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James Ehnes : le mariage réussi du neuf et de l’ancien

Par
Frédéric Cardin

Chassé-croisé entre la Hongrie moderne et celle des origines

Bartók, dès le début de sa carrière, a exploré les folklores riches et variés de son pays d’origine ainsi que ceux des contrées voisines. Sa passion pour les rythmes asymétriques et les harmonies inusitées issues de la nuit des temps, et transportées de cordes et bouches à oreilles par les danses et chansons traditionnelles des petits villages est-européens, lui a ironiquement permis d’écrire des chefs-d’œuvre de la musique moderne.

La musique mélodiquement « piquante » de Bartók se laisse apprivoiser avec le temps et la curiosité. Mais quand on connaît l’enthousiasme du compositeur à proposer une sorte d’union inédite et libre d’entraves stylistiques entre le neuf et l’ancien, on devient vite fasciné par l’intelligence profonde de sa démarche et le succès de ses réalisations.

Verbunkos, extrait de Contrastes pour violon, piano et clarinette

concert

Audio


Sur cet album, le troisième de la série consacrée à la musique de chambre de Bartók, James Ehnes se joint à son compagnon musical des deux opus précédents, le pianiste Andrew Armstrong. Il est également accompagné par la violoniste Amy Schwartz Moretti et le superclarinettiste Michael Collins (pas de blague, il s’agit vraiment de l’un des grands virtuoses de notre époque).

Cordes sensibles

Tout ce beau monde nous offre des lectures sensibles et très vivantes des Contrastes pour violon, piano et clarinette, des Duos pour deux violons et de la Sonatine BB 102a, à l’origine pour piano seul mais ici transcrite pour violon et piano. Sous cette forme rarement jouée, il s’agit d’une jolie découverte.

 

Frédéric Cardin