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Ala.ni : la dernière surprise du jazz

Par
Ralph Boncy

Londonienne originaire de la Caraïbe anglophone, cette étrange beauté noire a tout pour plaire. Ce calme presque inquiétant, cette part de mystère et de gravité, cette présence charnelle qui lui vient des écoles de danse et d’art, dans lesquelles la chanteuse a passé toute son enfance. Un repère pour les vieilles âmes, et les chansons usées mais embellies, comme on dit, par la patine du temps.

Écoutez les chansons son nouveau EP : You & I : Summer

Suddenly

Ala.ni

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Come to Me

Ala.ni

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One Heart

Ala.ni

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Avec elle, on est tout de suite transporté dans l’univers enchanté des comédies musicales qui mettaient en vedette des Judy Garland ou Julie Andrews. Quand elle ne flirte pas avec le fantôme d’une Joséphine Baker, réincarnée d’une belle époque en noir et blanc.

On est tout de suite hypnotisé par ce chant triste. L’ironie dans le cas d’Ala.ni, c’est qu’on parle d’une révélation, d’une nouveauté, alors que la chanteuse, elle, mise tout sur le rétro. Elle possède le même charme suranné que sa contemporaine Madeleine Peyroux, mais avec un autre grain dans la voix, plus magnétique, plus poignant.

Magie, pudeur, poésie, Ala.ni déclare à qui veut l’entendre que la musique lui est vitale. Surtout la chanson fragile, a cappella, sans trompette ni froufrous.
« J’aime le silence et la lenteur », confie-t-elle en entrevue aux InRockuptibles. « Ça correspond à ma nature. »

Vidéoclip : Suddenly