Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Souvenirs en musique de Dick Rivers, roi du rock and roll français

Par
Nathan LeLièvre

Il avait comme idoles Elvis Presley, Jerry Lee Lewis et Little Richard. Il avait comme complices dans la propagation de la fièvre du rock and roll Johnny Hallyday et Eddy Mitchell, entre autres. Dick Rivers, Hervé Forneri de son vrai nom, s’est éteint à l’âge de 74 ans, après avoir combattu un cancer. Retour sur quelques unes de ses plus belles chansons.


Écoutez Dick Rivers s’entretenir avec Monique Giroux lors de sa tournée québécoise à l’automne 2007 :

Monique Giroux reçoit Dick Rivers
Monique Giroux reçoit Dick Rivers

L'émission Fréquence libre du 16 novembre 2007.

Audio

Dick Rivers connaît son premier succès solo en 1962. Il adapte ainsi en français plusieurs succès du rock‘n’roll américain et britannique de l’époque, notamment Blue Bayou de Roy Orbison, devenu Tu n’es plus là.

Mais d'abord, au début des années 60, il connaît beaucoup de succès avec la chanson C'est pas sérieux, au sein du groupe Les chats sauvages. Cette chanson connaît un destin inattendu : elle est reprise au Québec par le joueur de hockey Bernard « Boum-Boum » Geoffrion! (Pour la petite histoire, « Boum-Boum » Geoffrion, a joué quatorze saisons avec les Canadiens de Montréal, a remporté six coupes Stanley et est considéré comme l'inventeur du lancer-frappé.) Ça donne un 45 tours surprenant. Geoffrion disait bien humblement : « J'en ai vendu cinq; j'en ai acheté quatre! »

C'est pas sérieux
C'est pas sérieux

Boum-Boum Geoffrion

Audio

Revenons à Dick Rivers : en 1964 paraît son premier album complet. La même année, il partage l’affiche avec les Beach Boys à l’Olympia de Paris. L’année suivante, il connaît un succès à l’émission Salut les copains, de la chaîne Europe 1 avec son adaptation de Go Now des Moody Blues, devenu Va-t’en, va-t’en.

Il adapte aussi des succès d'Elvis Presley dont Sois pas cruelle (Don’t Be Cruel). Il peut d’ailleurs rencontrer son idole à Las Vegas en 1969 après un concert et s'entretiendrait même avec lui. Le nom de scène Dick Rivers est d’ailleurs inspiré du personnage Deke Rivers qu'a joué le King dans le film Loving You.

La vague yéyé représente une période plus difficile pour Dick Rivers. Il n’en demeure pas moins que sa popularité auprès du public québécois ne dérougit pas. Dans les années 70, il connaît quelques succès grâce à la collaboration d’Alain Bashung, qui compose et co-réalise le contenu de trois albums. À cette époque, parmi les grands succès du rockeur : Maman n’aime pas la musique, Rock and Roll Star et Marilou.

À la fin des années 70, Dick Rivers ose une aventure country-blues qui donnera deux albums, puis à partir du début des années 80, il se fait plus discret. Il demeurera tout de même actif plus d’une cinquantaine d’années et produira une trentaine d’albums en tout. En 2014, il repasse au Québec le temps de faire une quinzaine de spectacles avec Nanette Workman. La même année, il fait paraître son dernier album, Rivers. La nouvelle de sa mort plonge les amoureux du rock and roll dans le deuil.

Le meilleur des années 60

Les succès les plus importants des chansonniers et poètes de cette décennie foisonnante. Le puissant vent du yéyé a presque tout balayé sur son passage, mais les chansons sélectionnées ici ont résisté à cette mode passagère et ont intensément marqué le paysage musical. On a d'ailleurs gardé une profonde affection pour ces artistes qui composaient un répertoire original.

Gilles Vigneault, Claude Gauthier, Pauline Julien, Robert Charlebois, Isabelle Pierre, Danielle Odera, Jacques Michelle, Monique Leyrac, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.