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Souvenirs d’automne : les feuilles mortes, racontées par Claude Saucier

Date de publication

23 oct. 2017

Si vous écoutez régulièrement C’est si bon, sans doute avez-vous retenu ce bout de phrase de l’animateur, devenu avec le temps le slogan de l’émission : « les plus belles musiques de nos souvenirs ». Or, quels sont les souvenirs de Claude Saucier? Quelles sont les musiques qui rappellent au présent des moments bien rangés dans sa mémoire, parfois heureux, parfois tristes, qui ont encore la saveur de leur époque? Pour le savoir, écoutez et lisez ce qui suit.

Voici le premier billet d’une série portant sur les souvenirs personnels de l’animateur. Inspiré par la saison, Claude nous raconte deux moments d’automne se rapportant à la célèbre chanson Les feuilles d’automne – Automne Leaves dans sa version jazz. Nous vous offrons la version écrite et audio de ses histoires, mais nous tenons à préciser que l’enregistrement a été réalisé dans nos bureaux; donc, ça jase un peu autour!

Audio : les feuilles mortes, racontées par Claude Saucier

Claude Saucier
Les souvenirs d'automne de Claude Saucier

Animateur de l'émission C'est si bon

Audio

Se rouler dans les feuilles jusqu’à ce qu’elles brûlent

« La chanson Les feuilles mortes me ramène d’abord à l’enfance, sur une ferme où j’ai grandi, à Louiseville, sur le bord d’une rivière. Nous avions une maison familiale où il y avait un grand espace gazonné. Il devait y avoir une bonne vingtaine d’érables qui entouraient cet espace qui nous servait à accueillir les partys d’été, les épluchettes de blé d’Inde, ce genre de choses.

Quand l’automne arrivait, les feuilles tombaient et c’était magnifique. Étant le huitième enfant, je n’étais pas le plus utile de la famille, car je profitais beaucoup plus du party de ramassage de feuilles que j’aidais… Je me rappelle que ça en faisait beaucoup, on créait d’immenses montagnes qu’on brûlait ensuite (il n’y avait pas de compost à l’époque!). Or, avant de brûler les feuilles, on jouait dedans, on s’enterrait… Pour un enfant, c’était une journée de plein air inoubliable, surtout quand venait le moment d’y mettre le feu; pour un enfant, jouer dans les feuilles et dans le feu, je peux dire que c’est beaucoup de plaisir! Et vous savez, les feuilles mortes étant toujours humides, elles brûlaient longtemps, parfois durant une semaine, tout doucement. On les brassait de temps en temps pour que le feu en vienne à bout.

Je me rappelle aussi de l’odeur, de la fumée des feuilles, du plaisir de s’être roulé dedans avant qu’elles ne disparaissent, pour ensuite rentrer à la maison et entendre Les feuilles mortes à la radio. Bien sûr, ce n’est pas une chanson qui raconte le plaisir du ramassage des feuilles, c’est une chanson d’amour, mais quand j’étais petit, à la fin des années 1950, je trouvais ça tellement beau! Et dire que cette chanson est devenue célèbre; je crois d’ailleurs qu’elle a été traduite en 37 langues. »

La relation amour-haine du chasseur avec les feuilles mortes

« J’ai longtemps chassé le chevreuil – le cerf de Virginie, devrait-on dire –, et ce type de chasse est intimement associé aux feuilles mortes, car au Québec, elle se fait toujours à la fin d’octobre, au début de novembre. À ce moment-là, toutes les feuilles sont tombées et elles forment un immense tapis de couleurs dans la forêt.

En tant que chasseur, on prie toujours pour qu’il pleuve un peu, car le chevreuil est un animal qui a l’ouïe très fine. Si les feuilles mortes sont sèches, il peut nous entendre marcher à une distance de près de cinq kilomètres… Par contre, lorsqu’elles sont mouillées, la marche devient silencieuse.

La chasse, pour un urbain comme moi, c’est aussi le plaisir de s’asseoir en forêt dans le grand silence. C’est le moment de l’année où il ne fait pas encore très froid, alors il est possible de supporter une position durant des heures, immobile, et d’écouter la vie de la forêt. Le moindre animal fait du bruit; les souris qui courent à travers les feuilles sonnent presque comme un éléphant! Le chant des mésanges en forêt, l’automne, est complètement différent de celui de l’été. Ça résonne de partout, comme le cri des corbeaux.

Chaque automne, les feuilles mortes ravivent des souvenirs très heureux, comme ces moments inestimables de solitude et de paix en forêt. »

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Ella Fitzgerald, Nat King Cole, Bing Crosby, Billie Holiday, Ray Anthony, Frank Sinatra, Dean Martin, Peggy Lee, Brenda Lee, Doris Day, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée par Claude Saucier et nos programmateurs musicaux.

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