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Cinq questions à Alan Côté du Festival en chanson de Petite-Vallée

Par
François Marchesseault

Après les épisodes fâchants et tristes de la dernière année (incendie du théâtre de la Vieille Forge, incendie de la Maison Lebreux), l’important Festival en chanson de Petite-Vallée s’apprête à accueillir à nouveau les amoureux et les artistes de la chanson francophone. Nous avons posé cinq questions à Alan Côté, un battant et surtout grand manitou du festival depuis plus de 20 ans.

1) Maintenant que vous êtes à quelques jours du début du 36e Festival en chanson, quelle émotion vous habite en regardant les événements de la dernière année [les deux incendies, mais également les nombreux spectacles-bénéfices ainsi que la vague de solidarité, NDLR]?

Ouf! Un grand mélange d'émotions, entre l'euphorie habituelle qui nous habite avant l'événement, mélangé avec la vague d'amour qui nous a portés tout au long de cette année. L'enthousiasme de présenter aux festivaliers ce que l'on a réussi à monter comme installations afin de tenir le festival et, je dois l’avouer, un peu de nostalgie pour ce paysage qui ne sera plus jamais le même...

2) Comme vous avez passé plus de 20 ans à la tête du Festival en chanson de Petite-Vallée, vous devez avoir des centaines de souvenirs impérissables de spectacles émouvants. Quelle prestation marquante vous vient spontanément en tête (ou deux, ou trois…)?

Les spectacles hommage aux artistes parrains et passeurs : monsieur Vigneault, Plume, Pierre Flynn (avec Octobre réuni), les spectacles de la Petite école de la chanson (tous!), les « chansonneurs » qu’on accompagne sur une longue période : Lisa LeBlanc, Klô Pelgag, Philippe Brach, etc.

3) Ce qui est frappant quand on passe par le Festival en chanson de Petite-Vallée, c’est de constater à quel point les spectateurs ont soif d’écouter de la chanson, attentivement, dans le plus beau et le plus grand des silences. Qu’est-ce qui crée cette communion si particulière autour de la chanson à Petite-Vallée?

C'est l'importance et la place qu’on lui donne à cette chanson, les lieux qu’on habite pour elle, l'art d'organiser l'organique et 36 ans de rendez-vous et de relations fidèles.

4) Une des particularités du Festival est d’avoir des artistes qu’on appelle les « passeurs » (Marie-Pierre Arthur et Louis-Jean Cormier cette année). Quel est leur rôle?

Les passeurs donnent le ton à l'événement, on orchestre la programmation autour d'eux. Cette année par exemple, 300 enfants chanteront une douzaine de chansons des passeurs lors de la Petite école de la chanson. Une cinquantaine d'artistes et d'artisans interpréteront une vingtaine de chansons des passeurs dans un hommage rendu à ces derniers. Quant à eux, les « chansonneurs » ont monté deux de leurs chansons qu'ils auront interprétées à sept reprises pendant le voyage entre Montréal et Petite-Vallée, en passant par Québec et Tadoussac. Les deux passeurs présenteront un spectacle en tête à tête avec eux en première partie et, enfin, ils prendront part au grand spectacle Une fois six avec leurs collègues générationnels Ariane Moffatt, Salomé Leclerc, Olivier Langevin et Fred Fortin.

5) Si vous aviez un souhait à formuler pour la suite de l’aventure du Festival en chanson, quel serait-il?

Que la jeunesse se mobilise afin de poursuivre cette mission de mettre de l'avant la chanson, prioritairement en français, dans un nouveau lieu porteur pour celle-ci, pour la Gaspésie et pour les prochaines générations.

Écoutez ou réécoutez l’entrevue d’Alan Côté à l’émission Chants libres à Monique diffusée en septembre dernier