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Éternelle Billie

Par
Stanley Péan

Décédée le 17 juillet 1959 à l’âge de 44 ans, au terme d’une vie marquée par les violences dont elle a été victime et par ses propres abus, celle que son ami le saxophoniste Lester Young surnommait Lady Day s’impose vite comme l’une des plus illustres icônes du jazz. Inspirée par son idole Louis Armstrong, Eleanora Fagan (de son véritable nom) ne se contente pas de chanter les couplets et les refrains parfois légers, parfois tragiques qui constituent son répertoire hanté par l’esprit du blues : elle les incarne littéralement, les intègre dans sa chair et surtout dans sa voix, si souvent imitée – et pourtant inimitable.

Les Abbey Lincoln, Ernestine Anderson, Carmen McRae et autres Madeleine Peyroux se sont volontiers inscrites dans son sillage. D’autres œuvrant en dehors du jazz, les Diana Ross, Erykah Badu, Macy Gray, Amy Winehouse, etc., se sont aussi inspirées d’elle, de son phrasé et de son intelligence du texte. Mais comme l’écrivait le romancier et jazzophile Alain Gerber, « il y a deux types de chanteuses : Billie Holiday et toutes les autres! »

C’est à cette femme unique, qui a côtoyé les plus grands de son époque et dont la mémoire est sans cesse célébrée par tant de musiciens et musiciennes, que je consacrerai l’émission de ce mercredi 16 juillet. À cette occasion, j’aurai à mes côtés ma collègue Ariane Cipriani.