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Une discothèque à ciel ouvert

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Michel Keable

Le Tigre du clavier, comme on l'a déjà surnommé, avait alors 83 ans. Il s’était remis d’un épisode dépressif (ce n’était pas le premier) et était reparti en tournée de concerts. En cet après-midi pluvieux de juin, à Hambourg, les 2000 personnes présentes ne se doutaient peut-être pas que ce serait son dernier récital.
Bien sûr, nous avons là un Horowitz différent. Même s’il n’a plus l’époustouflante virtuosité d'autrefois, ses forces sont maintenant dirigées vers un jeu plus tendre, plus intime, toujours précis, souple et nuancé. Et il continue de faire chanter le piano comme nul autre!

La Norddeutscher Rundfunk (Radio d'Allemagne du Nord) avait enregistré ce récital, mais les bandes sonores sont restées sur les tablettes pendant 20 ans. En 2008, la compagnie de disques DGG a décidé de le sortir de l'ombre et de le publier sous le titre The last concert.

Vladimir Horowitz a dit:

La chose la plus importante est de transformer le piano, instrument de percussion, en un instrument chantant. Une sonorité chantante est faite d’ombres et de couleurs. Le secret repose surtout dans les contrastes

Ce récital à Hambourg n’a pas été filmé mais regardez celui qu’il a donné à Moscou l’année précédente. Un superbe concert, accompagné d’un entretien avec le pianiste