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Joyeux anniversaire Richard Desjardins

Par
Ariane Cipriani

Un homme et son piano. Fallait le faire, quand même. Oser la tendresse dans un bar d’Abitibi. Heureusement pour le public, d’une fidélité indéfectible, Richard Desjardins a sublimé tout ce qu’il a chanté.

Ceux qui le suivent depuis le début ont vu naître des chansons immortelles. Ce n’est pas rien d’assister à l’éclosion de Tu m’aimes-tu? D’entendre pour une première fois ces chansons d’amour si fortes et bouleversantes qu’elles vous laissent sans mots. Nous nous y sommes posé le cœur comme sur l’épaule d’un ami véritable.

Les mots et la musique font partie de son enfance. Le fabuleux compositeur chante tout intensément : l’amour, les blessures, le désir, le chagrin, la femme, l’errance, le territoire et ses routes sans feu ni lieu. Et la liberté. Celle qui tape du pied dans son country ou qui prend son envol comme un oiseau. Avec cette sensibilité extrême, le pianiste raconte aussi l’histoire cruelle des peuples autochtones.

Toujours avec tant d’égard, il donne la parole au gars ordinaire, au mâle taciturne et poqué qui boit sa peine à la taverne. Il se fait aussi un plaisir d’écorcher au passage les dominants et les malhonnêtes, pointant sans détour et toujours avec humour les injustices ou la craque dans le vernis.

Entre ses désirs d’absolu et d’envoûtement, il y a aussi l’état du monde, qui l’inquiète. Au point où le compositeur se fait aussi cinéaste, pour nous le donner à voir. Grâce à lui, nous prenons conscience des arbres cosmétiques qui camouflent les coupes à blanc. Du jamais vu auparavant.

Nous lui souhaitons un très joyeux anniversaire. Que pourrions-nous ajouter, sinon merci pour toute la beauté offerte? Nous osons en demander plus, pour encore longtemps.