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Se remémorer la musique de Hair, 40 ans après la sortie du film

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Nathan LeLièvre

Age of Aquarius, Let the Sunshine In, Donna, Ain’t Got No, I Got Life : ces titres tirés de la légendaire œuvre théâtrale et cinématographique Hair, ont déjà plus de 50 ans. Le spectacle mettant en vedette la musique de Galt MacDermot et les paroles de Gerome Ragni et James Rado a vu le jour en 1968, mais le film qui a contribué à faire connaître l’œuvre au-delà du quatrième mur, lui, est arrivé sur grand écran il y a 40 ans, soit le 14 mars 1979.

L’adaptation cinématographique comporte quelques différences fondamentales avec le spectacle de théâtre musical sur les plans dramatique et musical qui avaient déplu aux créateurs MacDermot, Ragni et Rado. Certaines sources rapportent que selon eux, le film dépeignait le mouvement hippie d’abord comme étant marginal et étrange plutôt que comme un mouvement militant pour la paix. Les critiques de l’époque, quant à eux, avaient plutôt bien reçu le film, certains l’ayant même préféré à la comédie musicale. Peu importe dans quel camp on se range, il n’en demeure pas moins que c’est par la réalisation de Milos Forman qu’une grande partie du public a pu découvrir les tubes qui se sont frayé une place dans les rangs des immortels de la musique pop-rock et même du jazz et du blues.

Une œuvre révolutionnaire

En somme, le film raconte l’histoire d’un jeune homme fraîchement conscrit dans les forces armées à l’époque de la guerre du Vietnam. En route vers sa formation, il rencontre un groupe de hippies à New York, avec qui il goûte aux états altérés de la conscience que lui procurent le cannabis et le LSD. Le groupe l’initie également à son mode de vie prônant une sexualité décomplexée, la contre-culture et la défiance de l’autorité.

Liberté, rébellion et compassion : une pertinence pérenne

À l’époque de sa création théâtrale (1968), l’œuvre foncièrement antiguerre coïncidait avec les combats au Vietnam. La première de Hair a aussi eu lieu moins d’un mois après l’assassinat de Martin Luther King et à une semaine du début des protestations étudiantes parisiennes. Lors de la sortie du film, la détente dans les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Union soviétique prenait fin, les Khmers rouges commettaient leur génocide au Cambodge, Saddam Hussein venait d’arriver au pouvoir en Irak, la pilule contraceptive était universellement accessible depuis quelques années à peine aux États-Unis (on était donc en pleine libération sexuelle) et le mouvement féministe avait le vent dans les voiles.

L’œuvre qui appelle à la paix est née et a évolué dans le contexte de grands conflits qui ont façonné le monde que l’on connaît aujourd’hui. Après avoir été présentée pendant quatre ans à Broadway, l’œuvre a été immortalisée au cinéma et remontée d’innombrables fois un peu partout dans le monde, notamment à Sarajevo au milieu des années 90, alors que la région était déchirée par la guerre.

Hair a aussi voulu repousser les frontières de ce qui était considéré comme étant acceptable, par la teneur de ses propos qui normalisent l’homosexualité et la consommation de cannabis notamment, et aussi en faisant appel à la nudité, à un niveau de langage parfois vulgaire et à ce que certains considèrent comme une désacralisation du drapeau américain. (À Londres, la première production de Hair a même mené à la fin de la censure tout court au théâtre.) Si l’effet-choc s’est estompé avec le temps, Hair demeure aujourd’hui populaire et d’actualité – ne serait-ce qu’en guise de portrait d’époque – sans doute parce que l’œuvre fait écho à des préoccupations universelles et intemporelles, comme la liberté de choix, la soif de paix et le désir d’égalité.

Le meilleur des années 70

La chanson ose et s'affirme pendant cette décennie pleine d'espoir et de confiance. Après une période où l'on adaptait les succès anglophones, voilà une ère foisonnante de compositions originales aux mélodies d'envergure. Voici les plus grands succès de ces années marquantes. Romantisme, identité, audace : tout y est!

Renée Claude, Offenbach, Pauline Julien, Jacques Brel, Diane Dufresne, Jean-Pierre Ferland, Octobre, Harmonium, Claude Dubois, Fiori & Séguin, Françoise Hardy, Beau Dommage, etc.

Cette liste d'écoute aléatoire et gratuite a été préparée avec soin par notre équipe.

Le meilleur des années 60

Les succès les plus importants des chansonniers et poètes de cette décennie foisonnante. Le puissant vent du yéyé a presque tout balayé sur son passage, mais les chansons dans cette liste d'écoute musicale ont résisté à cette mode passagère et ont intensément marqué le paysage musical. On a d'ailleurs gardé une profonde affection pour ces artistes qui composaient un répertoire original.

Gilles Vigneault, Claude Gauthier, Pauline Julien, Robert Charlebois, Isabelle Pierre, Danielle Odera, Jacques Michelle, Monique Leyrac, etc.

Cette liste d'écoute aléatoire et gratuite a été préparée avec soin par notre équipe.