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Ti-Blanc Richard : un violoneux qui n’avait pas l’archet dans sa poche!

Le sourire fendu et le regard moqueur, il en surprenait plus d’un avec ses acrobaties musicales. Spectateur à l’Olympia de Paris, Joe Dassin a lui-même été pris de court quand Ti-Blanc lui a demandé de monter sur scène pour jouer du violon, chose qu’il n’avait jamais faite.    

Outre ses bouffonneries, le violoneux était un travailleur acharné. La qualité de son jeu et la diversité de son répertoire témoignaient d’une discipline exemplaire. Il avait un style unique influencé par sa proximité avec le folklore américain, d’où son dit « mariage » du trad et du country, deux styles ayant des racines communes.  

Dernier de huit enfants, Ti-Blanc Richard a grandi dans la région de Sherbrooke. Adolescent, il était fasciné par la collection de violons d’un client chez qui il faisait des livraisons pour la boucherie de son père. Constatant son admiration pour l’instrument, le client lui en a offert un en guise de paie, quand il avait 14 ans. Trois ans plus tard, sa prestation à une émission de radio locale a lancé sa carrière et a été le début d’une longue histoire, dont la dernière page s’est tournée le 22 février 1981. Il avait 60 ans.

Texte: Catherine Planet