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Les Jazz Street Boyz : la Louisiane à Montréal

Par
Ralph Boncy

Ils ont commencé il y a quatre ans dans les rues de Montréal avec leur musique de joyeux blues en fanfare parfaite pour la célébration. Menés par Jérôme Dupuis-¬Cloutier à la trompette et Dominic Desjardins (banjo et voix), les Jazz Street Boyz ont la vocation résolument rétro et la nostalgie tonitruante du French Quarter d’avant Katrina. Avec ou sans la contrebasse et la caisse claire, rien ne leur fait peur. Voilà pourquoi les signatures de Thelonious Monk, de Duke Ellington et de Hoagy Carmichel figurent au générique à côté de titres comme Corrine, Corrina, China boy, Crazy blues et Please don’t talk about me when I’m gone, qui traduisent bien l’esprit de ces irréductibles fêtards.

Côté casting local, les voix de Bernard Adamus et de Sabrina Hale du groupe Groenland se joignent à la fête en offrant deux performances vocales mémorables (Trav’lin’ all alone et My daddy rocks me) pendant que Renaud Gratton (trombone) et Philippe Legault (sousaphone) ferment la marche en dodelinant.

Pris en charge par une étiquette indépendante The 270 Sessions et pour les relations de presse par La royale électrique, qui se définit à la fois comme une maison d’artistes et une « agence de promotion créative », ce projet JSB pour le moins inattendu a quelque chose de carrément jouissif. D’abord pour la simplicité de la chose (une musique datée, mais spontanée, pleine d’humour et de dérision), et ensuite pour l’audace gratuite que dicte l’opération (un groupe carrément décalé qui transplante un style avec un siècle de retard, à une époque où certains qualifient le marché de moribond).

Les Jazz Street Boyz sont une formation hors-norme à géométrie variable, avec des musiciens qui se promettent d’abord d'avoir beaucoup de plaisir. On les aime déjà pour ça…