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Les 30 meilleures chansons de Robert Charlebois

Par
Mathieu Valiquette

Les récents concerts de Robert Charlebois à la Place des Arts nous ont montré toute la profondeur de son répertoire. Lorsqu’on enchaîne des bombes de la trempe de Dolores, des Ailes d’un ange et d’Entr’ deux joints en levée de rideau comme si on était déjà au rappel, c’est qu’on ne manque pas de chansons fortes. Pour en mesurer l’étendue et pour souligner le 75e anniversaire de naissance du chanteur le 25 juin, nous avons dressé une liste (bien subjective) de ses 30 plus grands morceaux.

La liste d'écoute des 30 chansons :

30- Tendresse et amitié (1974)

Une jolie ballade signée Réjean Ducharme tirée de l’album Charlebois qui nous donne envie d’appeler un être cher pour lui dire que tout va bien aller.

29- Vivre en ce pays (1973)

Sur cette pièce de l’excellent album Solidaritude, Charlebois fait le triste constat que c’est partout pareil. Une rare chanson de cette époque qui parle de pollution.

28- Le violent seul (Chus tanné) (1970)

Un autre texte de Ducharme. On reconnaît parfaitement le cynisme et le désespoir des personnages de l’auteur de L’hiver de force dans ce court brûlot funky.

27- Mourir de jeunesse (1976)

Quand Gilles Vigneault et Robert Charlebois s’associent, ça donne le résultat auquel on peut s’attendre : une chanson empreinte d’une grande beauté.

À découvrir : la musique du film L'agression, signée Robert Charlebois.

26- Cauchemar (1973)

Dans un joual décomplexé, Charlebois chante les déboires d’un lambineux qui a sa belle-mère sur le dos. Un country-rock à saveur hillbilly des plus efficaces dont l’histoire est étonnante.

25- Les ondes (2001)

Après avoir emprunté des chemins plus sinueux au cours des années 80 et 90, Charlebois revient en force avec Doux sauvage, un album intime et dépouillé. Parmi les 13 titres, il y a la délicieuse Les ondes, l’une de ses meilleures compositions en carrière.

24- J’t’aime comme un fou (1983)

Oui, les arrangements de cette pièce signée Luc Plamondon ont un peu mal vieilli et on est loin de la créativité d’une chanson comme Tout écartillé, mais lors de ses derniers concerts à la Place des Arts, c’est le seul morceau durant lequel les spectateurs se sont levés pour danser. Irrésistible.

23- Miss Pepsi (1970)

En duo avec Claudine Monfette (Mouffe), Charlebois énumère avec cynisme les exploits d’une jeune femme parfaite. Le piano de style honky tonk et l’harmonica viennent ajouter une douce saveur western à la pièce.

Le meilleur des années 70

La chanson ose et s'affirme pendant cette décennie pleine d'espoir et de confiance. Après une période où l'on adaptait les succès anglophones, voilà une ère foisonnante de compositions originales aux mélodies d'envergure. Voici les plus grands succès de ces années marquantes. Romantisme, identité, audace : tout y est!

Renée Claude, Offenbach, Pauline Julien, Jacques Brel, Diane Dufresne, Jean-Pierre Ferland, Octobre, Harmonium, Claude Dubois, Fiori & Séguin, Françoise Hardy, Beau Dommage, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.

22- Conception (1972)

Voici une chanson délirante comme seul le Garou original en a le secret. Une histoire de bandits mexicains qui s’entretuent pour gagner le corazón de Conception, et où chaque ligne rime en « onne ». Et quel groove!

21- Madame Bertrand (1969)

Une autre chanson avec Mouffe. Cette fois, un homme et une femme, pour trouver l’âme sœur, s’adressent séparément à Madame Bertrand. Celle-ci est nulle autre que Janette Bertrand, qui tient à cette époque un journal du cœur. Le ton moqueur du duo avec ses R roulés fait sourire à tout coup.

20- Québec Love (1969)

Tirée de l’album homonyme, Québec Love, avec ces références aux magasins Dupuis Frères et Eaton, fait état de façon très colorée de la situation linguistique et sociale du Québec de la fin des années 60. Ce texte audacieux est signé Daniel Gadoua. À notre connaissance, c’est la seule pièce dans le répertoire de Charlebois où on entend de la guimbarde.

19- Je rêve à Rio (1974)

Au cours de sa carrière, le chanteur montréalais démontre maintes fois son intérêt pour la musique latine (Cartier, Samba des canards, Conception, Graziella), mais c’est avec Je rêve à Rio qu’il réussira le mieux son coup. Sur une brillante samba de Michel Robidoux, Charlebois chante de façon convaincante les misères d’habiter le « royaume du calcium ».

18- CPR Blues (1968)

Quand Louise Forestier et Robert Charlebois s’éclatent sur l’une des premières véritables chansons rock québécoises, ça donne des étincelles. Les mots du poète Claude Péloquin servent à merveille cette belle folie.

17- Le mur du son (1972)

Certainement l’une des chansons les plus intenses et grandioses du répertoire du chanteur. Ce texte plein d’espoir de Mouffe donne des ailes à l’interprète sur cette pièce extraite de l’album Charlebois (aussi connu sous le nom de Fu Man Chu).

16- Mon pays (1970)

Une chanson qui débute par « Ça arrive à manufacture les yeux fermés ben dur » ne peut qu'être intéressante. Cette pièce signée Ducharme est l’un des moments forts du spectacle Robert en Charleboisscope. Un funk prolétaire.

