Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Au lendemain de la fête

Par
Stanley Péan

D’abord ce soir, prenant prétexte du passage de l’auteur-compositeur-interprète américain Billy Joel au Festival d’été de Québec, je me suis donné le défi de vous concocter une émission complète autour de ses chansons, de ses musiques, de son univers. Grand admirateur de Bill Evans, le célèbre créateur de Piano man n’a jamais osé prendre le risque du jazz – de son propre aveu, ce genre musical l’intimide --, mais il n’en a pas moins collaboré avec quelques figures marquantes de l’histoire de la note bleue (Ray Charles, Tony Bennett, Phil Woods). Qui plus est, de nombreuses chansons de Joel se sont imposées comme des standards.

Mardi, en soulignant simultanément les anniversaires du crooner, tromboniste et trompettiste Billy Eckstine [1914-1993] et du saxophoniste et fantaisiste Louis Jordan [1908-1975], qui ont tous deux vu le jour un 8 juillet, ce sont des années riches de l’histoire du jazz que nous revisiterons. Et pour la peine, j’ai convié à cette bamboula les prestigieux collègues et contemporains de nos deux jubilaires posthumes : Louis Armstrong, Nat King Cole, Ella Fitzgerald, Dizzy Gillespie, Charlie Parker et tellement d’autres.

Sans doute, l’ambiance résolument jubilatoire qui régnait ces jours derniers au cœur de la métropole québécoise a eu une profonde influence sur moi. À mon sens, ceci pourrait expliquer que j’aie choisi d’échafauder la programmation de mercredi autour du classique chilien de Violeta Parra, Gracias a la vida, qu’elle a paradoxalement enregistré un an avant de se donner la mort en 1967. Nonobstant ce triste coup de théâtre, j’ai retenu deux relectures de cette chanson : celles d’Amanda Martinez et de la formation allemande Quadro Nuevo. Entre celles-ci s’enfileront de nombreuses chansons et musiques qui nous incitent à dire à la vie merci.

Jeudi, je vous proposerai comme de coutume mon survol hebdomadaire de l’actualité du jazz sur scène comme sur disque et vous inciterai notamment à prêter l’oreille aux récents disques de Malika Tyrolien, de Joshua Redman, de Jason Paul Curtis mais surtout à l’album It’s a good day, le dernier-né de Cyrille Aimée Daudel (Prix Sarah-Vaughan 2012), dont l’artiste franco-dominicaine nous a donné un substantiel avant-goût à son concert du 29 juin dernier au Festival international de jazz de Montréal. Et pour dresser avec moi un bilan de la 35e édition de l’événement, Claude Thibault du site Sortiesjazznights.com sera mon invité.

Hier soir, malgré les sirènes des camions de pompier et des ambulances qui ont bien failli noyer leur musique, la pianiste Emie R. Roussel, ses musiciens et ses invités ont procuré de bien beaux émois jazzistiques à la foule massée au pied de la Scène CBC/Radio-Canada pour les écouter. Et puisqu’une équipe d’ICI Musique sous la direction de la réalisatrice Marie-Claude Sénécal était sur place pour capter ce happening, je pourrai vous faire partager ces émois par la diffusion du concert. Un rendez-vous à ne pas manquer, il va sans dire.