Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

La Traviata de Verdi, œuvre charnière dans la carrière de Yannick Nézet-Séguin

Par
Sylvia L'Écuyer

C’est le premier opéra sur lequel Yannick a travaillé à ses débuts avec l’Opéra de Montréal et le premier qu’il dirige dans ses nouvelles fonctions de directeur musical du Metropolitan Opera (Met).

Même si c’est le plus populaire des opéras de Verdi, même si les musiciens de l’orchestre du Met l’ont joué un millier de fois et même si la mise en scène iconique de Franco Zeffirelli est encore gravée dans la mémoire du public, Yannick a fait le pari de rafraîchir cette œuvre, de lui donner une nouvelle jeunesse tout en se rapprochant des intentions du compositeur.

On aura la chance de juger ensemble du résultat en assistant à la diffusion en HD de cette Traviata le samedi 15 décembre au Cineplex DIX30 de Brossard, en banlieue de Montréal. Quatre invités qui ont fréquenté cet opéra ou s’apprêtent à le faire seront avec nous pour commenter cette production au premier entracte : Dominic Boulianne, Marc Antoine d’Aragon, Lyne Fortin et Alain Gauthier. Au second entracte, nous aurons le retour du questionnaire, consacré à Verdi avec les panellistes : Marc Antoine d’Aragon, Lyne Fortin, Ioanna Touliatou et Pierre Vachon.

Pour Verdi, Violetta était plus que le personnage du drame d’Alexandre Dumas qui a inspiré le livret. Elle était le double lyrique de sa compagne Giuseppina Strepponi, la cantatrice dont il a partagé la vie pendant près de 50 ans malgré la réprobation dont elle était l’objet par la société bien-pensante. Le sujet le touchait au vif, mais ni la censure ni l’administration de l’opéra ne pouvaient accepter de mettre en scène le drame à l’époque contemporaine. C’est en costumes du 18e siècle que la création, désastreuse, a eu lieu, en mars 1853, au théâtre de la Fenice à Venise. Repris l’année suivante, l’opéra a connu une revanche éclatante et n’a plus quitté la scène.

Comment rafraîchir une telle œuvre? Pour y arriver, le Met a fait appel au metteur en scène américain Michael Mayer, qui a réinventé un décor de l’époque classique; mais surtout, le maestro a « remis la partition à plat » en exigeant des musiciens du Met un nombre inhabituel de répétitions pour une œuvre si souvent représentée et en s’imposant un retour scrupuleux vers le texte original.

Clarté musicale, clarté du cœur, clarté de l’esprit, une attitude que Yannick Nézet-Séguin a faite sienne, et qu’il réussit avec son charisme et son honnêteté à communiquer aux interprètes, même à ceux qui ont une longue expérience de l’œuvre.

On vous attend ce samedi 15 décembre au Cineplex DIX30 de Brossard, en banlieue de Montréal.

1er bonus : la diffusion en HD, qui nous permet d’observer par moment le travail du chef!
2e bonus : la diffusion en direct sur ICI Musique classique pour le public de l’extérieur de la région montréalaise

Vous pouvez consulter tous nos billets sur la page de Sylvia L'Écuyer