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Meklit : princesse afro d’Éthiopie

Par
Ralph Boncy

Meklit Hadero est née à Addis-Abeba. Elle a vécu aux États-Unis, notamment en Iowa, en Floride et dans l’État de New York, avant de faire des études en sciences politiques à l’Université de Yale et de s’installer à Oakland, en Californie. C’est là qu’elle a enregistré ce nouvel album tellement pertinent. Elle l’appelle We are alive, comme un credo, comme pour relever le défi d’exister.

Auteure et compositrice avec de la profondeur et du style, cette chanteuse éthiopienne crée une musique originale dans laquelle s’enchevêtrent le folk, le blues ainsi que deux octaves et demie et la génétique particulière de ses cordes vocales, croit-elle, caractéristiques de l’Afrique de l’Est.

Entourée d’un trio de musiciens formidables, tous formés à la grande école du jazz (Sam Bevan à la contrebasse, Lorca Hart à la batterie et le singulier Darren Johnston à la trompette), Hadero verse dans une espèce de soul feutré, minimaliste et très organique. Elle joue de la guitare à cordes de nylon et de l’orgue Farfisa, mais on entend par-ci par-là de la scie musicale, des vieux claviers Casio et du tupan, ce fameux tambour bulgare.

Fascinée par la technologie, l’écho des étoiles, l’écoulement du temps et l’humanité dans son ensemble, Meklit écrit Waiting for the earthquake, Slow et Far away. Puis elle salue Duke et Billy Strayhorn à Harlem et fait complètement sienne Bring on the night, un titre nocturne des années 70 qui porte la signature de Sting et The Police.

En plus d’avoir enregistré des éléments de son troisième disque dans son pays natal, l’artiste s’implique parallèlement dans The Nile project, une aventure qu’elle a initiée en 2011 et qui rassemble des musiciens de tout le bassin du Nil.