Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Meilleurs albums 2018 : notre palmarès de mi-année  

Il est toujours difficile de dresser une liste de nos albums préférés. L’exercice étant subjectif, il est présomptueux de dire qu’il s’agit des meilleurs. Voici donc 30 de nos coups de cœur, une sélection d’albums parus depuis janvier que nous considérons comme incontournables.

Dumas – Nos idéaux
Sur Nos idéaux, la pop-rock-électro atmosphérique de Dumas est toujours aussi entraînante. Compositeur et mélodiste hors pair, le musicien parvient toujours à se réinventer et signe l’un de ses meilleurs albums depuis Le cours des jours, paru il y a déjà 15 ans.

Cœur de pirate – En cas de tempête ce jardin sera fermé
Un retour uniquement en français réussi pour la talentueuse Cœur de pirate. Mélodique, émouvant, raffiné et fort bien orchestré, ce quatrième album justifie à nouveau la place importante qu’occupe Béatrice Martin dans le paysage de la chanson francophone.

Alfa Rococo – L’amour et le chaos
Dans la fluidité de sa réalisation, ce nouvel album du duo pop Alfa Rococo (David Bussières et Justine Laberge) se démarque des disques précédents. C’est toujours aussi dansant, mais le fil musical qui relie les pièces de L’amour et le chaos en fait peut-être le meilleur album de la formation.

Milk & Bone – Deception Bay
Une atmosphère éthérée imprègne ce deuxième album aux orchestrations consistantes du duo féminin montréalais formé de Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne. Les couches de sons, de rythmes et de chœurs de Deception Bay présentent un façonnage beaucoup plus poussé et complexe que sur Little Mourning, leur premier disque.

Hubert Lenoir – Darlène
La Révélation Radio-Canada en chanson pop nous offre un premier album solo aux allures d’un opéra post-moderne. Se promenant entre le rock, la ballade sensuelle et rêveuse, la relecture (Si on s’y mettait, de Jean-Pierre Ferland), le R’n’B, le jazz et la musique instrumentale, Hubert Lenoir s’émancipe et on s’emballe!

Amé – Sa couleur
En ce début d’année, le premier album d’Amélie Larocque, sous le nom d’artiste Amé, est l’une des belles surprises en musiques électro pop. C’est dansant sur toutes les pièces (à l’exception de Que ferons-nous?) et franchement bien écrit. La chanteuse assume totalement son côté pop qui flirte parfois avec le son de Stromae ou encore de Christine and the Queens. On y revient souvent.


Dominique Fils-Aimé – Nameless
Ce deuxième album aux couleurs blues et soul de Dominique Fils-Aimé est pour le moins prenant. La voix souvent époustouflante de beauté de la chanteuse s’élève au travers de sublimes harmonies vocales. Une merveilleuse et immense surprise.

The Brooks – Freewheelin' Walking
Freewheelin’ Walking est une incursion beaucoup trop courte de quatre superbes morceaux en territoire funk absolument libre, exécutés avec maestria. Funk addictif livré par les nouveaux maîtres du genre.

Les Royal Pickles – Jouer dans l’trafic
Swing, jazz et festif, Jouer dans l’trafic, premier disque longue durée de la formation Les Royal Pickles, nous transporte dans les rues de La Nouvelle-Orléans et de Saint Louis autant que dans celles de Montréal. Un immense condensé de bonheur en musique.

Maggie Savoie – Tumeur à l’égo
Tumeur à l’égo est une grande réussite. Un album blues rock francophone à la réalisation sans faille qui place désormais l’Acadienne Maggie Savoie parmi les artistes les plus à surveiller de la francophonie canadienne.

Steve Hill – The One Man Blues Rock Band
Enregistré à La Chapelle à Québec, The One Man Blues Rock Band nous plonge directement dans l’ambiance des intenses prestations du virtuose guitariste Steve Hill. L’homme-orchestre y livre un tour de force musical qu’il faut consommer de préférence sur une chaîne stéréo puissante.


Nadia Labrie/Mathieu Gaudet – Schubert : flûte passion
Le premier album en tant que soliste de la flûtiste Nadia Labrie recèle des pépites d’or mélodiques. La complicité que l’instrumentiste de haut niveau a développée avec le pianiste Mathieu Gaudet est empreinte d’une grande sensibilité. Cet album, qui ne souffre d’aucun faux pas ni d’aucune aspérité quelconque, est un incontournable.

Jean-Michel Blais – Dans ma main
Comme suite à son magistral premier album IL, le pianiste Jean-Michel Blais raffine son style déjà si délicat, navigant sans s’amarrer entre le néo-classique, le minimalisme et la pop. Poussant davantage l’habillage électronique, Dans ma main offre un résultat nocturne et mystérieux où l’extrême sensibilité du musicien nous garde en éveil.

Marc-André Hamelin/Leif Ove Andsnes – Stravinsky : Le sacre du printemps
La musique du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky est déjà un tour de force; sous les doigts du Québécois Marc-André Hamelin et du Norvégien Leif Ove Andsnes, elle prend ici encore plus d’ampleur. Puissance sonore, articulation exemplaire et sens du rythme intuitif, extraordinairement fluide, sont au menu de cet enregistrement magnifique.


Ramon Chicharron – Merecumbé
Avec ce nouvel album au son rond et joyeux, Ramon Chicharron laisse tomber les cuivres pour mettre l’accent sur des guitares mélodiques et des congas aux rythmes plus tempérés. Avec Merecumbé, les rythmes afro-colombiens traditionnels côtoient le funk, le ragga, la guitare psychotropicale et les sonorités électroniques pour un album plein de soleil.

