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Entrevue opéra : Madame Butterfly au MET : Puccini nous captive et Ermonela Jaho nous bouleverse

Par
Sylvia L'Écuyer

Personne ne songerait aujourd’hui à remettre en scène les pièces naïves et sirupeuses du dramaturge américain David Belasco : sa Madame Butterfly est vite tombée en désuétude. Toutefois, par son instinct dramatique inné et le soin qu’il a mis à imprégner sa musique de couleur japonaise, Puccini a fait de ce drame une œuvre poignante et immortelle.
Pour ce qui est de l’exotisme, l’emploi de la gamme pentatonique et d’une demi-douzaine de mélodies traditionnelles (dont le célèbre Sakura, sakura) réussissent à faire illusion au public qui ne connaît que bien peu la musique du Japon en 1904. L’ethnomusicologue Bruno Deschênes, maître du shakuhachi, examine pour nous les couleurs japonaises de l’opéra de Puccini.

L'ethnomusicologue Bruno Deschênes

discute de nos connaissances de la musique japonaise en 1900

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En 2016, Ermonela Jaho remportait le prix du public aux International Opera Awards de Londres, un prix qui en dit long sur le pouvoir de cette grande « chantactrice » d’émouvoir le public. Qu’elle incarne Violetta, Mimi, Thaïs ou Desdémone, la soprano albanaise se révèle toujours une chanteuse formidable et ne ménage pas l’émotion. Pour elle, tout l’art du chant, toute la technique vocale, ne compte pas si l’émotion vraie est absente. « S’il faut pleurer, je pleure, s’il faut crier, je crie. La scène est un lieu où il n’est pas permis de décevoir. »
Découvrez cette artiste passionnée dans l’entretien qu’elle m’a accordé cette semaine.

La soprano Ermonela Jaho

interprète Cio-Cio San

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