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Une Discothèque à ciel ouvert

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Michel Keable

Le premier enregistrement des Variations Goldberg a valu au pianiste canadien une renommée mondiale presque du jour au lendemain. Nous sommes en juin 1955. On sait que, quelques années plus tard, Glenn Gould renoncera à la scène pour ne se consacrer qu’au disque et à la création radiophonique.
Vingt-six ans après cette première version des Variations Goldberg, Glenn Gould décide de les réenregistrer pour des raisons qu’il jugeait capitales. D’abord, il a confié que, en réécoutant le disque de 1955, il n’arrivait même plus à s’identifier à l’esprit de la personne qui les jouait ! Ensuite, il déplorait dans son jeu un manque de cohésion dans le façonnement général de l’œuvre : les variations ne devaient plus être abordées comme des miniatures autonomes mais comme 32 éléments intimement imbriqués formant un tout organique. Il trouvait enfin qu’il y manquait cette « pulsation fondamentale », un point de référence rythmique immuable.
Voilà toute la démarche qui a présidé à ce second enregistrement des Variations Goldberg. Un disque publié à titre posthume quelques semaines après la mort prématurée du pianiste. Un disque-testament en quelque sorte, qui révèle encore le génie et la profondeur exceptionnelle de cet immense artiste.

Regardez la vidéo originale réalisée lors de l’enregistrement de ces Variations Goldberg en 1981: