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Emmanuel Pahud : aux armes, musiciens!

Par
Frédéric Cardin

 

En écoutant Révolution, on fait la découverte d’œuvres concertantes méconnues, mais le plaisir procuré par ces partitions plutôt alertes ne souffre pas le moins du monde de leur rareté. Pahud est égal à lui-même, c’est-à-dire un musicien qui possède une technique impeccable et une superbe musicalité. Il est accompagné par la crème des ensembles de musique de chambre : l’Orchestre de chambre de Bâle, sous la direction fébrile de Giovanni Antonini, également directeur d’Il giardino armonico, un ensemble italien parmi les plus impressionnants de la scène de la musique ancienne.

 

La musique des compositeurs présents sur l’album n’a pas grand-chose de révolutionnaire, cela dit. Elle est vivante et bien écrite, très agréable à entendre, mais elle ne constitue pas le témoignage d’une voix innovatrice de la fin du 18e siècle. C’est le contexte politique qui explique leur présence dans cet album. François Devienne a profité de l’arrivée du nouveau régime après 1789 pour créer le Conservatoire de Paris. L’Autrichien Ignaz Pleyel, quant à lui, va s’installer à Paris après les troubles des premières années et fonder une maison d’édition ainsi qu’une manufacture de pianos modernes, qui porteront son nom (les pianos Pleyel). Luigi Gianella, un immigrant italien, et Christoph Willibald Gluck, ont encore moins de liens directs avec les événements qui ont bouleversé la France de 1789.

 

Tout le spectacle qui est fait autour de cette Révolution est finalement plutôt superficiel. Heureusement, la musique est vraiment très belle.

 

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Frédéric Cardin