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L’énigmatique Bernhari

Par
Alexandre Courteau

Session de nuit

En lisant les notes du disque, on comprend que le musicien et ses acolytes, le bassiste Shawn Cotton et le guitariste Simon Quévillon, ont travaillé jour et nuit au Studio Victor pour enregistrer l’album. Le disque a été réalisé par Emmanuel Éthier, l’excellent guitariste qui a travaillé récemment avec Jimmy Hunt et Lisa Leblanc. L’album porte vraiment sa marque, inspiré du rock des années 1970.

Un disque à deux visages

Sans faire de mauvais jeux de mots, Bernhari nous propose vraiment un disque à deux faces. D’un côté, il y a du bon rock planant, parfois même mordant, et de l’autre, il y a de la chanson, qui rappelle Claude Léveillée! Même si l’album est homogène, disons que c’est surprenant. Côté rock, les guitares ont bien été mises de l’avant. Les riffs sont parfois assassins, comme dans Kryuchkova, la meilleure chanson du disque, selon moi. Côté chanson, c’est le piano qui remplace la guitare; l’ambiance est plus mystérieuse et poétique comme dans Matapédia ou Au nord de Maria. Côté texte, on retrouve l’amour au premier rang, mais également un Bernhari engagé. Il revient dans Sagard et Les missiles sur les manifestions du printemps érables au Québec (2012) qui l’ont fortement inspirées. C’est donc un disque à double identité que vous offre ce nouveau personnage, mi-romantique, mi-politique. À vous de voir si le costume vous plaît.