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La trompette inspirante d’Ambrose Akinmusire

Par
Frédéric Cardin

La trompette-peintre 

Akinmusire construit chaque pièce de son album de manière somme toute assez classique, telle une architecture équilibrée où l’on sent l’évolution du discours à partir d’une introduction qui mène à un développement, lui-même bouclé par une conclusion. Le trompettiste insuffle à chacune de ses petites constructions ici de la couleur, là de la lumière, ailleurs des nuances chromatiques ou plutôt ombragées. 

De la Bible à la rue

Son inspiration s’enracine dans diverses sources : la Bible (J.E. Nilmah – Ecclesiastes 6 :10), l’art visuel (The beauty of dissolving portraits), la politique et la société (Rollcall for those absent, qui assied la voix d’une enfant récitant des noms de jeunes hommes noirs morts violemment aux États-Unis, dont Trayvon Martin, abattu par un « milicien » de rue en Floride en 2012). La musique d’Akinmusire oscille entre poésie sonore suggestive, teintée de spiritualité, et modernisme expressionniste.

Le violoncelle, mieux que la trompette

Dans une entrevue à une journaliste française, Akinmusire avouait préférer le violoncelle à la trompette et avoir besoin de solitude pour mieux composer, activité qu’il affectionne particulièrement. Des études de piano dès l’âge de 4 ans finissent de mettre le doigt sur la personnalité de ce fils d’un père nigérian et d’une mère mississippienne : il a tout du compositeur contemporain de musique de chambre, auquel on ajoute une sensibilité tout afro-américaine.

Un croisement inspirant.

Ambrose Akinmusire parle de son nouvel album The imagined savior is easier to paint (sous-titré en français):

 

Frédéric Cardin