15- Marie-Noël (1967)

Ce classique québécois de Noël est écrit par Robert Charlebois et Claude Gauthier. C’est ce dernier qui l’endisquera en premier, en 1965, mais c’est la version de Charlebois qui traversera le temps. Une chanson qui irradie de nostalgie.

14- Te v’là (1969)

Te v’là est une tornade de deux minutes sur un texte poétique, décadent et magnifiquement imagé de Marcel Sabourin. Un blues rock éclatant et du Charlebois pur jus.

13- Demain l’hiver (1967)

Cet hymne aux retraités migrateurs est le premier véritable succès de Robert Charlebois. Le chanteur commence à ajouter de la couleur à ses textes et à son interprétation, et la population québécoise entière peut se reconnaître dans l’énumération des symboles de notre hiver. C’est le pont entre sa période « chansonnier » et celle plus rock des albums qui vont suivre.

12- Entr’ deux joints (1973)

Il est rare qu’on n’entende pas Entr’ deux joints dans un spectacle de Charlebois. Un bon vieux rock and roll à la Jerry Lee Lewis, écrit par Pierre Bourgault, qui montre du doigt l’apathie ou l’indifférence d’une certaine jeunesse face à l’urgence d’agir politiquement.

11- Fais-toi z’en pas (Tout le monde fait ça) (1972)

Une pièce aussi riche musicalement que littérairement, où la prosodie du chanteur et le spleen de Ducharme ne font qu’un. Peut-être la chanson la plus sous-estimée de son catalogue.

10- Sensation (1969)

Félix Leclerc a déjà mis en musique ce poème d’Arthur Rimbaud en 1953. Une quinzaine d’années plus tard, l’élève Charlebois se l’approprie en lui ajoutant une profondeur bouleversante. Sa version sera reprise par Daniel Bélanger, Michel Rivard et Vincent Vallières.

Sensation reprise par Vincent Vallières

9- Les ailes d’un ange (1969)

L’une des chansons les plus connues du chanteur. Elle lui a été inspirée d’une virée en moto avec des Hells Angels autour de Québec (jeu de mots avec « ailes » et « hells »). Composée par lui-même, la pièce a été intronisée au panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2010.

8-Engagement (1968)

Le début de la pièce avec ses airs de cantiques religieux ne laisse aucunement présager l’explosion funk qui suit. Les paroles sont de Marcel Sabourin, qui incorpore de savoureux néologismes comme « décocrisse » et « défuntifise ». On jalousera ceux qui auront vu la prestation de cette chanson lors du mythique L’osstidcho.

7- Dolores (1968)

L’interprétation de Dolores est toujours un moment fort des concerts de Robert Charlebois. Lorsque le chanteur énumère les voitures qu’il a possédées ou les cadeaux qu’il a reçus et que la sirène retentit avant le refrain culte, c’est tout simplement jubilatoire. L’une des chansons les plus représentatives de son œuvre.

6- California (1968)

Cette chanson, qui ouvre l’album chef-d’œuvre Robert Charlebois et Louise Forestier, est directement inspirée du voyage de trois mois que Garou effectue en Californie en 1967. Un récit poétique fantasmatique et une mélodie inoubliable, la recette de cette pièce indémodable.

5- Je reviendrai à Montréal (1976)

J'ai besoin de sentir le froid/ Mourir au fond de chaque pierre/ Et rejaillir au bord des toits/ Comme des glaçons de bonbons clairs. C’est à l’auteur et scénariste Daniel Thibon que l’on doit ces perles. Un doux hommage à la métropole québécoise que les Montréalais exilés écoutent chaque fois avec une grande émotion.

Écoutez la version de Je reviendrai à Montréal de Rufus Wainwright

4- Fu Man Chu (Chus d’dans) (1972)

Avec ses segments bien distincts, ses neuf minutes et sa finale instrumentale psychédélique, Fu Man Chu est la plus « progressive » des chansons de Charlebois. La première partie, écrite par Claude Gagnon, évoque les souvenirs d’enfance des westerns projetés à la salle paroissiale les samedis après-midi, tandis que la deuxième, plus haletante (Chu d’dans), est un autre beau délire signé Marcel Sabourin. Audacieux, brillant et unique!

3- Tout écartillé (1969)

Tout écartillé, c’est Charlebois à son apogée. Les paroles de Marcel Sabourin (qui d’autre?) relatent l’histoire d’un Québécois à Paris qui a le mal du pays. C’est rock, c’est sale, c’est exubérant, ça ne ressemble à aucune autre chanson. C’est grandiose.

2- Ordinaire (1970)

Mouffe écrit ce classique de la chanson québécoise pour son amoureux. Personne d’autre ne peut mieux exprimer la pression qui tourmente Robert Charlebois depuis qu’il est une vedette. La musique de Pierre Nadeau, le « gros Pierre » de la pièce, atteint des niveaux stratosphériques vers la fin de la chanson, et appuie à merveille la détresse de l’artiste.

1- Lindberg (1968)

En pleine révolution tranquille, marqué par son voyage à Los Angeles, qui l’initie à l’idéologie du flower power, Robert Charlebois accouche d’une chanson à la fois avant-gardiste et parfaitement en phase avec son époque. Lindberg est écrite en une nuit par Claude Péloquin et Charlebois. Ce chef-d’œuvre bénéficie de l’apport extraordinaire de Louise Forestier, qui ajoute beaucoup de pétillance à la pièce avec ses élans vocaux improvisés. Lindberg est une sérieuse candidate pour la meilleure chanson québécoise de tous les temps.

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