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Un pèlerinage Bach avec deux grands interprètes 

La version retenue est celle gravée en 1958 par le mythique pianiste, compositeur et pédagogue russe Samuel Feinberg (1890-1962). La pianiste Tatiana Nikolaïeva disait que chaque sonate composée par Feinberg représentait « un poème de vie »; on peut en dire autant de ses interprétations qui font montre d’une imagination sonore sans limites.

Le Clavier bien tempéré
Alors que notre époque admire le Clavier bien Tempéré comme un monument de science musicale et une autre grande manifestation du génie créateur de Bach, on s’imagine mal aujourd’hui quel défi technique cette collection de pièces a pu présenter aux musiciens du 18e siècle. Bach y part littéralement à la conquête des touches chromatiques (notes noires du piano) obligeant les musiciens à former leurs mains à de nouvelles positions jugées alors très inconfortables; pouces et petits doigts souvent instables sur les notes noires. La lecture même de ces partitions causait certainement (et cause encore) des maux de têtes aux musiciens qui en font l’apprentissage. On sait que Christian Neefe, le premier professeur de Beethoven, obligeait son jeune élève à jouer tout le recueil au piano et sans doute à l’orgue. Felix Mendelssohn, Paul Hindemith et Dimitri Chostakovitch écriront des préludes et fugues en rendant hommage au Clavier bien tempéré.  

Les Six Concertos brandebourgeois, l’Art de la fugue
Cette audition s’accompagnera d’une intégrale des Concertos brandebourgeois et d’autres œuvres de Bach dont quelques contrepoints de l’Art de la fugue et la Cantate BWV 56 (avec alors le tout jeune baryton Dietrich Fischer-Dieskau). Ces œuvres seront dirigées par Karl Ristenpart (1900-1967), un musicien aujourd’hui oublié mais qui joua un rôle considérable dans l’évolution de l’interprétation de la musique de Bach telle qu’elle se pratique aujourd’hui.

C’est dans un Berlin en ruine que Ristenpart, peu compromis avec les nazis, entreprend en 1947, pour la Radio du secteur américain (RIAS), une intégrale des cantates de Bach. Ce projet est en partie abandonné puisqu’en 1953, Ristenpart accepte les offres de la Radiodiffusion Sarroise pour y fonder et diriger un orchestre de chambre, le célèbre Orchestre de chambre de la Sarre, qui se produira notamment avec de grands solistes français comme le flûtiste Jean-Pierre Rampal et le trompettiste Maurice André et ce, jusqu’à la mort de Ristenpart.

Tous les dimanche de juillet aux Carnets d’Alain Lefèvre de 10h à midi.

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