album, I’ve Got Just About Everything, paru le 21 juin dernier, est assurément son passeport pour le circuit international du jazz. En effet, elle a tout pour elle!

Vidéo : Social Call 

 

Valérie Lacombe : la batteuse prometteuse

Des batteuses jazz qui dirigent leur propre ensemble, ça ne court pas les rues! Pour cette raison, la trajectoire de l’audacieuse fondatrice du Valérie Lacombe Sextet mérite d'être soulignée, mais ce n’est pas tout. Archidouée, la musicienne a obtenu son diplôme du programme jazz de l’Université McGill avec une mention d’honneur, et elle a accompagné des pointures comme Christine Jensen, Kevin Dean, André White, ainsi que Laura Anglade. Valérie Lacombe est également peintre sous le pseudonyme Clarice Hanna Clove. Il faudra porter une attention particulière à la pochette de son premier album, car il est fort probable qu’elle en soit aussi l’auteure.

Vidéo : Farnsworth

 

Dominique Fils-Aimé : le soul humaniste

Le jupon dépasse un peu ici : Dominique est notre Révélation en jazz 2019-2020. Or, bien que nous nous engagions à la suivre de près dans les mois à venir, soyez assurés qu’elle mérite pleinement d’être nommée ici. L’incontestable pertinence de sa démarche artistique, visant à faire connaître les grandes luttes du peuple noir à travers ses chansons, sa voix juste et son timbre suave, son incomparable charisme et ses multiples autres talents (photographie, mode, communication) font d’elle l’une des musiciennes canadiennes actuelles les plus captivantes. Ah! Et elle vient aussi d’être incluse dans la longue liste du prix Polaris pour son album Stay Tuned!.

Vidéo : Big Man Do Cry

Dominique Fils-Aimé - Big Man Do Cry

Beth McKenna : la force du big band

Néo-Écossaise d’origine, Beth McKenna est débarquée à Montréal à l’âge de 17 ans dans un but très précis : être admise au programme de jazz de l’Université McGill. Elle visait juste, car ses études lui ont permis d’intégrer la communauté jazz de la métropole, de joindre des groupes de musiciens étudiants et, par-dessus tout, d’apprendre à composer et à diriger. Ainsi, en 2013, la saxophoniste a fondé son propre grand ensemble : le Beth McKenna Jazz Orchestra (BMJO). Une première au Canada, car celui-ci ne joue que des compositions originales, qu’elle qualifie de jazz-rock cinématographique.

Le BMJO a deux albums à son actif : Start (2015) et Home: Montreal (2017). Il a aussi récolté le prix Opus 2017-2018 du meilleur concert jazz.

Vidéo : Concert du BMJO au Festival international de jazz de Montréal en 2017


Alison Young : le saxophone comme destinée

Alison Young a son premier coup de foudre à 12 ans, lorsqu’elle découvre la musique des big bands. Elle devient instantanément amoureuse du saxophone et supplie ses parents de lui en louer un. Alison sait pertinemment qu’entre elle et l’instrument, ce sera pour la vie. S’ensuivent des études en jazz à l’Université de Toronto, de l’accompagnement de formations jazz, blues, pop et R’n’B, des participations à plus d’une trentaine d’enregistrements, puis la mise au monde de son premier album, So Here We Are, nommé aux Junos en 2019. 

Les derniers mois ont été chargés pour Alison, car elle accompagnait un certain Corey Hart lors sa tournée canadienne, en plus de présenter son propre spectacle aux festivals de jazz de Toronto et d’Ottawa. 

Vidéo : Cecilia & Harry 


Et vous devez aussi connaître :

  • La multi-instrumentiste Angelique Francis, d’Ottawa. Sa voix est un véritable trésor, semblable à celle de Rhiannon Giddens. 

  • Le quintette jazz-swing Misses Satchmo, pour son humour et ses explorations irrévérencieuses de répertoires réputés intouchables.

  • La pianiste et autrice-compositrice torontoise Jenie Thai. Son blues jazzy-pop est extrêmement vivifiant. 

  • La compositrice, chanteuse et pianiste Luce Bélanger, pour les perles de lumière qu’elle nous a offertes avec l’album Géranium

  • Tess McQuade. Eh oui, la petite fille de Winston McQuade qu’on peut voir dans les publicités des lunetteries Greiche & Scaff! Son interprétation d’At Last nous donne très envie d’entendre la suite. Un premier album est en chemin.