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In flames de Kandle: la belle noirceur

Par
Ariane Cipriani

La jeune femme de 23 ans est l’attraction de l’heure. Mais ne vous méprenez pas : au-delà du look sixtiesmille fois reproduit à la Nancy Sinatra, il y a une musicienne mature et talentueuse, douée pour les mélodies et les refrains accrocheurs.

Native de Vancouver, on croirait plutôt qu’elle arrive de chez nos voisins du sud avec ce son aussi électrique que terreux.
Kandle ne réinvente pas le genre, et c’est très bien comme ça : des couches de guitare, beaucoup de reverb, une touche de country et de blues, la voix éthérée juste ce qu’il faut, une sombre ferveur en 4/4. Cette noirceur, on la trouve aussi dans le verbe direct et le regard grave de Kandle. Gare à celui qui croise le chemin de son envoûtement.

In flames a déjà la qualité de nous accrocher à la première écoute : So bad, Demon (agréable soupçon de soul), Control me et Oh great ont une énergie et une signature musicale déjà très précises. L’album s’adoucit en finale, faisant place à de funestes et amples ballades comme Sweet dreams ou la chanson titre.

De la composition à la réalisation, tout se tient parfaitement. In flames a été conçu en collaboration avec le guitariste Sam Goldberg de Broken Social Scene, déjà présent sur l’EP. Il se partage la réalisation avec le père, Neil Osborne, vétéran rock du groupe 54-40 (ne vous demandez pas qui a veillé à la bonne éducation musicale de la jolie). In flames bénéficie aussi de collaborateurs notables tels d’Andrew Whiteman, deCœur de pirate, d’Emmanuel Ethier et de Sam Roberts.