Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

 Zémire et Azor en son temps: les Mémoires de Grétry

Par
Sylvia L'Écuyer

« J’étois rendu à la vie, la nature étoit neuve pour mes organes débarrassés, lorsque je commençai cet ouvrage. Une féérie étoit ce qui convenait le mieux à ma situation. Qui n’a pas éprouvé combien l’équilibre dans ce qui constitue notre existence, nous rapproche du merveilleux! […]
« Cet ouvrage m’occupa pendant l’hiver de 1770; j’eus une jouissance presque continuelle en y travaillant, parce que je sentais que cette production étoit-à-la-fois d’une expression vraie et forte : il me paroît même difficile de réunir plus de vérité d’expression, de mélodie et d’harmonie. […]
« Zémire et Azor fut donné à Fontainebleau, pendant l’automne de 1770. Le succès fut extraordinaire […] Cette pièce eut autant de succès dans les provinces de la France, qu’à la cour et à Paris : elle rétablit les finances de plusieurs directions prêtes à échouer; elle fut traduite dans presque toutes les langues; un Français nous dit avoir assisté à trois spectacles ou l’on jouoit, le même jour, Zémire et Azor, en flamand, en allemand et en français; c’était à une foire d’Allemagne. À Londres, on la traduisit en italien; on y ajouta un seul rondeau qui n’était pas des auteurs; le public, après l’avoir entendu, cria : “Plus de rondeau, il n’est pas de la pièce.” »
On ne peut que souhaiter que le bonheur de Grétry se poursuive avec les représentations de cette semaine. Lisez ici un article sur la genèse du projet des Violons du Roy.