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Mac DeMarco roi troublant de la contre-culture

Par
Alexandre Courteau

Le Canadien Mac DeMarco, véritable icône de la contre-culture, nous trouble de nouveau avec un deuxième album aussi intéressant que tordu.

Mac DeMarco est né à Edmonton. À la tête d’un groupe de Vancouver de 2008 à 2010 (Makeout Videotape), l’artiste s’établit à Montréal en 2011 et commence à faire de la musique sous son propre nom. Personnage étrange, ébranlant sur tous les plans (voir ses clips) Mac DeMarco est l’incarnation parfaite du malaise. Il est le contraire d’artistes comme Rihanna, où tout est contrôlé. Il semble ne porter aucune attention à son image. Il est toujours vêtu d’une casquette usée, de chemises à carreaux sans aucun signe distinctif (peut-on le ranger dans le normcore?), d’un jeans ordinaire, et il affiche sans gêne un bon trou entre les palettes. C’est l’antihéros parfait, l’enfant dérangeant de la famille.

Une grande gorgée de spleen
Salad days nous propose un rock lo-fi volontairement vague à la frontière du psychédélisme. Les guitares sont justes, mais leur traitement sonore nous donne l’impression qu’elles sont fausses ou floues. C’est le grand talent de Mac DeMarco, qui cultive l’étrangeté. Nouveauté, l’artiste utilise des claviers qui amplifient à merveille la mélancolie déjà inhérente à ses chansons. Est-ce ironique? Comme Mac DeMarco est un grand pince-sans-rire, qui adore l’ambiguïté, c’est difficile à dire. Mais c’est justement sa grande force et son originalité.