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Notes de voyage : la Nouvelle-Zélande, paradisiaque

Par
Stéphan Bureau

Peu importe le point de départ, on a toujours un peu l’impression d’être arrivé au bout du monde quand on se rend en Nouvelle-Zélande.

Nous avons décidé de consacrer deux émissions à ce petit pays devenu une des destinations touristiques les plus prisées de la planète. Vous trouverez dans ce billet des photos ainsi que toute les références données en ondes durant ce diptyque.

Voici l’émission sur l’île du Nord, parsemée de volcans.

Écoutez Notes de voyage sur la Nouvelle-Zélande (première partie)
Écoutez Notes de voyage sur la Nouvelle-Zélande (première partie)

Diffusion : 13 janvier 2019

Audio

Et l’émission dédiée à l’île du Sud, terre de contrastes entre mer et montagne.

Écoutez Notes de voyage sur la Nouvelle-Zélande (2e partie)
Écoutez Notes de voyage sur la Nouvelle-Zélande (2e partie)

Diffusion: 20 janvier 2019

Audio

Pour connaître le titre d'une œuvre entendue à l'émission, consultez la page Musiques diffusées.

Située au sud-ouest de l'océan Pacifique, la Nouvelle-Zélande comporte deux îles principales sur lesquelles on retrouve des plages, des montagnes, des volcans et des glaciers.

QUELQUES CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Une oasis pour les amateurs de plein air
Les panoramas sont à couper le souffle en Nouvelle-Zélande, et la randonnée y est à l’honneur. Vous trouverez la carte de tous les sentiers du pays en cliquant sur ce lien. On y va aussi en grand nombre pour faire du ski et du kayak de mer, entre autres.

Pas de bibittes dangereuses
C'est bien vrai! Il n'y a aucun animal, plante ou insecte dangereux en Nouvelle-Zélande. C’est probablement un des environnements naturels les plus inoffensifs au monde – ce que symbolise parfaitement bien l'oiseau national, le kiwi.

Le kiwi est l'animal national de la Nouvelle-Zélande.

Quand partir?
À mon avis, l’été austral est le meilleur moment pour visiter la Nouvelle-Zélande, car la météo peut être assez capricieuse au printemps et à l’automne, surtout sur l’île du Sud.

Se déplacer en Nouvelle-Zélande
Comme les distances sont quand même considérables, une bonne manière de voir un maximum de choses est de louer la version néo-zélandaise d’une autocaravane, les Spaceships. Ce billet de blogue vous sera utile pour évaluer les divers modèles, comme celui-ci d'ailleurs.

Louer une autocaravane est un bon moyen de découvrir la Nouvelle-Zélande.

Écoutez en direct l'émission Notes de voyage tous les dimanches de 10 h à 12 h sur les ondes d'ICI Musique, ou en rattrapage en cliquant juste ici.


L’ÎLE DU SUD
C’est probablement l’île qui incarne le mieux la diversité et la majesté de la nature spectaculaire de la Nouvelle-Zélande.

Se rendre sur l’île
Il est presque impossible de trouver des places à la dernière minute sur le traversier qui relie les deux îles. Réservez le plus tôt possible. Voici le lien du principal transporteur. La traversée dure 3 heures environ.

Et en avion? Les tarifs sont souvent assez élevés. De l’étranger, il est aussi difficile de voler directement vers l’île du Sud. La majorité des vols internationaux arrivent à Auckland, au nord.

Partir en montagne
Les options sont nombreuses dans l’île du Sud, et les sentiers, de différents niveaux de difficulté.

Attention, certains sentiers sont toutefois tellement populaires qu’il faut réserver dans les refuges des mois à l’avance, à moins de faire affaire avec des guides qui organisent des séjours. Ces derniers peuvent par exemple avoir accès à des places qui ne sont plus accessibles en ligne.

Je recommande chaudement l’équipe de Kahurangi Guided Walks pour vous accompagner sur les belles pistes dans le nord de l’île

Le parc national Kahurangi
C’est d’ailleurs avec un des adorables guides de Kahurangi Guided Walks que j’ai parcouru la Heaphy Track, un sentier de 80 km qui traverse une partie du parc national Kahurangi, le deuxième plus grand de Nouvelle-Zélande.

La Heaphy Track s’amorce sur des pentes abruptes avant de traverser une impressionnante forêt tropicale. En témoigne cette photo de l’animateur sur la piste.

L'animateur sur la piste de la Heaphy Track.

Plus tard, le périple se termine le long de la magnifique Golden Bay.

