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Quand le jazz rend hommage à Brel

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Stanley Péan

« Mourir, cela n’est rien; mourir, la belle affaire! Mais vieillir… Oh, vieillir… » clamait sur son chant du cygne celui qui s’apprêtait à nous quitter à tout juste 49 ans, le 9 octobre 1978.

Quand le jazz est là - 9 octobre, hommage à Jacques Brel

Animation : Stanley Péan

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En effet, il y a quarante ans s'éteignait l'une des gloires de la grande chanson d'expression française, l'auteur-compositeur-interprète belge, Jacques Brel. Certes, Brel n'était pas un artiste de jazz, mais beaucoup de ses chansons sont entrées dans le répertoire du jazz, en langue originale comme en adaptation anglaise : Ne Me Quitte Pas, La Chanson des vieux amants, Le Prochain Amour, Le Moribond, Bruxelles, etc. Et j’estime personnellement que s'il est légitime de célébrer le legs d'artisans de la musique populaire anglophone qui ont nourri le jazz comme Cole Porter, George Gershwin ou Leonard Cohen, je ne vois pas pourquoi nous hésiterions à célébrer la richesse du répertoire de Brel.

Quand vient le temps d'esquisser le portrait de personnages aussi monumentaux, je fais souvent appel à ma sémillante collègue Ariane Cipriani, avec qui j’ai collaboré par le passé sur des émissions consacrées à Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Yves Montand et plusieurs autres. Au fil des deux heures et demie de notre hommage au Grand Jacques, Ariane nous livre les fruits de ses recherches sur l’homme, son parcours, son œuvre, tandis que je vous présente un bouquet de relectures d’immortelles bréliennes par des interprètes tels David Linx, Nina Simone, Eliane Elias, Giovanni Mirabassi, Yannick Rieu et tant d’autres. Et même quelques chansons chantées par Brel lui-même, à qui il est arrivé de flirter avec la note bleue.

Histoire de vous signifier que des artistes de la trempe de Brel ne nous quittent pas. Enfin, pas vraiment…