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Jean Rondeau : imaginer Bach

Par
Françoise Davoine

À 23 ans, ce musicien polyvalent, formé auprès de Blandine Verlet au conservatoire de Paris, est aussi à l’aise en musique ancienne qu’en jazz. C’est un véritable phénomène dont on entend de plus en plus parler, tant sur les réseaux sociaux ou à la télévision générale que dans les revues les plus spécialisées. Ses allures de rocker (qu’il conteste, mais tout de même…) et son attitude vraiment cool lui permettent de toucher les publics les plus divers, ce dont il se réjouit. Ce n’est pas pour rien que le 2 février dernier, il a été nommé Révélation instrumentale de l’année aux Victoires de la musique, l’équivalent français de nos prix Opus!

Le clavecin, il l’a découvert par la radio lorsqu’il était enfant. C’est pour le son qu’il a craqué, ne sachant même pas à quoi l’instrument ressemblait! Depuis, il ne cesse d’en explorer toute la majesté et le raffinement, et s’impose comme l’un des artistes les plus captivants de la nouvelle génération.

Jean Rondeau a choisi de consacrer son premier album à Jean-Sébastien Bach, mais pas n’importe quel Bach, comme il l’explique lui-même dans les notes de programme qu’il a tenu à rédiger lui-même.

« Imagine, jouer Bach, c’est s’attaquer au patron! […] On essaiera de se glisser dans l’œuvre par une petite porte à taille humaine, mais à très jolie clé. »

Jean Rondeau

Voici donc des transcriptions d’œuvres pour luth, pour flûte ou pour violon, et un concerto écrit sans orchestre! Une façon originale d’imaginer Bach, en effet!

Le concept est très personnel, le livret, nourrissant, et la pochette électrisante ne laisse personne indifférent. C’est avec enthousiasme que Jean Rondeau a accepté de présenter son disque Bach Imagine aux auditeurs du Printemps des musiciens cette semaine. Je suis prête à parier que vous allez avoir une rage de clavecin (et de Bach!) après l’avoir écouté!