Jeremy Dutcher – Wolastoqiyik Lintuwakonawa
Franchement inusité et très séduisant ce Wolastoqiyik Lintuwakonawa, du chanteur, pianiste et compositeur Jeremy Dutcher, de la nation malécite de Tobique, au Nouveau-Brunswick. Chantant en langue malécite et faisant revivre des enregistrements datant de plus de 110 ans, Dutcher présente un album aussi splendide que précieux.

Genticorum – Avant l’orage
Le groupe traditionnel québécois Genticorum (Pascal Gemme, Yann Falquet et Nicholas Williams) propose avec Avant l’orage un folklore onctueux et délicatement enrobé. Il s’agit d’un disque où la finesse et le souci du détail s’ajoutent aux arrangements aérés. Ici, Genticorum donne dans la dentelle.


Pierre-Hervé Goulet – Pas loin d’ici
Entre le rock, le folk et la pop, le deuxième album de Pierre-Hervé Goulet dévoile plus que jamais son talent d’auteur. Sur Pas loin d’ici, le Beauceron d’origine signe des tournures de phrases et des rimes recherchées, avec un côté pop tout sauf formaté.

David Portelance – Un abri contre le vent
Un deuxième splendide album pour l’exceptionnel auteur et compositeur David Portelance. Beaucoup plus abouti que le disque précédent, Un abri contre le vent est un bouquet de chansons déchirantes où l’on suit le chanteur dans sa quête du bonheur. Le ton, la poésie et les arrangements, ici, tout est magnifique. Un grand disque folk.

Simon Kingsbury – Plaza
Ce deuxième album de Simon Kingsbury vient confirmer quelque chose que nous savions déjà : le gars sait composer des chansons. Se déplaçant entre des pièces folk et d’autres, plus rock, Kingsbury signe un album franchement efficace.

Foisy. – Foisy.
Doux, mélancolique et bouleversant, ce premier trop court album (cinq pièces) de Foisy. (Marc-André Foisy) fait l’effet d’un baume. Le folk du jeune auteur-compositeur-interprète, admirablement enveloppé du violon souvent déchirant de Laurence Möller, fait rêver de grands espaces puis laisse présager de belles et grandes choses pour la suite de son parcours.


Random Recipe – Distractions
Un troisième album à la fois riche et concis pour le groupe formé de Frannie Holder, Fabrizia Difruscia et Liu-Kong Ha. Disque hétéroclite susceptible de plaire autant au mélomane exigeant qu'au grand public, Distractions est une œuvre aboutie dont aucun détail n'a été laissé au hasard.

Ponctuation – Mon herbier du monde entier
Sur ce troisième disque, Ponctuation (les frères Guillaume et Maxime Chiasson) emprunte un chemin plus vaporeux et psychédélique que sur La réalité nous suffit, paru en 2015 et qui sonnait comme une tonne de briques. Reposant sur des mélodies inspirées, Mon herbier du monde entier est sans doute le disque le plus complet de la formation.

Lydia Képinski – Premier juin
Contes cruels, ritournelles corrosives, tragédies surréalistes serties d’humour noir : voilà comment on pourrait décrire les huit chansons denses et merveilleuses de ce solide premier album de Lydia Képinski. Avec des pièces finement ciselées, à la mécanique dramatique précise et les émotions sur le fil du rasoir, Premier juin est un album bouleversant de sincérité et de talent.

Les Hôtesses d’Hilaire – Viens avec moi
Opéra rock déjanté en 80 minutes de musique rock psychédélique et de folie en stéréo, Viens avec moi s’avère un imposant album. Les élans rock complexes et maîtrisés des Hôtesses d’Hilaire, groupe phare de la contre-culture acadienne actuelle, font de ce disque une œuvre étonnante qui se déguste d’une traite.

Jésuslesfilles – Daniel
Voilà 27 minutes 29 secondes de rock sacrément bien foutu. De la distorsion, des mélodies pop étonnantes et un sens de l’orchestration toujours dans le sens d’un crescendo dramatique, bruyant, abrasif, ce Daniel, du combo montréalais Jésuslesfilles, est un beau condensé de rock pesant et accrocheur.

Galaxie – Super lynx deluxe
La formation du surdoué guitariste Olivier Langevin frappe encore très fort. Instrumentations costaudes, riffs de guitare aussi mélodieux que « rentre dedans », vibrantes percussions et arrangements soignés créent des musiques électro rock encore une fois endiablées. Plus que jamais, Galaxie est LE son du rock alternatif francophone.

Chromeo – Head Over Heals
Les seigneurs de l’électro-dance-funk Dave-1 (David Macklovitch) et P-Thugg (Patrick Gemayel) livrent un album vraiment bien tourné, et dansant au maximum. Head Over Heels est une succession de compositions extrêmement solides, rebondissantes, se succédant toutes comme autant de tubes accrocheurs. Sûrement le meilleur album du duo depuis Fancy Footwork, paru en 2007.

Dave Chose – Dave Chose
Le rock de Dave Chose ne manque pas d’authenticité, de fougue, d’énergie, de gueule, d’autodérision et de panache. Son premier album, homonyme, est un condensé de chansons grunge rock, plus ou moins folk habilement construites. Voilà un plus qu’excellent premier album.

Seba et Horg – Grosso-Modo
Réunis pour la première fois au sein du même groupe, le rappeur Seba et le réalisateur DJ Horg offrent sur Grosso-Modo un brillant arrangement de morceaux francs et joyeux. Faisant dans l’humour sans jamais sombrer dans le cynisme, le duo relève le défi de faire du hip-hop léger, divertissant, tout en respectant la culture et sans sombrer dans la parodie.