Le segment au bord de la mer du sentier Heaphy, en Nouvelle-Zélande

Au fil du chemin, les refuges fréquentés s'avèrent souvent très chouettes. Pour vous donner une idée, voici quelques images tirées de mon album de voyage. La troisième de la série montre la tanière la plus ancienne où nous avons séjourné.

Le premier refuge où nous avons dormi le long de la piste Heaphy Track en Nouvelle-Zélande.
Refuge avec vue!
Un refuge plus ancien sur la piste Heaphy, dans le parc national Kahurangi en Nouvelle-Zélande.

Takaka
Avant d’entrer dans le parc pour entreprendre votre excursion, je suggère fortement d’arrêter une nuit dans la minuscule ville de Takaka, probablement une des communautés les plus « cool » au monde. Là-bas, il faut coucher au très sympathique Annie’s Nivana Lodge.

La sympathique auberge Annie's Nirvana Lodge à Takaka, sur l'île du sud, en Nouvelle-Zélande.

Le parc national Abel Tasman
C’est un incontournable qu’il ne faut absolument pas rater en Nouvelle-Zélande. Voici un des paysages « ordinaires » qu’on y contemple…

Un paysage "ordinaire" dans le parc national Abel Tasman en Nouvelle-Zélande.

Le parc est adossé à la mer de Tasman et offre une des plus célèbres « grandes randonnées » en Nouvelle-Zélande : l’Abel Tasman Coast Track, une cinquantaine de kilomètres de sentier au bord de l’eau.

La balade peut se faire en quelques jours avec des arrêts dans des hôtels assez chics, en camping de luxe ou en réservant une place dans un des refuges ou terrains de camping administrés par le Department of Conservation. Le coût est alors très abordable, mais les places s’envolent des mois à l’avance.

Nous avions choisi de louer un petit appartement à l’entrée du parc, à Marahau, et de partir en excursion tous les jours.

L'appartement des marcheurs à Marahau, à l'entrée du parc national Abel Tasman.

Pour éviter de refaire le même circuit, nous avions opté pour des navettes fluviales qui nous déposaient à différents endroits dans le parc.

Une navette fluviale dans le parc national Abel Tasman en Nouvelle-Zélande.

Une suggestion bouffe : après une journée bien remplie, allez manger un excellent burger (végane ou pas) dans le camion-restaurant Fat Tui, installé près de la sortie du parc Abel Tasman.

La Queen Charlotte Track
Voilà une autre des randonnées les plus populaires en Nouvelle-Zélande. Ce sentier de 70 km est situé dans la région de Marlborough. On peut le parcourir en deux jours ou davantage, selon sa vitesse. Bon à savoir : des auberges peuvent faire suivre vos sacs.

À Picton, qui est le point de départ idéal pour ce sentier, je suggère fortement de déposer vos valises au Tomstone Backpacker Lodge.

Queenstown et le mont Cook
La petite ville construite au bord d’un lac splendide est réputée pour sa proximité avec les Alpes néo-zélandaises et sa culture des sports extrêmes. On lui doit d’ailleurs l’invention du saut à l’élastique (bungee).

Quoi faire? Une gondole, qu’on prend à cinq minutes du centre-ville, permet de profiter pleinement des vues magnifiques. La descente vers Queenstown peut ensuite se faire en luge à roulettes, à partir de deux circuits différents. Vous ne me croirez peut-être pas, mais il n’y a rien de dangereux dans cette activité!

De Queenstown, on se doit de continuer admirer de loin le plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande, le mont Cook, que voici.

Le mont Cook est le plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande.

Deux randonnées à recommander :
- la Hooker Valley Track, qui donne en trois heures de marche facile une petite idée des lieux;
- la Mueller Hut Track, d’une dizaine de kilomètres, qui représente une des plus belles randonnées que vous puissiez faire. Le dénivelé est tel qu’il est difficile de compléter l’excursion en moins de six ou sept heures. On peut dormir dans le refuge, perché à 1800 mètres, pour pleinement profiter de l’aventure.

Pour les amateurs de vins
Picton est la porte d’entrée de l’île du Sud, et un pivot pour explorer la grande région de Marlborough, d’où proviennent près de 80 % des vins néo-zélandais.

Les vignobles de Marlborough donnent les emblématiques Sauvignon Blanc et Pinot Noir.

C’est la région la plus ensoleillée du pays, et le temps sec et chaud peut aussi être accablant – plus de 30 degrés l’été.

La plupart des producteurs sont ouverts et sympathiques aux touristes. C’est aussi la meilleure façon d’essayer des produits qui ne sont pas distribués chez nous.

