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Fête des Mères : des chansons pour nos mamans

Pour souligner la fête des Mères, l’équipe de rédacteurs d’ICI Musique a décidé de fouiller dans ses souvenirs pour vous présenter chacun une chanson ou une pièce musicale qui lui rappelle sa mère ou qu’il aimerait lui offrir. Et vous, quelle chanson lui dédieriez-vous?

Marie Laforêt : Ivan, Boris et moi

Je conserve un souvenir fort de ma mère qui me fait écouter en boucle, alors que je suis tout jeune, les chansons de Marie Laforêt, une de ses chanteuses préférées. Trente ans plus tard, je trouve encore que l’ambiance pop vieille chanson française d’Ivan, Boris et moi cadre parfaitement avec le sentiment d’insouciance qui m’habitait à l’époque. Il cadre également avec celui plus nostalgique qui m’habite aujourd’hui, lorsque je repense à ces moments de bonheur passés dans la maison familiale. Bonne fête des Mères, Diane.

- Olivier Robillard Laveaux


Whitney Houston : The Greatest Love of All

Automne 1985, Repentigny. Depuis que ma mère a acheté le « long-jeu » de la nouvelle sensation pop Whitney Houston au Discus des Galeries Rive-Nord, c’est tout ce qu’on entend dans la maison. Une voix puissante et agile qui chante l’amour et qui remplit le petit salon de notre bungalow alors que je joue avec mes bonshommes de lutte du haut de mes 9 ans. Pas de chance, les deux chansons qu’elle écoute en boucle ne sont pas sur la même face. Saving All My Love for You, face A, The Greatest Love of All, face B. Je la vois constamment passer devant moi pour changer le 33 tours de côté, réclamant sa dose de Whitney. Je ne sais pas aujourd’hui si ma mère aime encore cette chanteuse, mais c’est immanquable, lorsque j’entends les premières notes de The Greatest Love of All, c’est le souvenir d’être avec elle, enfant, bien et heureux qui me vient en tête.

« I believe the children are our future. Teach them well and let them lead the way. »

- Mathieu Valiquette


Leonard Cohen : Hallelujah

La vie et les relations complexes, la générosité et la grandeur, et une profonde spiritualité : c'est Hallelujah, de Leonard Cohen, qui est la chanson la plus pertinente pour rendre hommage à feue Gisèle, disparue il y a un peu plus que deux ans. Elle aimait beaucoup le poète montréalais, décédé seulement deux mois avant elle. La mort de Cohen l'avait beaucoup attristée. Maintenant, ma mère me manque tous les jours, et cette chanson, qui a été chantée à ses funérailles, est celle qui me rappelle le mieux son souvenir.

- Tony Tremblay


The Beatles : Twist and Shout

Mon frère et moi sommes deux grands mélomanes, mais étonnamment, quand nous étions jeunes, la musique n’était pas très présente à la maison. La discothèque de ma mère comptait tout de même quelques vinyles : Stevie Wonder, The Dave Clark Five, The Platters, The Animals, Wilson Pickett et les Beatles. Je me rappelle aussi avoir vu des cassettes d’Herbert Léonard, de Gerry Boulet et de quelques artistes country, dont Alan Jackson, dans une mallette. Mais ma mère n’avait pas le réflexe de déposer un disque sur le tourne-disque ou une cassette dans le lecteur. Son amour de la musique se révélait plus souvent dans les fêtes familiales alors qu’elle se laissait aller sur le plancher de danse.

J’ai néanmoins le souvenir précis d’un soir d’été au milieu des années 90 où, accompagnés de mon meilleur ami Stéphane, nous avons parlé brièvement musique avec elle. À la recherche d’une pièce sur le VHS du film Ferris Bueller, nous sommes passés par la légendaire scène où Ferris chante Twist and Shout, des Beatles. La passion de ma mère pour le Fab Four s’est révélée à nouveau à nous : leur passage au Ed Sullivan Show alors qu’elle avait 18 ans et où elle a pleuré et crié devant son petit écran noir et blanc, ou encore son beau Paul McCartney, contre qui mon père n’aurait eu aucune chance.

