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Ludovic Alarie, entre intimité et envolées orchestrales

Par
Claudia Beaumont

Le jeune auteur-compositeur-interprète Ludovic Alarie ne s’est assurément pas gavé aux 40 premières places du palmarès dans les dernières années. À 20 ans, l’agile musicien lance un premier album loin d’être bêtement traditionnel. Fini le temps des cours en musique classique à l’École Vincent-d’Indy ou des études à Concordia, place à l’artiste qui émerge.

Un artisan de la mélodieLudovic Alarie aime les choses délicates, et les arrangements de son disque en sont bien la preuve. C’est fin, subtil et tout en retenue. On sent qu’il a pris soin de peaufiner chaque détail. L’ajout d’instruments à vent ou de cordes dans la formation traditionnelle rock (batterie, basse, guitare) apporte beaucoup. Certains titres comme Grand mal ou De passage deviennent soudainement plus solennels. Les sonorités nous font penser à des groupes comme Bell orchestre ou Patrick Watson, qu’on trouve d’ailleurs sur Rester muet.

Un disque qui respire
C’est Warren C. Spicer du groupe Plants and Animals qui signe la réalisation de l’album, et ça paraît. De la pop comme ça, doucement mélancolique, doit respirer. L’équilibre entre la voix susurrée de Ludovic Alarie et les guitares planantes a été respecté. Ce qui laisse une belle place aux textes, très personnels. Un bémol, quand même : on aurait aimé un peu plus d’excès, à l’occasion, une touche plus mordante.