Dans la région, le principal vin produit est le sauvignon blanc. Si ce n’est pas votre truc, arrêtez chez Te Whare Ra – une sympathique famille, très accueillante, qui élabore des rieslings et des gewurtz bio magnifiques, entre autres produits.

Vous pouvez faire la tournée en louant des vélos équipés de paniers spéciaux pour transporter vos bouteilles.

Vous l’aurez remarqué, il y a peu de références urbaines dans ce billet. La nature est si exceptionnelle en Nouvelle-Zélande que les attraits des villes du pays arrivent au second rang. Je mentionne tout de même la ville étudiante de Dunedin, beaucoup moins fréquentée par les touristes en raison de sa position sur la carte. C’est un des secrets encore bien gardés en Nouvelle-Zélande.


L’ÎLE DU NORD

On l’appelle l’« île fumante » en raison de ses nombreux volcans et de son activité géothermique.

L'île du Nord de la Nouvelle-Zélande est marquée par la présence de volcans et une activité géothermique.

Auckland
Votre porte d’entrée en Nouvelle-Zélande risque fort d’être la métropole, Auckland, où se trouve le principal aéroport international. Je ne recommande pas de vous y éterniser, mais pas non plus de l’éliminer de votre itinéraire. Voici quelques suggestions :

- marcher les 16 kilomètres du Coast to Coast Walkway, qui vous fait passer du Pacifique à la mer de Tasman. Cette balade entre urbanité et nature pourrait aussi servir à vous échauffer avant d’attaquer les nombreux sentiers du pays;

- aller vous balader dans le branché quartier Ponsonby. Il est facile de s’y rendre en marchant à partir du centre de la ville. Pour un bon repas, je vous recommande le Ponsonby Bistro, un resto légendaire d’Auckland, et le Cocoro, un petit restaurant japonais gastronomique;

- faire un tour à l’île Waiheke, où l'on trouve des plages superbes, de beaux sentiers de marche et quelques magnifiques vignobles. Comble du bonheur, elle est située à une quarantaine de minutes seulement du centre d’Auckland en traversier. Sur cette photo que j'ai prise en revenant de là-bas, on aperçoit d'ailleurs la ville au loin.

La ville d'Auckland, au loin, sur le chemin de retour de l'île de Waiheke.

Le traversier, qu'on voit ci-dessous amarré au quai, coûte un peu plus de 30 $ par personne.

Amarré au quai de l'île de Waiheke, le traversier attend les passagers.

Une fois sur place, le transport en autobus est facile. Si vous voulez dormir là, le Fossil Bay Lodge, à la frontière entre l’auberge de jeunesse et le gîte, offre des prix raisonnables.

Je recommande de faire la traversée de l’île sur le Cross Island Walkway – une excursion assez facile d’environ quatre heures –, suivi d’une baignade et d'une sieste à la plage d’Oneroa. Si j’y retournais, je finirais la journée dans un des excellents restaurants au cœur des plus beaux vignobles de l’île : Cable Bay Vineyards, Te Motu et Poderi Crisci.

Bay of Islands
Si vous le pouvez, partez vers la pointe nord-ouest, à la découverte de la Bay of Islands, où sont débarqués les premiers colons anglais. C’est le paradis du camping et des sports aquatiques, et l’occasion de vous initier à la culture maorie. Le Waitangi Treaty Ground est le site historique le plus important du pays. L’exploration du site et du musée peut facilement se faire en une bonne journée.

La figure de proue d'un canot fabriqué pour célébrer le centenaire de la signature du traité de Waitangi, au Waitangi Treaty Ground en Nouvelle-Zélande.

Le sud de l’île du Nord
Il est facile d’explorer la région sud en rayonnant à partir de la petite ville de Taupo, au bord du magnifique lac qui porte le même nom. De là, vous pouvez…

- passer un peu de temps à Rotorua, réputée pour ses sources chaudes naturelles et ses geysers;

- dans le parc national de Tongariro, faire la splendide mais exigeante randonnée du Tongariro Alpine Crossing, longue d’une vingtaine de kilomètres. Voici notre vue le long du sentier. Ça fait rêver non?

Le parc national de Tongariro constitue le premier parc national créé en Nouvelle-Zélande.

Attention, sur cette piste, les vents peuvent souffler à près de 100 km/h. Ça décoiffe!

Le sentier Tongarino Alpine Crossing, ça décoiffe!

