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Touré-Raichel Collective : prise 2 à Paris

Par
Ralph Boncy

On peut prendre facilement neuf mois pour faire un album. Des musiciens spontanés réussissent pourtant à brûler les étapes de la planification et de l’écriture pour aller droit au but et simplifier les choses.

Idan Raichel et Vieux Farka Touré, eux, se sont rencontrés par hasard à l’aéroport de Berlin et se sont simplement dit leur admiration mutuelle. Ça s’est terminé par un appel à l’embarquement immédiat à la porte 85 et une belle tape dans le dos ponctuée d’un : « Yeah, on devrait vraiment faire un truc ensemble, man! ».

Quand il se sont vus la fois suivante, c’était à Tel-Aviv, à l’Opera house. Vieux s’arrêtait là pour une nuit, avec son groupe, pour un concert inscrit dans sa tournée mondiale. Après le spectacle et une accolade dans le studio d’Idan, ils ont joué en paix, toute la nuit, sans trop savoir où ils allaient.

À l’aube, on avait sur des bandes et fichiers numériques de la vraie musique. Une musique dépouillée, presque pudique, remplie de chaleur humaine et de cette qualité d’écoute entre un musulman et un juif, entre l’Afrique profonde et l’harmonie européenne : bref, un bijou encensé par la critique, que l’auditeur moyen n’avait aucune peine à décoder, se laissant simplement porter.

Alors ils ont remis ça. En terrain neutre, cette fois. Arrivés dans la capitale française le même jour, l’un du sud (Bamako), l’autre de l’est (Tel-Aviv), ils n’avaient rien préparé. Le résultat est encore meilleur et plus grisant, plus chaud même que la première fois.

Voici donc The Paris session. Écoutez. Ils viennent en amis. Le monde a besoin de ça.