Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Photos : Hubert Lenoir sous le soleil ardent du Festif

Par
Claudia Beaumont

Hubert Lenoir reçoit ces jours-ci une attention médiatique considérable (Allô Kanye West), qui se traduit inévitablement par plus d'interactions, de tapes dans le dos et de « bravo, mon homme » lors de ses déplacements, comme nous avons pu le constater lors de notre tournée du Festif! de Baie-Saint-Paul en sa compagnie. Voici le compte rendu de cette journée en photos et en quelques mots.

Baie-Saint-Paul en 4 arrêts indispensables

Parce que Hubert connaît bien le festival, la ville, et aussi parce qu'on l'aime bien, Philippe Fehmiu et moi avons eu envie de le suivre durant une journée au paradis de Charlevoix. Premier arrêt : le Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul. La destination s'imposait, sachant que Hubert voue un intérêt tout particulier à l'art et à ses multiples possibilités de changement. Il l'a d'ailleurs proclamé dans sa vidéo adressée à Kanye West : « Faisons de l'art, changeons le monde ensemble. » L'exposition La révolution Borduas : espaces et liberté était donc, pour lui comme pour nous, un incontournable.

Le guitariste Alex Martel, Philippe Fehmiu, Hubert Lenoir, Noémie D. Leclerc et Élisabeth Demers, chef des émissions à ICI Musique, visitent le Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul.

Ce n'est pas parce que nous allions passer une heure au musée, à découvrir un important peintre de l'histoire du Québec, que nous allions laisser nos ballons de plage à la porte. Nos jouets gonflables ont bien fait rire le directeur du musée, qui n'a pas hésité à nous offrir une visite guidée de l'exposition. Il a mis plus de deux ans à établir ce parcours chronologique permettant de suivre l'évolution de la peinture de Borduas.

Si l'histoire de l'art au Québec vous intéresse, en particulier la période des années 1950 marquée par la publication de Refus global, cette exposition vaut le détour. Quant à Hubert Lenoir, cette saucette dans le monde de l'art contemporain lui a donné le goût de s'initier aux arts visuels : « J'aimerais ça faire de la peinture, mais je ne sais pas si je serais bon. » On s'en fout, Hubert, l'important, c'est d'y trouver ton espace de liberté créatrice, et ça, il ne fait aucun doute que tu le peux.

Après cette expérience artistico-cérébrale (voir notre courte discussion sur Instagram), nous nous sommes dirigés vers la plage, non pas pour nous baigner dans l'eau, mais plutôt dans la boue. Oui, oui, un bain de boue sur le bord du fleuve. Malheureusement, la marée était trop haute pour ce faire, au grand dam de Philippe Fehmiu qui voyait là un exercice pour s'amuser tout en prenant soin de notre épiderme.

Qu'à cela ne tienne, nous avons fait les lézards au soleil, nous nous sommes détendus et avons échangé quelques confidences, dont certaines très pertinentes sur notre rapport à notre corps. Comme Hubert Lenoir semble prendre plaisir à intégrer des cascades dans ses spectacles, cela nous a amenés à nous interroger sur la façon dont il envisage sa propre sécurité. « Quand je fais de la scène, je tombe dans une zone de transe », nous a-t-il expliqué comme pour justifier son saut des gradins de la veille. « Je me mets pas mal en danger, c'est vrai, je pense que j'ai un côté masochiste. Non pas pour vouloir m'autodétruire, mais plutôt pour me mettre au défi physiquement. Mais bon, j'ai quand même fait du sport et j'ai un bon équilibre. » Nous voilà un peu plus rassurés.

Troisième arrêt : un spectacle-surprise sur la rue Saint-Jean-Baptiste. Le Festif se surpasse dans ce type d'événement cette année avec des spectacles inattendus de Paul Piché – qui ne faisait même pas partie de la programmation officielle –, du groupe Ponctuation et des rappeurs Seba et Horg dans un circuit en autobus à 1 h du matin. Le spectacle-surprise auquel nous avons assisté était celui de Pascale Picard présenté sous le soleil ardent du milieu de l'après-midi. La crème solaire et le chapeau étaient de mise.

Par la suite, nous nous sommes promenés nonchalamment dans les rues de Baie-Saint-Paul qui fourmillaient de festivaliers heureux comme des enfants. Or, après quelques heures de marche – un petit chemin de Compostelle de week-end, selon Hubert –, nous n'avons pu résister à l'appel d'une terrasse à l'ombre et d'une boisson fraîche. Notre tournée s'est donc terminée autour d'une sangria, à échanger sur notre journée et nos rencontres. Immanquablement, un sujet revenait toujours : le rapport à la notoriété.

Bien sûr, Hubert Lenoir n'est pas le premier artiste à goûter aux affres et aux joies de la célébrité. Il faut bien admettre cependant que la vitesse à laquelle elle est arrivée impressionne, tout autant que son adaptation à cette nouvelle réalité et les responsabilités qui s'ensuivent pour lui et sa petite équipe.

Toute la journée, nous avons perçu quelque chose qui s'apparente à de l'émerveillement dans le regard des gens. Notre Révélation en chanson a peut-être ses détracteurs, mais selon notre évaluation sommaire sur le terrain, ses admirateurs sont vraisemblablement plus prompts à lui témoigner leur affection. Voilà qui est digne de mention.

Pour voir nos courtes vidéos avec Hubert Lenoir au Festif! de Baie-Saint-Paul, consultez notre compte Instagram.