Le relief sombre et dénudé a quelque chose de si inquiétant que Peter Jackson a décidé d’y tourner les scènes qui se déroulent à Mordor dans Le seigneur des anneaux. Je vous assure que le cratère rouge (ci-dessous) donne la chair de poule lorsqu'on l'aperçoit pour la première fois.

L'imposant cratère rouge représente le point le plus élevé sur le sentier de Tongarino, sur l'île du Nord en Nouvelle-Zélande.

Les plans d’eau de couleur émeraude, au bord desquels vous pourrez faire un pique-nique, contrastent vivement avec ce décor... un peu aride.

Les réservoirs émeraude qu'on longe en parcourant la piste du Tongariro Alpine Crossing semblent surnaturels.

Des voyagistes laissent les marcheurs au début de la piste le matin et les attendent de l’autre côté des montagnes en après-midi. Il faut compter de sept à huit heures pour la marche, donc d’une journée entière pour toute l’aventure.

La côte est
Si vous avez du temps, faites un détour par la côte en direction de Hawke’s Bay. Les coquettes petites villes de Napier et de Hastings sont recommandées dans les guides de voyage, spécialement Napier pour son patrimoine architectural Art déco. C’est mignon, mais si vous avez passé un peu de temps dans le district Art déco de Miami, je doute que soyez renversés.

Je ferais la route surtout pour aller vers le cap Kidnappers qui abrite une des plus grandes colonies de fous de Bassan au monde.

La colonie de fous de bassan au cap Kidnappers, situé à l'extrémité sud-est de Hawke's Bay, sur la côte est de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande.

Wellington
Avec ses rues très pentues, cette toute petite ville pourrait faire penser à une version miniature de San Francisco. Et comme celle-ci, il y fait soleil une minute et il pleut la suivante. Traînez un parapluie dans votre sac!

Les maisons en pente de la jolie ville de Wellington, en Nouvelle-Zélande.

J’adore les parlements. Celui de la Nouvelle-Zélande, situé à Wellington, a la forme d’une ruche et repose sur des ressorts géants – c’est ce qui lui permet d’absorber les secousses sismiques qui frappent la région. Il pourrait résister à un tremblement de terre de 7,5 à l’échelle de Richter.

Le musée le plus célèbre au pays, Te Papa, permet de s’initier à l’histoire locale, et particulièrement de mieux comprendre l’héritage maori que les Néo-Zélandais s’efforcent de mettre en valeur. Je salue l’ambition de cette idée, mais je dois dire que j’ai été un peu déçu par le musée.

Où casser la croûte ou prendre un café à Wellington? Je vous suggère quelques adresses :
- Ortega Fish Shack and Bar, pour manger des fruits de mer dans une ambiance décontractée
- parfait pour le lunch : le KK Malaysian, qui sert de délicieux currys et rotis (une délicieuse galette typique de la cuisine d’influence indienne)
- le chouette petit restaurant-bar italien Ombra sur la rue Cuba
- le midi, le Leeds Street Bakery pour ses sandwichs et cafés
- le Hanging Ditch pour l’apéro ou un verre en fin de journée.

Appel à tous
Vous avez des suggestions de musique ou de bonnes adresses à me faire pour Paris? Écrivez-moi à notesdevoyage@radio-canada.ca. Nous compilerons tout ça et retiendrons plusieurs suggestions pour l’émission.

À la prochaine, et bonne route, peu importe où elle vous mène!

La Californie, Venise, New York... Pour trouver toutes les Notes de voyage, consultez la page de l'émission.

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Nocturne

La nuit : ce moment où la tranquillité se marie avec la grandeur de la nature. Cette liste d'écoute musicale s'adresse autant aux oiseaux de nuit qu'aux insomniaques. Elle rassemble des musiques classiques instrumentales à la fois calmes et majestueuses qui évoquent le ciel étoilé. La sélection musicale accompagne aussi bien la tisane que le dernier verre, la lecture prédodo sous la couette ou le réveil inopiné aux petites heures.

Au programme : les grands d'ici, Yannick Nezet-Séguin et l'Orchestre métropolitain, Charles Richard-Hamelin, Angèle Dubeau, Brigitte Poulin, Louis Lortie, Glenn Gould et le Quatuor Saguenay, entre autres, qui se mêlent aux grands d'ailleurs, notamment Alexandre Tharaud, Yo-Yo Ma, David Fray, Susanne Heinrich et Pablo Marquez pour interpréter Ravel, Satie, Debussy, Hahn, Chopin, Philip Glass, etc.

Cette liste d'écoute aléatoire et gratuite a été préparée avec soin par notre équipe.