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Alex Pangman : New comme une nouvelle vie

Par
Ralph Boncy

Alex, avec son nom de gars, est une rouquine résolument rétro qui s’habille chic et raffole du démodé. Et parce que, pour elle, le jazz des tous débuts n’est jamais passé de mode, la prolifique chanteuse a décidé de se rendre, le printemps dernier, à « New-Orleans » pour enregistrer New.

Nouvelle ville, nouveaux studios, nouveaux musiciens recrutés sur place et nouveau réalisateur, mais aussi, surtout, une paire de nouveaux poumons greffés lors d’une longue opération chirurgicale à peine six mois plus tôt!  C’est la deuxième transplantation double que subit l’artiste depuis 2008, un don miraculeux cette fois qu’elle appelle « ma deuxième deuxième chance de vie ». Et pour cause!

C’est sûr qu’on peut écouter ce disque pétillant pour son éclat, pour son humour et pour son swing sans batterie, tout fait d’instruments acoustiques –incluant banjo, violon, piano, clarinettes et trombones qui grognent. Mais quand on la replace dans contexte de cette guérison, l’énergie constante de la chanteuse n’en est que deux fois plus appréciable. Une chanson guillerette, comme Fit as a fiddle qui débute l’album, affirme « Je suis comme neuve; prête à y aller! » Une autre, When I get low I get high, est livrée avec bagout par une  rescapée heureuse qui, de son propre aveu, s’enivre de la vie. Comme on la comprend!

À noter un côté coquin, des chansons de l’insubmersible Jelly Roll Morton, de la canadienne Ruth Lowe (née en 1904) qui côtoient It’s never enough de Miss Pangman elle-même. Aussi un chant d’espoir daté de 1918 qui prédit la fin de la première guerre : The world is waiting for the sunrise, traité à la manière des Boswell sisters.

Bref, que du bon! Ça s’écoute tout seul…