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Voyez Rythmopolis, un spectacle musical présenté à 360°

Par
Claudia Beaumont

Le 8 septembre dernier, nous avons présenté Rythmopolis, un spectacle musical immersif réunissant 50 percussionnistes, des sculptures sonores et quelques sirènes de camions lourds. Ce grand événement techno-artistique a été diffusé en direct de la place des Festivals de Montréal en vidéo à 360 degrés.

Bonne nouvelle : ce spectacle vous est maintenant offert pour visionnement en ligne. Nous vous suggérons d'utiliser un casque de réalité virtuelle.

Concrètement, quelle forme a pris Rythmopolis?

Le titre donne déjà une idée du thème principal : le rythme de la ville. Des tambours ancestraux évoquant les rencontres fondatrices aux percussions modernes de la ville hyperconnectée, en passant par les musiques d’ailleurs qui forment la trame musicale d’aujourd’hui, Rythmopolis traduit en musique l’évolution de l’indomptable cité.

Au total, on a fait appel à neuf compositeurs de musique contemporaine de renom, qui ont présenté chacun une œuvre originale inspirée des mouvements et des structures de la ville.

Consultez le programme de Rythmopolis en cliquant ici.

Tôles miroirs contrôlées par le son, sirènes de camions lourds, comètes et constellations en réalité augmentée, sculptures sonores roulantes et autres créations faisant appel aux matériaux urbains : le spectacle Rythmopolis en a mis plein la vue aux spectateurs présents sur place. À cet effet, précisons qu’il a été présenté de manière circulaire, c’est-à-dire que le public était enveloppé de musique et de projections. Les mélomanes ont été transportés par les vibrations musicales, auxquelles ont été branchées les fontaines d’eau, qui ont « dansé » elles aussi!

Rythmopolis est le fruit d’un travail d’équipe colossal, amorcé il y a plusieurs mois par le Centre interdisciplinaire de recherche en musique, médias et technologie (CIRMMT), une communauté au sein de laquelle les arts et les sciences se côtoient quotidiennement afin de développer des approches novatrices. La concrétisation de ce spectacle reposait aussi, en grande partie, sur la créativité des acteurs que voici :

• Direction artistique : Michel G. Barette, metteur en scène et spécialiste des arts de la rue, et Fabrice Marandola, membre fondateur de l’ensemble à percussions Sixtrum et professeur à l’École de musique Schulich de l’Université McGill.

• Direction de production : Jean-François Beaulé, avec Pierre Roy à la conception des éclairages.

Rythmopolis a rassemblé une trentaine de musiciens-percussionnistes issus des ensembles suivants :

Sixtrum (Montréal)

EP4 (Québec)

Architek (Montréal)

TorQ (Toronto)

Ensemble Karel (Laval)

Video Phase (Montréal)

C’est sans oublier quatre percussionnistes professionnels (Mélissa Lavergne, Ziya Tabassian, Shawn Mativetsky, Patrick Graham) et la danseuse Claude Bellemare, qui incarnait un personnage insaisissable nommé L’instant.

« La percussion évoque le rythme et la puissance, mais c’est avant tout un langage musical universel où le mouvement et le son ne font qu’un. Combinée aux nouvelles technologies, la percussion est le meilleur vecteur pour évoquer la trépidation de nos vies contemporaines et ses moments de suspension. »

Fabrice Marandola, codirecteur artistique

« Chez l’humain, l'ouïe est généralement le premier sens en éveil et le dernier à disparaître. Le son nous accueille dans le monde et nous accompagne jusqu'à la fin. Dès le départ, nous sommes habités par le rythme, notre cœur pulse la vie. Le jour, la nuit, les saisons, les horaires de train, d'avion et de travail, les horloges, les montres, les chronomètres scandent les secondes au milliardième près, et poussent la cadence. »

Michel G. Barette, codirecteur artistique


Rythomopolis
: le grand défi technique

Ouf! Il y en aurait long à dire ici aussi, mais pour ne pas perdre personne, résumons.

Rythmopolis a été diffusé en vidéo à 360 degrés, en direct et sans fils. Alexandre Courteau vous présente la « bête » qui a filmé le tout parmi la foule.

Alexandre Courteau et les dessous techniques de Rythmopolis

Premier défi : assurer la diffusion du spectacle (d’une durée de 75 minutes) en direct sur le web, et ce, en vidéo à 360 degrés. Déjà que la webdiffusion de concerts en direct relève parfois de l’exploit, imaginez un peu le type de préparation que cela a exigé.

Deuxième défi : se débarrasser des fils. Cette webdiffusion en 360 degrés devait absolument se faire en mobilité! La connexion sans fil a été privilégiée en raison de l’emplacement de l’activité (la place des Festivals), de l’envergure des scènes et des déplacements des artistes dans la foule. À ce jour, aucun événement d’une durée aussi longue n’a été diffusé de cette façon en direct sur le web.

Troisième défi : la synchronisation en direct du son ambiophonique (c’est-à-dire que la captation audio était aussi en 360, avec les ambiances sonores et musiques localisées dans l’espace tout autour de l’internaute pour le placer au centre de l’action) et de la vidéo à 360 degrés. Soulignons que cette captation s'est effectuée en plan-séquence, sans montage, afin de générer chez l’internaute un sentiment d’inclusion à l’événement. Pour cela, il fallait offrir un son ambiophonique de haute qualité afin de permettre l'expérience sonore en trois dimensions des neuf tableaux musicaux.

Pour en savoir plus, consultez le site de Rythmopolis.