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Dizzy Gillespie  (1917-1993) : le pilier du be-bop qui voulait être président   
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

21 oct. 2017

Genre

L’exubérant compositeur de Salt Peanuts et de A Night in Tunisia aurait eu 100 ans. Ce formidable homme de scène aux joues gonflées comme des ballons aura été essentiel au développement du be-bop et aura charmé les foules avec son humour.

Dizzy Gillespie commence sa carrière au sein des grands orchestres swing des années 30, dont ceux de Cab Callaway et de Benny Carter. Il mène ensuite son propre orchestre et devient un véritable showman. Il divertit un très large public autant qu’il l’épate par sa virtuosité. Innovateur dès ses débuts, il explore les possibilités rythmiques et harmoniques pour amener le jazz plus loin et l’affranchir des codes du swing.

Dizzy Gillespie contribue grandement à l’éclosion du be-bop, avec Charlie Parker, Thelonious Monk et Kenny Clarke. Encore aujourd’hui, ses nombreux enregistrements sont une référence du genre. D’une curiosité insatiable, il n’a jamais arrêté d’explorer de nouvelles avenues, étant aussi un des premiers à incorporer les rythmes latins et afro-cubains à ses compositions.

Les grands se repèrent entre eux : Coleman Hawkins, Duke Ellington et Ella Fitzgerald comptent parmi ses très nombreux collaborateurs. Pour Ella, cette collaboration est une école qui lui permet de devenir, elle aussi, une artiste de scène exceptionnelle.

Car si le virtuose excelle autant comme meneur, accompagnateur et encore plus comme soliste, ce sont ses prestations scéniques qui marquent la légende de ce véritable animateur de foule. Dizzy avait de l’humour dans tout, au point de déclarer, lorsqu’il s’est présenté à la candidature présidentielle de 1964, qu’il renommerait la Maison-Blanche « The Blues House ». Il pousse même davantage l’idée en affirmant que Ray Charles se chargerait de la Bibliothèque du Congrès, et Miles Davis, de la CIA. Qui sait… les Américains ont peut-être manqué quelque chose!

Cet homme d’exception avait aussi à cœur de passer le flambeau et d’encourager la génération suivante. Il continue d’enregistrer et de tourner jusque dans les années 80, avec sa fameuse trompette inclinée vers le haut (un accident!). Énergique, chaleureux, créatif : il était adoré par ses pairs. Il meurt d’un cancer en 1993, après avoir donné des milliers de spectacles partout sur la planète. Une vie de musique, de gaieté et d’innovation.

À la vôtre, M. Gillespie!

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