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Indien, de Clément Jacques : s’installer dans le son du Lac

Par
Ariane Cipriani

Clément Jacques a d’abord fait parler de lui avec un EP en anglais, Consumed and guilty, en 2009. Il a ensuite choisi de chanter dans sa langue maternelle sur le folk et intimiste Maréographe, en 2011, et on s’en réjouissait. Avec son nouvel album, Indien, le chanteur saguenéen plonge dans un rock lourd très électrique. Le son du Lac, ça lui va bien!

Les nouvelles pièces, chargées, ont la bonne influence du rock des années 90, plus précisément  le grunge râpeux et le stoner rock au tempo lent. Ajoutez à cela de solides solos de guitare et beaucoup de distorsion pour un résultat puissant et cohérent. Comme à son habitude, Clément Jacques manie presque tous les instruments de cet album enregistré au fond des bois du parc des Laurentides.

Fidèle à lui-même, Clément Jacques dévoile des chansons d’amour, de quête et de désir écrites au « je ». Sa voix, toujours aussi vaporeuse, se fait moins formatée et cette simplicité nouvelle est bienvenue. Mention spéciale à l’imposante chanson-titre qui détonne agréablement avec sa rythmique et son chant autochtone. Sur cette chanson se pose le discours de Waldo Ahumada, un homme rencontré par hasard, dont le timbre de voix envoûtant a tout de suite charmé Clément Jacques.

Les deux premiers albums, plus acoustiques, avaient une certaine légèreté. Coréalisé par Greg Bonnier, Indien, est un album nocturne qui promet une belle éclosion sur scène.