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Présence autochtone et festival Innu Nikamu : une semaine avec les Premières Nations

Par
Claudia Beaumont

Du 31 juillet au 3 août, ça se passe à Maliotenam, près de Sept-Îles sur la Côte-Nord, où se tient l’un des plus importants festivals consacrés à la musique autochtone (rock, slam, hip-hop, électro, etc.) : l’Innu Nikamu (l’Innu qui chante). L’événement tient sa 30e édition en 2014.

Au même moment à Montréal, la 24e édition de Présence autochtone fait place aux jeunes cinéastes avec son symposium « Quand le cinéma crée des ponts », conçu spécialement à l’occasion du 10e anniversaire du Wapikoni mobile. Pour ce qui est du volet musical, notons la présence de Samian, qui y présentera son deuxième disque, Enfant de la terre, à la place des Festivals, et de l’incroyable reggaeman innu Shauit, au Club Soda. 

Puis, il y a cette rencontre avec les musiciens de la relève qui a attiré notre attention : le spectacle Banc d’essai dans le cadre de Présence autochtone, le dimanche 3 août. On y fera la présentation de quatre jeunes artistes qui concilient tradition et influences populaires.

Les musiciens au banc d'essai sont :

- Toombz : le rappeur que rien n’arrêtera

Toombz, alias Shane Kelsey, est né à Toronto et a grandi à Montréal. Ses influences musicales : le hip-hop, le rap et le « freestyle » (la petite touche dansante). En 2012, il fonde avec un ami le groupe Northern Collection, qui est en pause pour le moment. Il travaille actuellement à son premier album solo, sur lequel il dénonce les injustices sociales de son peuple et de la société en général. Des sujets lourds mais une musique légère et accrocheuse.

En écoute : Nothing’s gonna stop me

 

 

- Adam Morris : le folkeux de Kahnawake

Une voix chaude et ronde, qui fait drôlement penser à celle de Charlie Winston : Adam Morris ne devrait pas rester dans l’ombre très longtemps! Le musicien mohawk qui chante en anglais est diplômé de l’Université Bishop (majeure en art dramatique, mineure en musique). En ce moment, il pratique un autre art – l’agriculture – sur une ferme biologique en Ontario.

En écoute : Out the window

 

 

- Sylvester Maloney : de la pop-folk en innu

Sylvester Maloney Mestokosho n’en est pas à ses débuts. Le chanteur innu de la communauté d’Ekuanitshit a déjà deux albums à son actif : un premier réalisé avec le groupe Uasheshkun, en 2005, et un second, solo, sorti en 2008. Selon sa fiche biographique, Sylvester préparerait un troisième disque, tout en apprenant les rudiments de la menuiserie.

En écoute : Anuk Katak

 

 

- Keith Whiteduck : le pianiste de Kitigan Zibi

Keith est un drôle d’oiseau. Il s’intéresse autant à la musique classique qu’à la pop-folk mélancolique et engagée, façon Lennon. Une palette musicale qui s’est élargie au fil de ses rencontres imaginaires avec Bach, Beethoven, Debussy, et qu’il a eu l’occasion de présenter sur de nombreuses scènes, au Canada et en Europe.

Il termine actuellement un baccalauréat en musique – majeure en piano, sous la direction de Charlene Biggs.

Vidéo : Anishinabe

 

 

En complément :

Notre nouvelle webradio sous le titre d'Autochtone.

Programmation du festival Innu Nikamu, du 31 juillet au 3 août. Pour son 30e anniversaire, les organisateurs ont invité quelques « gros noms » de la chanson québécoise, afin de provoquer un dialogue entre les musiciens autochtones et non autochtones.

Programmation de Présence autochtone, du 30 juillet au 5 août.

Article sur le mystère du chant de gorge (par le collègue Ralph  Boncy).

Le symposium « Quand le cinéma crée des ponts » organisé par le Wapikoni mobile, à l’occasion de son 10e anniversaire, du 30 juillet au 2 août.

Lien « insolite » : interdiction pour les artistes de porter des coiffes des Premières Nations lors de leurs concerts en Colombie-Britannique : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/07/25/002-festival-coiffes-premieresnations.shtml?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter