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MEG Montréal : 20 ans d'électro dans la métropole en 10 artistes

Par
Tony Tremblay

Premier festival de musique électronique dans la métropole québécoise, créé en 1999 par Mustapha Terki et Jacques Primeau, le Montreal Electronic Groove, ou MEG Montréal, fêtera ses 20 ans cette année, du 30 août au 2 septembre 2018. Survolons les 20 ans de cet évènement prescripteur de la relève électro et des musiques urbaines, à travers 10 artistes marquants qui y sont passés au fil des années et que les Montréalais ont pu découvrir alors que plusieurs de ces artistes y faisaient leurs premiers pas.

Les Négresses Vertes (2000)
Le passage du célèbre groupe français au MEG s’arrime presque avec la parution de l’album qui marquait le passage du groupe vers l’électro: Trabendo, réalisé et mixé par le musicien, DJ et producteur anglais Howie B.

M83 (2002)
Mené par l’artiste français Anthony Gonzales, M83 venait de présenter à cette époque ses premiers enregistrements au monde. Inspiré, inspirant, scintillant, spectaculaire et somptueux, entre Tangerine Dream, Jean-Michel Jarre, Cocteau Twins et Brian Eno, l’électro singulier de M83 devait ensuite conquérir le monde et particulièrement les États-Unis.

Le Tigre (2004)
En 2004, le dynamique trio électro-clash-punk féministe new-yorkais Le Tigre était presque à son apogée avec, entre autres, l’irrésistible tube dansant Deceptacon. Grâce au MEG, Montréal a vécu l’expérience Le Tigre dans un Club Soda rempli et chauffé à bloc.

Duchess Says (2006)
Le concert du groupe électro-rock montréalais Duchess Says au MEG confirmait la rumeur qui circulait depuis un certain temps dans l’underground : il fallait voir absolument ce groupe vigoureux, avec sa jeune chanteuse, Annie-Claude Deschênes alias A-Claude, performeuse charismatique et déjantée, qui en donnait pour son argent au public. C'était le début d’une longue et fructueuse carrière pour la grande prêtresse de l’Église de la perruche…

Animal Collective (2007)
En septembre 2007, au National, les Américains psychédéliques d’Animal Collective, alors déjà l’un des groupes-phares d’une génération, ont donné un concert hallucinant et lumineux, révolutionnaire, merveilleusement pop-folk, singulièrement noise-rock. Ce concert mémorable était comme une invitation à plonger dans un gigantesque sac d’oursons-jujubes moelleux, savoureux et colorés.

M.I.A. (2007)
Encore grâce au MEG, les Montréalais ont pu enfin découvrir l’artiste britannique étonnante qu’est M.I.A. (Mathangi « Maya » Arulpragasam, d’origine tamoule), avec son rap engagé et ses structures de chansons souvent passablement expérimentales. Depuis, elle est devenue une immense star mondiale de la pop, controversée et provocatrice.

Sébastien Tellier (2008)
L'année 2008 est celle où la carrière de l’artiste français Sébastien Tellier, déjà une figure musicale importante, a pris son véritable envol après la parution de son album Sexuality, fruit d’une collaboration avec Guy-Manuel Homem-Christo de Daft Punk. Le concert au MEG s’inscrit dans cette période, à partir de laquelle Tellier est devenu encore davantage une figure d’influence de l’électro mondial.

A Tribe Called Red (2012)
Quelle découverte que celle de ATCR! Leur étonnant mélange de dubstep, de hip-hop, avec des éléments musicaux et rythmiques issus de la culture des Premières Nations en a enchanté plus d’un. Le groupe d’Ottawa est sur une lancée ascendante constante depuis, et son influence a grandi au point qu'il est devenu l’un des plus importants groupes de musique électronique au Canada.

La Bronze (2014)
Le concert de Nadia Essadiqi, alias La Bronze, au MEG en 2014 allait précéder de peu la découverte mondiale de cette artiste lors de son interprétation de la chanson Formidable, de Stromae, en arabe marocain. La Montréalaise s’est ainsi dévoilée à son premier public avant de prendre un envol musical à la mesure de son talent.

Afrikana Soul Sister (2017)
Entre la tradition et la modernité, entre l’Afrique et l’Occident, Afrikana Soul Sister, c’est la rencontre des rythmes électroniques de Jean-François Lemieux (Basta, La Sale Affaire, Daniel Bélanger, Damien Robitaille, etc.), également à la basse et aux arrangements, avec les chants de Djely Tepa,et les percussions de Joannie Labelle et Fa Cissoko. C’est ce que vous entendrez de plus innovateur et surprenant par les temps qui courent. Merci MEG.