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Ces one-hit wonders bien-aimés : 10 succès éphémères impossibles à oublier

Par
Nathan LeLièvre

Le succès éphémère (en anglais, le one-hit wonder) provoque à peu près toujours la même réaction : « C’est vrai! J’avais oublié que ça existait, ça! ». Puis on prend un malin plaisir à se déhancher, ou encore, on se met à raconter tous les souvenirs qui refont surface à la seule audition de ladite chanson. La mélodie accrocheuse ne dure pourtant que 3 ou 4 minutes (aussi longtemps que la carrière de certains interprètes, diront les langues plus acerbes). Pourtant, les succès éphémères d’autrefois ont le pouvoir de nous faire voyager dans le temps.

Voici les 10 succès éphémères parmi les plus mémorables qui soient :

Coeur de loup remplit les pistes de danse depuis le début des années 90. Peu de gens sont toutefois capables de nommer son interprète, Philippe Lafontaine et encore moins une autre de ses chansons.

Quand on nous demande un bon matin, comment ça va, il nous arrive parfois de répondre — un peu à la blague et en faussant — que comme dans ce tube de Kathleen, Ça va bien. Puis, la chanson nous reste en tête toute la journée. Même si sa gloire dans les années 90 fut brève, Kathleen (Sergerie) a récemment annoncé vouloir faire un retour dans la sphère publique.

C’est un méga succès! Combien de couples ont dansé leur amour sur Comme j’ai toujours envie d’aimer? La chanson est connue de tous. Son créateur, Marc Hamilton, a été intronisé au Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. Il est toujours actif (il a même enregistré un album hommage à Aznavour), mais il est plus discret.

Gabrielle Destroismaisons était la coqueluche pop au début des années 2000. Sa chanson pop-dance Et cetera cartonnait. Après nous avoir offert deux autres albums et avoir participé à quelques comédies musicales (Dracula, Big Bazar), la chanteuse est retournée à l’école terminer son secondaire et se fait davantage femme d’affaires (qui a lancé une ligne de bijoux en plus de devenir représentante Arbonne).

En 1984, Femme libérée a propulsé Cookie (Christian) Dingler au sommet des palmarès. Pas plus de deux ans plus tard, le chanteur s’est toutefois retrouvé en cure de désintoxication. Depuis, il n’a pas créé de nouveaux succès. Il a avoué en entrevue qu’il se plaît à vivre de sa gloire passée, de cette chanson qui ne lui appartient plus, dit-il. Elle est devenue plus grande que lui et il se fait un plaisir de la chanter à qui veut l’entendre.

Dur, dur, d’être enfant-vedette : la longévité est loin d’être acquise! Pensons à Jordy, dont le succès Dur, dur, d’être bébé a eu peu de suite. Cela dit, il a tout de même réussi à vendre 6 millions de disques avec sa chanson, sortie en 1992. À partir des années 2000, il multiplie les apparitions à la télé, notamment pour participer au concours de téléréalité La Ferme Célébrités 2.

Léandre (Éthier) a été choriste pour la rockeuse canadienne Sass Jordan avant de nous donner la douce ballade Goodbye, My Love en 1990. Après ce succès, il a attendu cinq ans avant de lancer un deuxième album, son dernier à ce jour. Il s’est depuis reconverti en massothérapeute.

Steve Fiset a beau avoir lancé une vingtaine de simples, Les chemins d’été (Dans ma camaro) reste l’unique chanson que l’histoire a retenu de lui. Après avoir œuvré comme chanteur et comédien quelques années à peine, l’interprète d’un des textes les plus connus de Plamondon, s’est retiré de la vie publique en 1979.

Tombée dans l’anonymat, Sandra Dorion mène aujourd’hui une vie tranquille d’enseignante au primaire. Mais c’est elle qui était à la tête du groupe Nuance, qui nous a donné Vivre dans la nuit (qu’elle avoue avoir même chanté à son mariage). Son album solo, lancé près d’un quart de siècle après l’époque Nuance, par contre, est passé pratiquement inaperçu.

Il a coanimé Jeunesse d’aujourd’hui avec Pierre Lalonde et Les tannants avec Pierre Marcotte et Shirley Théroux, il a été sacré découverte de l’année de Radio-Canada en 1960 et il a joué au cinéma, mais quand on parle de Joël Denis on se rappelle surtout un succès retentissant et éternel : Le Ya Ya.

Deux genres de succès éphémères

Dans la plupart des cas, il s’agit d’une chanson ayant joui d’un succès fulgurant et que virtuellement tout le monde a su fredonner à un moment donné (Cookie Dingler, Nuance, Léandre, Philippe Lafontaine, Steve Fiset) et dont la carrière de l’interprète, en revanche, n’a pas connu de longévité. On va même parfois jusqu’à se demander la fameuse question « Mais que sont-ils devenus? »

Dans d’autres cas, si l’interprète a toute de même continué à faire carrière, l’une de ses chansons a complètement occulté le reste de son répertoire (Joël Denis, Gabrielle Destroismaisons), seul succès ayant attiré l’attention. Autrement dit : aucune tentative subséquente n’aura eu la même envergure. Du moins, pas encore. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve.

Comment expliquer qu’une chanson ait plus de succès qu’une autre, qu’un artiste soit plus pérenne qu’un autre? Nul ne peut savoir! Même si certains experts s’entendent sur des constantes, il est impossible d’en arriver à une recette infaillible qui sied à tous. Il y a une bonne part de tout ça qui relève des modes et de concours de circonstances. L’important, c’est de se rappeler que tous ces artistes sont parvenus à marquer l’histoire de la musique à leur façon et que le bonheur que leur succès éphémère nous procure, lui, est éternel!

Pour plein d’autres souvenirs, démarrez cette liste d’écoute You Tube de succès éphémères plus mémorables les uns que les autres :