Je ne crois même pas avoir déjà regardé Ferris Bueller’s Day Off avec ma mère, qui nous a quittés trop tôt le jour de la fête des Mères, en 2006. Mais aujourd’hui, cette scène mythique me fait instantanément penser à elle et je comprends chaque fois un peu plus pourquoi j’aime tant la musique.

- François Marchesseault


Frida Boccara : Les moulins de mon cœur

Maman : c'est une jeunesse (la mienne) bercée par ses choix musicaux, les grandes chansons françaises de la tradition classique. Ces voix pleines, riches, justes, très justes, merveilleusement vibrantes d'émotion et porteuses de mélodies d'une incroyable mélancolie. Ah, et ces mélodies, tatouées dans mon esprit, agrandies par les orchestrations somptueuses qui étaient la norme à l'époque. Il y en a tellement de beaux exemples! Mais en voici un, qui me fait encore vibrer chaque fois : Les moulins de mon cœur, de Michel Legrand, chantée par Frida Boccara.

Et vous savez quoi? J'ai transmis cet amour à mes enfants! Merci maman.

- Frédéric Cardin


Céline Dion : Prière païenne

En tant que francophone en milieu minoritaire, j'avais accès, enfant, à peu de musique francophone. Je connaissais 1755 et Garolou, dans la catégorie folk-pop. Voilà qu'à l'orée de mon secondaire, maman Ida m'arrive avec une cassette de Céline Dion (Céline Dion à l'Olympia, plus précisément). C'en était fait : j'allais devenir un grand adepte de musique adulte contemporaine bien avant d'atteindre l'âge adulte. J'allais aussi faire connaissance très intimement avec le répertoire presque entier de la diva québécoise, puis ensuite, avec toute la diversité du répertoire populaire québécois de l'époque. Ida ne se doutait point qu'elle venait d'ouvrir une immense et merveilleuse brèche.

« Je prie les hommes, je prie les rois / d'être plus hommes, d'être moins rois »

Un album de Céline que ma mère et moi avons beaucoup écouté ensemble jusqu'à en user le ruban, c'est D'eux. Immanquablement, dès les premières notes de Prière païenne, ma mère montait le volume. Je me souviens d'avoir maintes fois sillonné les routes sinueuses du Cap-Breton avec elle, dans une Tercel grise manuelle, à « groover » au son de cette chanson qui témoigne, à mon sens, de la grande humanité de ma mère et de la foi qu'elle m'a inculquée. Non pas le culte qu'on voue aux institutions dites « sacrées », mais plutôt cet espoir qu'ensemble, dans le respect les uns des autres, nous puissions bâtir un monde meilleur.

- Nathan Lelièvre


Hugues Aufray : Céline

Céline, de Hugues Aufray. Je me souviens, de loin, que mes parents écoutaient souvent des albums d'Aufray, en voiture, et que cette chanson me faisait penser à ma mère. Bien entendu, elle n'est pas Céline, elle s'est mariée et a eu des enfants (sinon, qui écrit ces lignes?), mais je pensais que ma mère faisait souvent preuve d'abnégation (non, je ne connaissais pas ce mot à l'époque), trouvant son bonheur dans celui des autres. Elle n'a pas changé.

- François Lemay


CCR : Have You Seen the Rain

Adolescente, j’étais une junkie de musique. Du rock sauvage tous azimuts, puisant autant dans le psychédélique et le métal que dans le grunge insolent de Hole; je ne pouvais pas m’imaginer vivre sans mes guitares chargées pour me projeter hors du monde qui me semblait si blasé.

Je ne sais toujours pas d’où me vient cette dépendance, car il n’y avait jamais de musique chez ma mère; et chez mon père, c’était essentiellement la radio, sinon du country ou Def Leppard, selon l’humeur.

Mais c’est par une chaude journée de juillet que j’ai découvert le côté soul de ma mère, alors qu’elle nous emmenait, mon frère et moi, faire une trempette à la rivière. Je me rappelle son Rabbit Volskwagen avec toit ouvrant, duquel elle s’est mise à sortir les mains, et finalement moi aussi, en marmonnant, puis hurlant des refrains de Creedance Clearwater Revival (CCR). « I want to know / Have you ever seen the rain? » Cet été-là, c’était en 1996, je crois, une compilation des grands succès du groupe jouait en boucle dans la petite Volkswagen bruyante de ma mère. On riait, on oubliait la séparation difficile, les soucis financiers et mes envies d’errance. Des moments parfaits à ne rien se dire, mais à connecter affectueusement les bras dans les airs sur une chanson hippie.

