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10 albums marquants des années 80

Par
Ariane Cipriani

Dans les années 80, Robert Charlebois t'aime comme un fou, Paul Piché descendait l'escalier et Roch Voisine était amoureux d'Hélène.

Difficile de sélectionner seulement 10 albums de cette décennie où la production de musique originale québécoise étonnait par sa variété et sa quantité. Dans les années 80, on aimait toujours autant la chanson-folk quand durant la décennie précédente, mais plusieurs artistes ont adopté sans réserve le synthétiseur. Dans les vidéoclips, on osait les chorégraphies. À cette époque, il y avait même une catégorie « musique de danse » à l’ADISQ. Retour sur une période synthétique, électrique et dynamique, où l’on parlait alors de microsillons.

L’escalier, de Paul Piché (1980)
Le souverainiste convaincu compose ce classique de la chanson québécoise après la victoire du non au référendum de 1980. L’album fait suite au très apprécié À qui appartient l’beau temps, qui l’a consacré d’emblée en 1977 chanteur rassembleur (et plein d’ardeur). Avec ce deuxième disque folk, plus doux et plus sombre, le public sent une proximité avec cet artiste franc.

Passe-Partout (1981)
Cette année-là, Octobre, André Gagnon, Fabienne Thibault, Richard Séguin, Ginette Reno et Nicole Martin lancent chacun des disques à succès. Cependant, le Félix du microsillon le plus vendu revient à… Passe-Partout! Sans que ce dernier soit musicalement important, il vaut bien la mention!

Tension attention, de Daniel Lavoie (1984)
En 1983, Daniel Lavoie dévoile un nouveau look et un nouveau son. L’auteur-compositeur se laisse aller sans retenue à la modernité des synthétiseurs. L’album étonne autant qu’il réjouit le public. C’est un énorme succès pour le chanteur, qui reçoit beaucoup de prix et qui voit sa chanson Ils s’aiment cartonner en France.

J’t’aime comme un fou, de Robert Charlebois (1983)
La pochette illustrée, un Charlebois qui flirte avec la pop et plusieurs textes signés Luc Plamondon, dont les mégasuccès J’t’aime comme un fou et Les talons hauts, écrites en quelques minutes sur un comptoir de bar… Voilà le Charlebois des années 80. On ne s’en lassera jamais, même de cette période pop.

Il y a de l’amour dans l‘air, de Martine St-Clair (1984)
Si 1984 est une année très chargée pour Céline Dion (plusieurs albums et une prestation devant le pape Jean-Paul II), c’est aussi une année charnière dans la carrière de Martine St-Clair, qui sort son deuxième disque. Des chansons d’amour éperdu, une voix cristalline et une pop romantique au goût du jour, alternant entre les ballades et les rythmes galopants : voilà ce qui fait le succès de cet album dont pas moins de sept extraits se retrouvent dans les palmarès, dont sa reprise d'On va s’aimer, de Gilbert Montagné.

You Be Easy, d’Uzeb (1984)
Le groupe de jazz fusion de Michel Cusson, Alain Caron et Paul Brochu propose des compositions originales et bricole lui-même certains des appareils d’enregistrement, pour repousser les limites de l’époque. Plusieurs claviéristes viennent rehausser son style audacieux. La formation lance plusieurs albums pendant cette décennie. À partir de 1984, le groupe tourne abondamment en Europe et cumule les ventes de disques.

Un trou dans les nuages, de Michel Rivard (1987)
Michel Rivard aussi succombe à la mode des synthétiseurs et de la batterie électronique. L’auteur-compositeur fait paraître en 1987 ce disque audacieux, musicalement très différent de ce qu’il nous a présenté jusqu’ici, en solo ou avec Beau Dommage. La modernité de l’instrumentation ne camoufle en rien la sensibilité des textes. Outre la chanson-titre, l’album contient Libérer le trésor, Le privé, Ma blonde et les poissons et surtout Je voudrais voir la mer.

Incognito, de Céline Dion (1987)
Changement de look et de son : après une courte pause, notre Céline nationale revient en jeune femme affirmée avec un son tout à fait moderne, et surtout avec l’intention de percer à l’échelle internationale. Luc Plamondon signe ce succès pop annonçant une nouvelle étape pour la chanteuse, en plus de lui écrire Lolita (trop jeune pour aimer), en collaboration avec Daniel Lavoie.

Journée d’Amérique, de Richard Séguin (1988)
Richard Séguin compte parmi les quelques artistes à ne pas prendre le virage du synthétiseur. Il fait paraître cette année-là un quatrième album solo, qui marque un tournant dans sa carrière, avec un son plus rock, déjà utilisé sur le disque précédent, Double vie. Avec des chansons comme Protest Song, L’ange vagabond et Tu marches, l’album se vend à plus de 100 000 exemplaires.

Hélène, de Roch Voisine (1989)
Rarement a-t-on vu pareil phénomène. En juin 1989, une tornade pop-rock romantique parcourt le Québec, et toutes les jeunes femmes tombent sous le charme de Roch Voisine, alors âgé de 24 ans seulement. La France aussi s’emballe vite pour le chanteur irrésistible du Nouveau-Brunswick. Un début de carrière fulgurant, et voilà Roch Voisine parti sur la route pour plusieurs mois, voire plusieurs années.