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5 artistes de doo-wop qu’il faut absolument redécouvrir, selon Claude Saucier

Par
Claudia Beaumont

Le simple fait de dire « doo-wop », une onomatopée désignant un sous-genre du rhythm and blues, suffit à nous transporter au cœur des années 1950, l’époque des voluptueuses coupes glacées et des cheveux gominés. Claude Saucier a rallumé des souvenirs de jeunesse tout en piquant la curiosité des plus jeunes, samedi dernier, lors de sa chronique hebdomadaire à l’émission de Joël Le Bigot.

Il semblait y avoir de l’excitation dans l’air du studio, surtout lorsque est venu le moment de parler des fameux slows! Constatez par vous-mêmes en écoutant, ou en réécoutant, ce sympathique moment de radio à Samedi et rien d’autre.

5 artistes pour découvrir ou redécouvrir le doo-wop

Dix minutes de chronique, c’était insuffisant pour présenter les grandes voix du doo-wop, qui a joué un rôle majeur dans l’histoire de la musique; celui de préparer la voie au rock and roll. Voici donc une sélection, bien incomplète (nous vous promettons de remettre ça), de ces artistes qu’il faut avoir entendu au moins une fois dans sa vie.

Les Platters – Only You

Certainement la chanson la plus emblématique du genre musical aux racines gospel, enregistrée par le populaire groupe californien en 1955. Elle a fait l’objet de nombreuses reprises, notamment par Michèle Torr, en français (1967), et même par le Joker dans le jeu vidéo Batman: Arkham City! L’histoire des Platters, comme celle des Ink Spots (voir plus bas), est étroitement associée aux premiers jours du rock and roll américain, et cette notable contribution a donné lieu à l’intronisation du groupe au Rock and Roll Hall of Fame en 1990.


Mills Brothers – Paper Dolls

Un autre groupe phare de l’époque où les petits ensembles vocaux avaient le vent dans les voiles, et faisaient ainsi contrepoids au swing, c’est les Mills Brothers, avec plus de 50 millions de disques vendus en carrière. Les quatre frères, qui sont devenus les premiers chanteurs afro-américains à animer une émission de radio nationale, dans les années 1930, ont d’abord développé leurs harmonies en tant que quatuor barbershop.


The Ink Spots – I Don’t Want to Set The World on Fire

Comme les Platters et les Mills Brothers, The Ink Spots fait partie des groupes de chanteurs afro-américains les plus influents de cette époque, au point de toucher autant les Noirs que les Blancs. Formé en 1932, il a aussi en commun avec les Mills d’avoir été intronisé au Vocal Group Hall of Fame à la fin des années 1990. Avec plus d’une quarantaine de succès au compteur, le groupe a également joué un rôle majeur dans le développement du rock and roll, et c’est ainsi il est entré au Rock and Roll Hall of Fame en 1989.


Les Crew-Cuts – Sh’Boom (Life Could Be a Dream)

« Sh-boom sh-boom / ya-da-da da-da-da da-da-da da… » Qui ne connaît pas cette douce ritournelle dont le refrain peut s’avérer le plus efficace des remèdes contre le chagrin? The Cords l’a d’abord enregistrée en 1954, suivi de près par le groupe canadien The Crew-Cuts, qui en a fait une version tout aussi remarquable que populaire.


Les Diamonds - Little Darlin'

Un peu comme l’ont fait les Crew-Cuts, les Diamonds reprenaient des succès de rhythm and blues de chanteurs afro-américains et les emmenaient sur un territoire un peu plus pop, afin de séduire un plus grand public. Le groupe de Toronto n’en demeure pas moins l’un des plus importants de cette décennie, grâce notamment à leur joyeuse relecture Little Darlin’, de Maurice Williams (The Gladiolas), en 1957.