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Quand Monique Giroux rencontre Céline Dion à Las Vegas

Par
Claudia Beaumont

Las Vegas, mai 2007. Céline Dion est au sommet de sa carrière, son emploi du temps est surchargé, mais elle semble plus sereine et posée que jamais dans la loge savamment humidifiée où la rejoint Monique Giroux, pour parler D’elles.

La diva québécoise ne se gêne pas pour le dire : elle choisit maintenant ses entrevues. Plus question d’en accorder 500 et de répéter la même cassette. Ce qu’elle veut, ce sont des échanges sentis autour de sa passion, la musique, et c’est donc tout naturel, nous dit-elle à la fin, qu’elle ait accepté de rencontrer notre collègue, avec qui elle a toujours aimé discuter.

Écoutez l’entrevue :

Monique Giroux rencontre Céline Dion à Las Vegas

Fréquence libre, 22 mai 2007

Audio


Le début d’un temps nouveau

À l’époque, la vedette internationale de 39 ans est à la croisée des chemins artistiques; il ne reste que 80 spectacles à sa première résidence au Caesars Palace (A New Day - 2003-2007), une tournée mondiale est envisagée, la chanteuse prend son rôle de mère à cœur, et à travers cela, elle trouve le temps de lancer D’elles. « C’est comme une communion », dit-elle de cet album qui fait honneur à des plumes féminines d’envergure, parmi lesquelles on retrouve Lise Payette, Janette Bertrand et Denise Bombardier. Pour Céline, cet album fait figure de pont entre ce qu’elle a réalisé jusqu’alors et ce qui s’en vient.

Monique garde un souvenir immuable de cette rencontre réalisée il y a un peu plus de 10 ans, et ça se comprend parfaitement. Rarement a-t-on entendu Céline s’exprimer avec autant de sagesse et de clairvoyance quant à la célébrité qu’elle oppose à ce qu’elle qualifie de vraies valeurs. « Il ne faut surtout pas s’accrocher qu’à un rêve ou une chanson », affirme-t-elle, en signifiant qu’il importe de trouver un sens à sa vie ailleurs que dans la carrière. « Dire qu’avant, mes cordes vocales étaient en charge de ma vie! »

Aimer Céline jusqu’à la mort

L’un des moments les plus marquants est lorsque Monique l’interroge sur son rapport à ses admirateurs. C’est bien beau, avoir les pieds sur terre et prendre ses distances de l’industrie, mais toujours est-il que pour certains, Céline est leur passion, leur passe-temps, voire leur vie! « Est-ce qu’un humain a ce qu’il faut pour réaliser l’impact qu’il peut avoir sur le monde? »

La diva est bel et bien consciente de son influence et de ses responsabilités, de telle sorte qu’elle n’hésite pas à tendre la main à certains d’entre eux, en particulier des enfants malades qu’elle accompagne dans la mort. « Je vais à leurs côtés, je leur prends la main, je chante une ligne ou deux, et ils quittent la vie… Quand je sors de l’hôpital, je suis vidée […]. » Difficile de ne pas être touché.

L’entrevue se termine sur cet album dont elle est très fière, D’elles, un cadeau qu’elle s’est offert pour ses 40 ans, dit-elle, ainsi qu’à des milliers d’autres femmes qui la suivent fièrement d’ici, au Québec, à commencer par sa mère, l’auteure de sa première chanson.

L’écoute de cette entrevue, dix ans plus tard, donne la juste mesure du destin incroyable de Céline Dion, qu’on appelle affectueusement « la petite fille de Charlemagne ». Et comme elle le dit si bien, « le meilleur est à venir »! Nul doute qu’à 50 ans, Céline Dion a encore des sommets à atteindre.