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De 1968 à 2008 : les hits de l’année d’une décennie à l’autre

Reculons de 10 ans, de 20 ans et même de 50 ans : voici le succès de l'année de chaque décennie.

Cet article est inspiré d'une discussion présentée à l’émission du mercredi 31 janvier d’On dira ce qu’on voudra. Qu’est-ce qui fait un succès musical? Suivez l’hyperlien pour la réponse.

En 1968, le contexte politique est bouillonnant au Québec comme ailleurs sur la planète. Pendant que le Parti québécois prend naissance et que sévit la crise étudiante, ailleurs dans le monde, on conteste la guerre du Vietnam. La scène musicale, quant à elle, assiste à la naissance du phénomène Hair, qui prend l’affiche sur Broadway et dont plusieurs chansons deviendront des classiques qui se passeront de présentation. Au Québec, c’est un autre phénomène qui prend le milieu culturel d’assaut : l’Osstidcho, que le chroniqueur Sylvain Cormier baptisera le « big bang musical » du Québec. Avec Mouffe, Yvon Deschamps et le quatuor Le nouveau jazz libre du Québec, le tandem Robert Charlebois - Louise Forestier offre un spectacle des plus éclatés qui permet au public de faire connaissance avec l’emblématique Lindberg, inspirée par le courant rock psychédélique.

L’année 1978 est une très marquante sur le plan musical un peu partout dans la francophonie canadienne. Le groupe franco-ontarien Garolou cartonne avec Victoria, qui aura des échos jusqu’en Acadie, où on se régale au même moment du succès d’Angèle Arseneault, Moi j’mange. Au Québec, c’est la naissance d’un monument : Starmania. Le spectacle sera présenté l’année suivante, mais l’album est déjà sur le marché. La voix cristalline de la soprano pop Fabienne Thibeault, la première des Marie-Jeanne, fait alors le tour du monde avec, notamment, Le monde est stone.

En 1988, les jeans à taille haute sont à la mode et les sons synthétiques ont la cote en musique. La francophonie internationale est en deuil de Jacques Brel, mort à 49 ans un 9 octobre. C’est une grosse année pour Céline Dion : elle remporte le concours Eurovision en tant que représentante de la Suisse avec Ne partez pas sans moi et le Félix de la meilleure prestation scénique. C’est cette année que Mitsou fait ses débuts, sous ses allures de sex-symbol, dans le vidéoclip Bye bye mon cowboy, cité deux fois d’ailleurs au gala des prix Félix. On va toutefois lui préférer le duo frère-sœur René et Nathalie Simard avec Tourne la page.

Dix ans plus tard, en 1998, la télévision canadienne voit naître Much More Music, un équivalent anglais de MusiMax, lancé l’automne précédent. Pendant que les pistes de danse s’activent sur Believe, de Cher, et que les Français tanguent au son de Lola, d’Allan Théo, le Québec s’émerveille de la dernière comédie musicale de Plamondon, Notre Dame de Paris. Fréquenter l’oubli de Kevin Parent et Miserere de Bruno Pelletier sont parmi les tubes radio. Et on retrouve la même Céline Dion qu’il y a dix ans, mais cette fois, au sommet de sa gloire. Le film Titanic fait un tabac dans les salles de cinéma partout dans le monde. Sur la trame sonore du film, on retrouve My Heart Will Go On — Céline Dion avouera plus tard qu’elle ne voulait d’abord pas la chanter — qui lui vaudra un Emmy, un Golden Globe et quatre statuettes à la soirée des Grammy.

En 2008, Feist, Leslie de son prénom, est l’artiste de l’année aux Juno, en plus de rafler une série de trophés et Michael Bublé est le choix du public. À l’international, Coldplay jouit d’un immense succès commercial avec Viva la vida. Pendant ce temps, Barack Obama devient président des États-Unis, Bernard Derome anime son dernier Téléjournal et la ville de Québec fête ses 400 ans, ce qui vaudra à la Vieille Capitale la visite de nul autre que Paul McCartney sur les plaines. Cœur de pirate, elle, fait son entrée en scène et lance son premier album. Mais c’est Ariane Moffatt qui est dans toutes les oreilles à l’été 2008 avec son ode au désir, Je veux tout.

Aussi à écouter sur ICIMusique.ca :

La chanson est un vecteur formidable de souvenirs. Faites-en l'expérience avec les airs connus des grandes chansons francophones des années 30 aux années 70. Catherine Pépin, animatrice de l'émission Le temps d'une chanson (le samedi de 10 h à 12 h), a choisi pour vous les plus belles pièces de ce répertoire. Impossible de ne pas fredonner.

Édith Piaf, Charles Aznavour, Georges Brassens, Charles Trenet, Barbara, Léo Ferré, Claude Léveillée, Félix Leclerc, Juliette Gréco, Alys Robi, Jacques Brel, Georges Moustaki, Henri Salvador, Guy Béart, Claude Nougaro, Claude François, Nana Mouskouri, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée par Catherine Pépin et nos programmateurs musicaux.

Qu'est-ce qu'on écoutait dans cette décennie pas si lointaine qu'est celle des années 2000? Côté pop, nous avons été gâtés. Des chansons inspirées, riches de nouvelles dimensions orchestrales, et de l'indie érudite à portée universelle; c'était, assurément, le début d'un temps nouveau.

Malajube, Les Cowboys Fringants, Ariane Moffatt, Karkwa, Alfa Rococo, Alexandre Désilets, Stefie Shock, La patère rose, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.

Qu'est-ce qui faisait chanter Alain Bashung, Les Colocs, Richard Desjardins, Marie Carmen et Niagara dans les années 1990? L'amour, toujours, la société, l'environnement (tranquillement) et, comme dit Jean Leloup, « l'ère des communications » (1990). Découvrez les chansons qui ont marqué cette décennie, dont certaines, indémodables, qu'on connaît tous par cœur.

Également dans cette webradio : Zébulon, Alain Souchon, Diane Tell, Axelle Red, Lynda Lemay, Stephan Eicher, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.