- Claudia Beaumont


Les sœurs McGarrigle : La complainte pour Sainte-Catherine

« Moi j'me promène sous Sainte-Catherine / J'profite de la chaleur du métro ». Combien de fois je t’ai entendue fredonner La complainte pour Sainte-Catherine, des sœurs McGarrigle. Chanson aux paroles étranges, voire psychédéliques, elle me rappelle ces moments de bonheurs insouciants où tu la chantais. Elle m’évoque aussi tes années à l’université dans les années 1970 à Montréal, ta soif de justice sociale et ton combat perpétuel pour t’affirmer en tant que femme libre. Je t’aime, mom.

- Mathieu Catafard


Beyries : Maman

Chez les Pelletier-Grenier-Pépin et compagnie – famille reconstituée et rafistolée oblige –, la musique est le fil qui coud notre courtepointe. Maman Ginette est pianiste, même si elle, elle conjuguerait le verbe au passé. Elle a deux fils musiciens, nés de son union avec un chanteur et guitariste, et une fille musicale (pas assez musicienne pour porter le titre), née d’une union avec un tromboniste jazz. Et le tissu de cette courtepointe qui nous abrille, c’est Ginette. Tous les Noël, chez nous, ça finit toujours par taper du pied, chanter, gratouiller la guitare et pianoter. Maman demande souvent – presque toujours – à mon frère Léandre « fais nous donc un petit Johnny Leloup » ou « fais-nous donc un petit Richard Desjardins », et il s’exécute – presque toujours – avec plaisir. Comment pourrait-on le lui refuser? Elle qui s’affaire depuis toutes ces années à raccommoder, réparer, nettoyer, rabibocher, aimer, gracier, enlacer, consoler, partager, donner, pardonner et réconcilier. Ginette est plus grande que nature et je lui dédie la chanson Maman, de Beyries, soit une artiste qu’elle ne connaît pas encore assez. C’est aussi une chanson, je devine, qui raconte la mort d’une maman. C’est le moment que je redoute le plus au monde. D’ailleurs, si quelqu’un trouve la potion qui puisse la rendre immortelle, je vous en serais éternellement reconnaissante.

- Émilie Pelletier Grenier

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Brunch du dimanche

Ne cherchez plus! Vous venez de trouver l'ambiance musicale qu'il vous faut pour accompagner à merveille le café, le croissant, les gaufres, les rôties, les œufs et les petits fruits! Ce mélange de musique classique qui flirte sporadiquement avec des sonorités jazz est l'à-côté idéal pour ces matins où il fait bon profiter d'un moment avec ses proches autour d'une bonne table bien garnie.

Ces moments de quiétude sont une gracieuseté de Satie, Poulenc, Duparc, Bizet, Puccini, Brahms, Berlioz, Ravel et même Gershwin, entre autres.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.

Vos plus belles chansons

Voici réunies les chansons aux plus belles paroles, telles qu'identifiées par nos auditeurs. Chansons d'amour et chansons d'espoir, issues du Québec et de France, elles représentent le meilleur de la chanson francophone, des années 50 à aujourd'hui.

Jacques Brel, Félix Leclerc, Edith Piaf, Barbara, Richard Desjardins, Ginette Reno, Céline Dion, Françoise Hardy, Léo Ferré, Jean-Pierre Ferland, Diane Dufresne, Raymond Lévesque, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux à partir des suggestions de nos auditeurs.

Printemps

Chansons franco-canadiennes et françaises qui célèbrent le retour du printemps et ses promesses de bonheur! Cette nostalgie heureuse, on la retrouve autant dans l'âge d'or de la chanson, que dans la pop actuelle, sans oublier la vivifiante période yéyé.

Charles Aznavour, Léo Ferré, Brigitte Bardot, Juliette Gréco, Georges Moustaki, Félix Leclerc, Andrea Lindsay, Louis-Jean Cormier, Dalida, Daniel Bélanger, Cœur de Pirate, etc.

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